Draft NBA

Lottery picks et bon tirage à la Draft : historiquement, comment ces franchises se débrouillent-elles on the clock ?

Lottery numéro 28 juin 2020

L’occasion parfaite pour rappeler que le dernier MVP des Finales est un pick 15.

Source image : Youtube

L’heure du choix se rapproche pour les franchises alors que nous sommes à une semaine de la Draft NBA. Qui choisir ? Comment éviter de tomber sur le bust de la cuvée ? Ce sont des questions qui n’ont malheureusement pas de réponses fiables mais les plus superstitieux pourront peut-être miser sur leur bonne étoile. Cette année, on a décidé d’aller fouiller dans les archives de chaque équipe. Objectif : voir si le numéro du pick récupéré à la Lottery leur a porté chance dans le passé. On ne ressort que des noms, n’allez pas dire qu’on porte la poisse !

Detroit Pistons (Pick 1)

Les experts et les insiders sont plutôt unanimes par rapport au futur choix des Pistons : c’est Cade Cunningham qui devrait être le premier à serrer la main d’Adam Silver et donc rejoindre Motor City le 29 juillet prochain. Si les fans peuvent déjà se réjouir, c’est qu’ils n’ont pas souvent connu cette situation par le passé. Dans leur histoire, les Pistons n’ont récupéré le first pick qu’à deux reprises en 71 ans d’existence (et même 73 si on compte la BAA) ! Jimmy Walker fut le premier en 1967 et son bilan fut plutôt mitigé malgré deux participations au All-Star Game et quelques bonnes saisons. En revanche, rien à dire sur Bob Lanier, Hall of Famer en puissance, leader de Detroit pendant près de dix ans et qui a son numéro bien au chaud en haut de la Little Caesars Arena. Si Cunningham (ou un autre) doit suivre un modèle pour réussir dans cette franchise, c’est bien celui-ci.

Capacité à bien choisir avec le pick 1 : vous avez le I.Q. de Chauncey Billups mais attention à ne pas trop vous la péter. Une simple erreur peut vite vous remettre au niveau de Reggie Jackson. 

Houston Rockets (Pick 2)

Houston a tout fait pour récupérer du lourd à cette Draft et ils ne s’en sortent pas si mal avec ce second choix. On les dit intéressés à l’idée de convaincre Detroit pour Cunningham mais les pensionnaires du Toyota Center vont devoir se faire une raison. On ne sait pas qui d’Evan Mobley ou Jalen Green portera l’uniforme rouge mais ils partiront avec un numéro de pick bien spécial dans le cœur des fans. Le second choix n’est tombé qu’une seule fois dans la poche des Rockets dans l’histoire et ils ont choisi… Rudy Tomjanovich ! On part encore sur du lourd avec un joueur cinq fois All-Star, qui a joué toute sa carrière au club (avec maillot retiré évidemment) avant de passer de l’autre côté du banc pour… remporter deux titres en tant que coach. On ne sait pas si Mobley et Green sont des amis de la petite palette mais on tient peut-être le futur coach de Houston pour 2045.

Capacité à bien choisir avec le pick 2 : le jeu des écrans offre un spot parfait à Hakeem Olajuwon pour rentrer le tir de la gagne, la défense s’adapte mais oublie Robert Horry dans le coin. Tout était bien ficelé, comme un système de Rudy T. 

