Mavericks

Mark Cuban, Dirk Nowitzki, un avion et 200 millions dans la soute : ça commence comme un western mais à la fin c’est Luka Doncic qui se gave

Mark Cuban

Business is business.

Source image : Montage TrashTalk via YouTube

Il fait maintenant le bonheur des Mavericks depuis trois saisons, Luka Doncic sera agent libre dès l’été prochain. Une alerte à surligner en gras pour le front office de Dallas qui doit s’empresser de prolonger son prodige slovène. Tant mieux puisqu’aux dernières nouvelles, toute la délégation texane a atterrit à Ljubljana pour y faire autre chose que du tourisme. On débrief.

C’est le genre d’implication qu’un joueur aime ressentir à son égard : Summer League ou pas, Mark Cuban, Dirk Nowitzki, Jason Kidd, le General Manager Nico Harrison et son assistant Michael Finley ont pris l’avion pour Ljubljana. L’objectif ? Rencontrer le clan Doncic et finaliser un contrat supermax extension de plus de 200 millions de dollars, un an avant que le prodige slovène ne puisse quitter le navire pour un voilier plus attrayant. Qui dit déplacement de tout une délégation dit négociations gérées d’une main de maître, car dans le cas contraire nous assisterions à l’un des plus gros râteaux de l’histoire. Faire se déplacer la plus grosse légende de ta franchise, ton boss, le nouveau General Manager et une ancienne gloire de Dallas, pour finalement annoncer que tu préfères signer dans une écurie plus compétitive, on a connu des clubs supprimés pour bien moins que ça. Et puis, ce n’est vraiment pas le genre de Luka que de mettre des faux plans, lui qui – en dehors du terrain – paraît d’un calme olympien. On se souvient par exemple de la fois où il a dit « s’il vous plaît » à la cantinière de son lycée pour avoir un verre de jus d’orange, et aussi quand il ne s’est pas jeté sur les cacahuètes pendant un apéritif dans la Creuse. Non vraiment, c’est impossible qu’il ne prolonge pas.

Comme on croit en les vilaines coïncidences, dressons la liste d’activités que pourraient bien faire Mark Cuban et ses gars sur Ljubljana avec 200 millions de dollars. On sait que la tournée des pubs de la capitale coûte 19 euros par adulte, alors qu’est-ce qui nous prouve qu’ils ne sont pas simplement venus se mettre pompette et se faire 2 millions de potes en payant la tournée à tous les habitants de Slovénie ? Puis même en faisant ça, il resterait encore 162 millions à claquer. Comme pour tout bon lendemain de cuite, le kebab s’impose et l’on retire 4×6 euros à la cagnotte, qui statue désormais à 161.999.978 millions d’euros. Une soirée souvenir monumentale et la peau du ventre bien tendue, Mark, Dirk, Nico et Michael prennent la direction de la Mairie de Ljubljana où ils changent chacun de nom pour D’Artagnan, Aramis, Athos et Porthos. Ils pouffent de rire, puis se rendent compte que c’est nul, regrettent, et demandent le changement inverse. Seul problème, la secrétaire s’est trompée dans la réattribution des noms initiaux et Mark Nowitzki – furieux de la situation – s’embrouille avec Dirk Finley.

Soucieux de faire oublier les galères, Michael Cuban croit bien faire en sortant l’annuaire pour trouver le numéro de la famille Doncic : « Bonjour monsieur Doncic, c’est Michael Cuba… oui ce serait pour prolonger votre fils pour 161 millions sur 5 ans, oui parfait, oui d’accord, oui, oui. ». S’ensuit alors un grand blanc lors duquel le papa dicte ses conditions, puis Michael raccroche et beugle « YES, on a les droits ! ». Le numéro n’était pas le bon, du moins pas celui de la bonne famille Doncic, et tous les observateurs s’étonnent alors de la signature de Bogumir Doncic, 26 ans pour 1m69, boulanger diplômé dans la mécanique. Trop honteux pour assumer leur erreur, les Mavericks passeront trois ans avec Bogumir sur le poste 1, pour des moyennes de 3,6 points, 1,2 rebond et 1,7 assist à 37% au tir dont 11% du parking. Cerise sur le gâteau pour ce bonhomme plutôt bien en chair, les Kings le repêchent à l’été 2024 pour un contrat au salaire minimum.

C’était la pièce maîtresse d’une Free Agency rudement bien chargée, les Mavericks semblent se diriger vers la prolongation imminente de Luka Doncic. Il ne faudrait tout de même pas oublier qu’un effectif se compose d’une dizaine de joueurs, mais si Luka continue, c’est qu’il y a eu des messes basses.

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