Celtics

Boston Celtics, le bilan 2020-21 : une saison décevante puis le grand chambardement dans les bureaux, envoyez la suite !

Celtics 2 juillet 2021

Au centre Ime Udoka et Brad Stevens, les deux nouveaux hommes forts de la franchise de Boston.

Source image : YouTube

Quand on s’appelle Boston Celtics, l’excellence est de mise chaque saison. Après une finale de conférence abandonnée en septembre à un Heat surprenant, les Verts revenaient à la charge avec une ambition intacte et un duo de jeunes cracks attendu au tournant. Il y aura finalement eu du bon et… du bien moins bon, l’opus 2020-21 validant le niveau monstrueux de Jayson Tatum et Jaylen Brown mais amenant, surtout, un énorme chambardement il y a quelques semaines. Le virage est passé, envoyez la suite.

CE QUE TRASHTALK AVAIT ANNONCÉ

Une intersaison à la fois tranquille et… peu ambitieuse. Aaron Nesmith et Payton Pritchard qui débarquent à la Draft avec la promesse de filets qui crament, le départ de Gordon Hayward, les arrivées des sémillants Jeff Teague et Tristan Thompson, la prolongation de Jayson Tatum pour 5 ans et quasi 200 millions, Tacko Fall qui repart en two-way contract et Evan Turner qui débarque en tant qu’assistant-coach, ça c’est pour le fun. Des interrogations autour de la raquette, de l’état du genou de Kemba Walker, et globalement peu de folie mais la garantie tout de même de faire, au moins, une belle régulière. Tellement de garanties d’ailleurs qu’on voyait carrément les Celtics gagner 48 matchs et finir deuxièmes à l’Est, comme quoi, parfois, le train-train n’a pas forcément du bon.

CE QU’IL S’EST VRAIMENT PASSÉ

Bonne nouvelle, la saison commence comme dans un rêve avec un duo Jaylen Brown / Jayson Tatum à 63 pions et un game winner du second nommé lors de l’opening night, dans les gencives de Giannis Antetokounmpo pour ne rien gâcher. Un début d’exercice satisfaisant avec, pêle-mêle, une grosse win le 29 décembre dans l’Indiana, une autre le 30 face à Memphis grâce à 42 points de Jaylen Brown, à 15/21 au tir hein, un gros game de Jayson Tatum le 3 janvier à Detroit, 40 pions du même Tatum deux jours plus tard à Tampa, un game winner du nouveau héros local Payton Pritchard et même une sortie remarquée de Tacko Fall le 8, ponctuée par une crêpe sauce sénégalaise sur Russell Westbrook. Tout va bien en Bostonie, cinq victoires de suite alors on a la banane, 8-3 c’est le bilan, mais vous imaginez bien que les problèmes vont arriver sinon c’est pas drôle. Ces problèmes ? Ils sont directement en lien avec le retour de Kemba Walker, faîtes-en ce que vous en voulez, car au retour de Cardiac Kemba… les C’s en prennent 30 chez eux contre les Knicks, les C’s ne sont pas bons, et les Knicks perdent cinq fois en sept matchs, bilan sauvé par deux victoires heureuses face aux terribles Cavs et aux affolants Bulls.

Le 24 janvier Jaylen Brown explose un record de rapidité en claquant 33 points en 19 minutes contre Cleveland, alors que Kemba ne décolle toujours pas, alors que Marcus Smart se cartonne le mollet et prend congé pour deux semaines. Et si les Warriors et les Clippers sont battus en février au cœur d’un roadtrip difficile à l’Ouest, si Kemba Walker retrouve ses skills le temps d’un soir face aux Pacers, une série de dix défaites en quinze matchs laisse les C’s avec un bilan négatif au matin du mois de mars, avec un Jayson Tatum qui avoue encore ressentir les effets du COVID, ça doit être pour ça alors. Alleluia, au printemps le Trèfle reverdit, logique même si on n’a pas forcément de diplôme de botaniste. Jay et Jay sont tous deux All-Stars et c’est mérité au moins pour le plus Marron des deux, les Wizards sont battus grâce à la clutchitude de Jayson Tatum, les Clippers et les Raptors passent à la moulinette des soldats de Brad Stevens (on en place une pour la belle petite saison de Robert Williams III), ça commence à aller mieux avec cinq victoires en six matchs et le retour de Marcus Smart mais, rebelote, nouvelle série de défaite qui débarque dont une belle cagade face aux Kings.