Cleveland Cavaliers (Pick 3)

On part sur des habitués de la Lottery et des picks haut placés avec nos copains les Cavs. Depuis 2010, Cleveland a pioché dans le Top 5 à… 8 reprises (en comptant cette année) ! Alors certes, il n’y a pas toujours la qualité à l’arrivée (hello Anthony Bennett) mais on ne peut pas dire qu’ils ont manqué de jeunes pépites à faire exploser. Et le pick 3 alors ? Étonnamment, il n’y en a pas depuis un petit bout de temps, il faut remonter à 1972 ! Et ouais, encore les shorts courts et les matchs en basse def’. L’heureux élu s’appelle Dwight Davis et si son nom ne parle pas aux fans, c’est que son passage n’a pas été si fameux que ça. Trois petites saisons, le temps de compiler 10 points et 7 rebonds de moyenne avant un trade à Golden State où il ne fera clairement pas mieux. Triste pick et triste carrière pour celui qui a dû arrêter à 27 ans à cause d’une grosse blessure au quadriceps. Pas le genre d’histoire à raconter aux gamins qui entrent au centre de formation.

Capacité à bien choisir avec le pick 3 : vous trouvez une note dans votre casier : « coach, je sais comment booster le groupe et les faire planer jusqu’au sommet, laissez-moi faire ». Confiant, vous vous dîtes que King James a pris les choses en main. Le lendemain, vous découvrez que le mot est de J.R. Smith et le mot planer devient tout de suite plus clair.

Toronto Raptors (Pick 4)

Les Raptors n’avaient pas manqué les Playoffs depuis 2013 et la chance leur a souri à la Lottery. Détenteurs du quatrième pick, ils vont pouvoir renforcer un groupe qui a déjà belle allure et plusieurs profils peuvent aider Nick Nurse et les siens à repartir de l’avant. Le quatrième choix, c’est un numéro spécial dans l’Ontario et pour cause, il a permis de récupérer deux des meilleurs joueurs de l’histoire de la franchise ! Le cas le plus célèbre est évidemment Chris Bosh pour la Draft 2003 mais il ne faut pas oublier qu’ils avaient choisi Antawn Jamison en 1998 et qu’il fut échangé immédiatement contre… Vince Carter ! Jalen Suggs (s’il est pris) est prévenu, il arrive après du beau monde et les deux autres ont laissé un souvenir impérissable du côté du Air Canada Center. Reste à voir si le rookie saura en faire de même à la Scotiabank Arena.

Capacité à bien choisir avec le pick 4 : vous connaissez la définition d’un bon dunk ? Il est surpuissant, esthétique et sur la bouille d’un pauvre diable. Vous avez le meilleur dunkeur all-time dans votre équipe, et le jury vous offre un joli 10 pour cette prestation. 

Orlando Magic (Pick 5 et 8)

Orlando a activé le mode rebuild et il va falloir oublier les Playoffs pour un moment du côté de la Floride. Pour ses débuts en tant que head coach, Jamahl Mosley va donc avoir des jeunes sous sa garde, beaucoup de jeunes et il va encore en récupérer deux de plus d’ici le 29 juillet. Avec les picks 5 et 8, la bande à Mickey s’en sort pas mal mais ils vont rater la tranche haute de la cuvée et les talents les plus impressionnants « sur le papier ». Dur de savoir si le Magic cherchera à monter dans l’ordre d’appel mais, en attendant, on constate que le cinquième choix a débarqué deux fois à Disney. En 2000, on avait visé plutôt juste avec Mike Miller, qui avait fini Rookie de l’année. En 2015, par contre, c’est la soupe à la grimace avec le flop Mario Hezonja, qui n’aura jamais confirmé les espoirs placés en lui… Dommage quand on sait que Myles Turner ou Devin Booker étaient encore dispos. Pour le numéro 8, rien à signaler car c’est tout simplement… une première.

Capacité à bien choisir avec le pick 5 : ouais c’est pas brillant tout ça, toujours bien placé mais jamais gagnant. On dirait que le côté clutch de Nick Anderson traîne toujours dans les couloirs de l’Amway Center.

Oklahoma City Thunder (Pick 6)

Heureusement qu’on n’a pas à refaire la liste de toutes les bouboules récupérées par Sam Presti. On va voir beaucoup de bleu ciel dans les prochaines cuvées, préparez-vous. Pour le moment, on va se contenter d’un simple choix et ça tombe bien, le numéro 6 a déjà été sélectionné 4 fois par… les Sonics, l’ancêtre du Thunder ! À trois reprises, cela s’est avéré être un choix plutôt mauvais voire anecdotique mais il y a aussi eu le cas Fred Brown. Excellent shooteur, sixième homme de luxe, meilleur scoreur de l’histoire de la franchise sur un match (58 points), il est également second au nombre des points inscrits sous le maillot des Sonics et il fut un élément important du seul titre acquis en NBA (1979). 13 saisons du côté de Seattle avant de voir son maillot retiré : on a vu pire comme décision.

Capacité à bien choisir avec le pick 6 : quand tu tentes une interception à 2K, soit tu piques la gonfle et c’est 2 pts faciles en contre-attaque soit tu laisses un trou béant dans ta défense. On espère que vous avez choisi un profil à la Gary Payton sinon vous risquez de prendre très cher à chaque match. 

Golden State Warriors (Pick 7 et 14)

Si on nous avait dit il y a deux ans que Golden State aurait deux picks dans le Top 14 (non, pas le rugby), on aurait sans doute halluciné. Les blessures sont passées par là et l’ogre se remet tout doucement sur les rails, avec Klay Thompson qui devrait bientôt retrouver son acolyte préféré. En attendant, il y a une Draft à préparer et la Baie pourrait s’agiter grandement dans les prochains jours. Bob Myers n’a pas spécialement envie de développer des jeunes, il veut surtout offrir du renfort à son MVP. Les picks seront-ils envoyés ailleurs ou les Dubs vont-ils miser sur leur flair pour piocher les profils qui aideront la franchise à revenir sur le devant de la scène ? Petit élément qui pourrait plaire aux fans : Steph Curry et Chris Mullin ont été choisis en 7 et Tim Hardaway en 14. Mauvaise nouvelle : plusieurs échecs cuisants comme Barry Kramer ou Bob Portman. Reste encore l’hypothèse intermédiaire avec Harrison Barnes ou Troy Murphy. Beaucoup d’options mais un sacré gap entre chacune.

Capacité à bien choisir avec les picks 7 et 14 : il te reste un système dans le match et tu laisses le hasard pour savoir qui va le dessiner. D’un côté, tu ne jures que par Steve Kerr mais, d’un autre côté, tu risques de tomber sur Luke Walton… Est-ce que la meilleure solution ne serait pas de se contenter d’un simple Alvin Gentry ?

Sacramento Kings (Pick 9)

Les saisons se suivent et se ressemblent pour les Kings. Encore une fois, les Playoffs ont été visés et, encore une fois, ils n’ont pas été atteints. Aucun fan né après 2006 ne connaît donc l’odeur de la postseason et ça commence à dater. Est-ce que ce pick 9 peut aider à combler la différence avec les autres équipes ? S’ils partent sur un Otis Thorpe, pourquoi pas. Si, en revanche, ça finit sur un Nate Bowman, ça risque d’être moins fun à voir (champion avec les Knicks mais une réputation pas très flatteuse : il était nommé Nate the Snake non, aucun lien de parenté avec un ailier du côté de Brooklyn – et a participé à une célèbre baston du côté d’Atlanta). Il y a aussi le cas de Mel Daniels qui avait été sélectionné et qui a préféré jouer dans la Ligue concurrente (ABA). Bof bof hein… ?

Capacité à bien choisir avec le pick 9 : à peu près comme voir Buddy Hield tenter un tir en match. Ça peut te souffler comme te faire t’arracher les cheveux. À ce stade, mieux vaut éviter de se prononcer. 