Ding ding ding c’est l’heure de la trade deadline.

Au revoir Daniel Theis, Brad Wanamaker et Jeff Teague, hello Evan Fournier et Luke Kornet, youpi, et on sent alors un vent de fraîcheur dans le Massachussetts, quelque chose nous dit… que ça ne va pas durer. Grosse win contre les Bucks avec un gros Tatum, débuts difficiles pour Evan Fournier avec un 0/10 dérangeant mais beaucoup moins lorsqu’il claque 23 points à 7/11 du parking trois jours plus tard, malheureusement le protocole COVID est de retour et Vavane se retrouve de nouveau enfermé. Jayson Tatum danse avec les Loups en plantant son career high sur les Wolves (53 points), les C’s explosent Denver dans un dernier quart mythique (40-8), Jayson Tatum encore lui remporte son duel avec Damian Lillard, son acolyte Jean-Lin Marron y va le 11 avril de son 40 pions à 17/20 face à l’équipe G des Lakers, tiens, y’a Jabari Parker qui débarque, Jayson Tatum toujours lui gagne la bagarre avec Steph Curry le 17 (47 points pour le Chef, 44 et la win pour Tat’), et ça fait donc six victoires de suite entre le 8 et le 18 avril, on res-pire. Brad Stevens refuse alors une grosse offre venue de NCAA, on sait maintenant pourquoi, le 27 les Verts se mangent la défaite la plus honteuse de la saison face au Thunder de Rambouillet, trois jours plus tard Jayson Tatum en claque… SOIXANTE contre les Spurs, remballez vos records et vos moustaches des années 80, là on ne respire plus-du-tout.

Le 2 mai les Jay Brothers se rentrent dedans en plein match dans une défaite face au Heat, le 5 Vavane est de retour depuis un moment mais passe cette fois-ci faire la bise à son ancien public et repart avec la victoire et pleins de sourire, mais une semaine plus tard c’est le choc puisque l’on se prend en pleine gueule la fin de saison officielle de… Jaylen Brown, victime d’une rupture d’un ligament du poignet droit. Ca grimace à mort au TD Garden avec cinq défaites en six matchs pour finir la régulière, Kevin Love se permet de se taper un revival 2012 avec 30 points et 15 rebonds sur la air defense de Boston et au final c’est la septième place qui accueille le squad de Brad Stevens, une septième place synonyme de play-in tournament face aux… Wizards. Un play-in maitrisé notamment grâce à l’immense coup de chaud – un de plus – de Jayson Tatum (50 pions), qui rééditera sa performance au Game 3 du premier tour face à des Nets trop outillés pour laisser plus qu’un match aux C’s sur la série. 4-1 Brooklyn, logique respectée, bonne vacances et pour certains, ne prenez pas de billet retour.

L’IMAGE DE LA SAISON

Evan Fournier 6 mai 2021

On s’attendait à un départ d’Evan Fournier à la trade deadline de mars, on s’attendait aussi à ce que les Celtics se renforcent, mais on ne s’attendait pas forcément à ce qu’Evan renforce les Celtics. Une arrivée pleine de hype mais retardée par le protocole COVID, deux premiers matchs bien compliqués puis un premier carnage… avant une petite quinzaine de jours à devoir rester cloitré à cause de ce que vous savez, encore. Le mois de mai de Vavane sera autrement plus solide avec quasiment 20 pions par match et une grosse présence défensive pour assurer la place des C’en play-in puis en Playoffs. Pas facile d’exister dans un roster où peu de joueurs savent passer la balle (Marcus Smart étant le « peu »), mais à quelques semaines de devenir free agent Evan a fait le taf pour attirer le chaland.