New Orleans Pelicans (Pick 10)

Un moustachu dégagé au bout d’une année, un Zion pas très content dans le Bayou, un Lonzo Ball qui est envoyé aux quatre coins du pays par les rumeurs. Les Pels n’étaient pas censés devenir une success story cette saison ? Dur de voir très clair dans le projet des dirigeants dans les prochains mois, même si on entend que des vétérans chevronnés sont espérés (cf. Kyle Lowry). Dans ces conditions, on va peut-être envisager doucement l’hypothèse de voir ce pick dégager pour faire venir de l’expérience. Si David Griffin opte pour une tactique moins agressive, il lui faudra avoir du flair pour choisir le bon renfort dans une cuvée qu’on annonce prometteuse. Peut-il faire mieux qu’un Austin Rivers (10ème en 2012) ? Ça pourrait être meilleur, ça pourrait être pire, on verra bien.

Capacité à bien choisir avec le pick 10 : aucune inspiration, à peu près comme Eric Bledsoe. 

Charlotte Hornets (Pick 11)

Une équipe qui fait plaisir à suivre, un rookie qui donne l’impression de tout voir sur le parquet et des commentateurs qui t’ambiancent à mort : c’est sympa la Caroline du Nord. MJ peut être fier de ses ouailles mais la prochaine étape consiste à retrouver les Playoffs, une compétition plus jouée depuis 2016. En 20 ans, c’est encore pire avec seulement cinq qualifications pour la postseason. Ils réussiront peut-être cette fois-ci mais encore faut-il faire les bons choix sur cette intersaison. Ne pas conserver un pick 11 comme Shai Gilgeous-Alexander (2018), c’est un peu dommage, même si Miles Bridges (la contrepartie) a un potentiel intrigant. De même, choisir Malik Monk (2017) alors que Donovan Mitchell et Bam Adebayo ne sont pas loin derrière, ça risque de donner des regrets aux fans.

Capacité à bien choisir avec le pick 11 : (Si Miles Bridges fait aussi bien ou mieux que Shai) LaMelo Ball part en contre-attaque et envoie un lob d’école qui est conclu par un dunk de P.J Washington. 

(Si Miles Bridges ne tient pas la distance avec Shai) LaMelo Ball part en contre-attaque et envoie un lob d’école qui… est trop haut pour Devonte’ Graham. #Shaqtin’ a fool. 

San Antonio Spurs (Pick 12)

Quand on part sur un papier comme celui-ci, il faut espérer que les planètes s’alignent pour que chaque équipe ait eu le bon numéro dans le passé. Pas de bol, il y a souvent une franchise qui est là pour pourrir le concept et, forcément, il s’agit des Spurs. Désolé pour les fans de San Antonio mais l’équipe n’a jamais sélectionné en 12 à la Draft… Suivant !

Indiana Pacers (Pick 13)

On finit sur les Pacers et, promis, c’est pas à cause de la hype de la franchise. Nouveau coach cinq étoiles pour nos copains les fermiers et un effectif qui espère moins squatter l’infirmerie l’an prochain. Un peu comme New Orleans, ce n’est pas évident de décrypter le futur choix d’Indiana. Vont-ils vouloir récupérer un jeune ou plutôt inclure le pick dans un trade pour récupérer un joueur déjà référencé ? Mystère… 3 cas de 13ème choix dans l’histoire des Pacers : Dudley Bradley, Dale Davis et… Tyler Hansbrough. En bref : un profil défensif, un solide role player et une belle déception (surtout quand on pense à ses années universitaires à North Carolina).

Capacité à bien choisir avec le pick 13 : un solide role player qui devient une belle déception malgré des qualités défensives, on parlerait pas de Lance Stephenson là ? 

Voilà pour ce tour d’horizon des anciens picks de chaque franchise présente à la Lottery. Désolé pour ceux qui ont récupéré des mauvais souvenirs mais on a essayé de brasser large pour sortir les histoires les plus originales. L’occasion parfaite pour rappeler qu’un ordre de Draft ne représente jamais une garantie. Combien de Top 10 se sont vautrés ? Le dernier MVP des Finales est un pick 15, ne l’oublions pas !

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