IL A CARTONNÉ : JAYLEN BROWN

Si Jayson Tatum a encore élevé son niveau de jeu à un level superstar après un début de saison gâché par le COVID, si les débuts de Vavane furent satisfaisants et si l’abattage d’un Robert Williams III nous a plu, Jaylen Brown est clairement LA satisfaction de la saison à Boston. Très rapidement parmi les candidats naturels se dégageant dans la course au trophée de MIP, Jaylen a ensuite disparu de ce ranking, tout simplement parce que c’est à un niveau… de MVP qu’il évoluait, on exagère à peine. 28 points de moyenne en décembre avec notamment 33 points en opener et une pointe à 42 pour fêter la fin de l’année civile face à Memphis, et encore 27 en janvier après un mois tout bonnement exceptionnel. 50/40/80 pour les pourcentages, et dans le ressenti c’est une véritable assurance tout risque qui se dégage, et des deux côtés du terrain s’il vous plait. 31 points à Detroit, 33 à Philly ou encore 42 contre Cleveland, le garçon est dans la forme de sa vie et verra son début d’exercice récompensé par une sélection méritée pour le All-Star Game. Léger coup de mou ensuite en février et mars (seulement 23 points par match, bouh la honte), mais en avril ça repart de plus belle avec, dans le désordre, 32 points face aux Knicks, 38 face à Charlotte, 39 à OKC ou encore 40 à Los Angeles lors d’une soirée record. Jaylen semble prêt pour en découdre en Playoffs mais, malheureusement, une blessure au poignet le brisera début mai dans son élan, l’obligeant à assister impuissant à la défaite des siens en Playoffs. Au final 24,7 points, 6 rebonds, 3,8 passes et 1,4 steal pour un jeune arrière qui a prouvé que non, les Celtics n’étaient pas l’équipe d’un seul joueur mais bien de deux. Et pas de trois d’ailleurs, magnifique transition avant le prochain paragraphe car, que voulez-vous, c’est un métier.

ON L’ATTENDAIT AU TAQUET, MAIS IL A FINI PAR PARTIR : KEMBA WALKER

Qu’il est difficile à apprivoiser ce poste de meneur de jeu à Boston? Passée la glorieuse époque Rajon Rondo, plusieurs s’y sont amusés, avant de, finalement, s’y casser les dents. Isaiah Thomas, héros un jour et quasiment banni le lendemain à cause d’une mode qui passe et de hanches qui grincent, son remplaçant Kyrie Irving, jamais vraiment intégré et qui finira par s’essuyer les pieds sur le logo quatre ans plus tard, et donc… Kemba Walker, arrivé en ville il y a deux ans et qui n’aura donc jamais réussi à imposer sa patte supersonique chez les Verts. Pas qu’il fut un horrible joueur de basket loin de là, mais sa saison II à Boston sera au final dans la même veine que la première, forte de quelques accélérations notables mais globalement décevante, démarrée avec un genou enflé et terminé avec des grosses sacoches envoyées en Playoffs face aux Nets. C’est con, Kembaba commençait à chauffer au mois de mai, mais deux mois plus tard c’est d’un ancien meneur de la maison dont on parle puisque la première décision de la version GM de Brad Stevens sera donc d’envoyer son ancien meneur dans l’Oklahoma, confirmant la thèse imaginée que Brady ne vivait pas forcément bien le fait d’avoir comme titulaire à la mène un mec qui tourne à moins de cinq passes par match. Un joueur à la carrière assez folle déjà, mais qui n’aura donc pas laissé une empreinte aussi folle sur la côte Est. See you soon Cardiac Kemba, t’as l’air d’être un mec sympa et c’est déjà pas mal.

LA SUITE

On ne s’y attendait pas forcément, pas aussi vite en tout cas, mais le couperet n’aura pas traîné pour tomber. Tremblement de terre le 2 juin dernier, Danny Ainge met fin à 18 ans de managérat en laissant sa place à… Brad Stevens, lui-même quittant un poste de coach qu’il tenait depuis huit saisons. Kemba Walker fait les frais de l’arrivée de Brad aux commandes en subissant les retombées de deux saisons compliquées et part direction OKC, Al Horford est de retour en ville pour jouer les darons, et quelques jours plus tard c’est le profil d’Ime Udoka qui est choisi pour redorer le blason vert. Jayson Tatum et Jaylen Brown sont locked in, Marcus Smart sera free agent dans un an et attend un signe, les jeunes sont intéressants mais pas non plus projetés comme des futurs All-Stars, bref il va falloir entourer au mieux les Jay Brothers cet été, en attendant de voir à l’œuvre l’ancien two-way player de luxe des Spurs et de… Vichy. Car oui, on termine ce paragraphe par cette info.

Un 36-36 qui rend certes hommage à Marcus Smart mais bien en deçà des attentes locales, et une défaite finalement logique au premier tour des Playoffs. Les Celtics nous avaient habitué à mieux, et il faudra relancer la machine très vite pour rester dans le peloton de tête à l’Est. Nouveau coach et nouveau GM pour une nouvelle vie, avec un Jayson Tatum en mode… MVP ?

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