Suns

Les Suns convertissent leur première cartouche face aux Clippers : 120-114, 1-0, on enchaîne les belles soirées dans l’Arizona

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Célèbre pour avoir distribué des grandes boursoufles en tribune, quelle vie.

Source image : Twitter

La bagarre ! Au fil – et non pas au terme – d’un game 1 on ne peut plus disputé, Devin Booker et ses petits gars ont multiplié les coups au foie de Los Angeles jusqu’à épuisement du vis-à-vis. Une opération réussie devant une salle qui continue de donner de la voix, les Suns n’ont cependant pas croqué dans une gnocchi toute molle. Débrief.

La jolie boxscore maison, c’est par ici

Here we are. Une finale de Conférence Ouest aux allures de bonne vanne mais qui récompense finalement deux équipes plus que méritantes. Les Cactus de Devin Booker ont inscrit cette saison dans la continuité de leur progression : « started from the tanking now we sèche some mothers ». Il est désormais compliqué de faire cohabiter défaite et Suns dans la même phrase sous peine d’être qualifié de boomer par les nouvelles générations qui – elles – ont suivi le basket-ball cette année. Ce soir, les petits gars de Monty Williams reçoivent les Clippers de Tyronn Lue. Les comédiens de Hollywood Boulevard viennent de terminer leur représentation dans les rues de Salt Lake City et font cap sur l’Arizona. Toujours pas de Kawhi Leonard – blessé au genou – mais des éléments révélés qui déguisent l’absence du Klaw. On pense à Terance Mann et sa dernière sortie complètement burlesque, à Nicolas Batum et ses baloches tricolores, à Rajon Rondo dont les phalanges regrettent l’absence de Chris Paul, à Paul George et l’éveil de son Playoffs mode… Tant de ressources qui vont tenter de convertir une modeste quatrième place de saison régulière, en folles soirées de Finals. Mais avant de pouvoir swinguer sur cette dernière marche, les braqueurs californiens vont faire face à un effectif tendrement construit par James Jones – General Manager de Phoenix – fraîchement élu meilleur exécutif de la saison 2020-21. L’architecte de Phoenix présente d’ailleurs son dû devant une Talking Stick Resort Arena reconnaissante.

Reconnaissante, la salle l’est encore lorsque Deandre Ayton lance les hostilités en nettoyant la raquette des Clippers. Le spacing du jeune mammouth lui octroie une mobilité que n’avait malheureusement pas Rudy Gobert et qui fait complètement déjouer le système défensif mis en place par Tyronn Lue. Adaptation oblige, s’ensuit logiquement la sortie de Batum the Battalion pour Ivica Zubac. Branchez le ventilo, la température équatoriale de Paul George est impitoyable, lui qui – en réaction – pose 12 des 21 premiers puntos de son équipe. Les deux formations se foutent sur la poire et aucune ne prend réellement l’ascendant, on assiste donc à une succession de petits coups à blanc. Le hustle spirit de Jae Crowder est remarquable ? Celui de DeMarcus l’est tout autant. La flèche Luke Kennard mitraille de loin ? Cam Johnson lui répond. Terance Mann allume le moteur ? Torrey Craig l’imite. Bref, c’est sympa à mater mais ça ne va pas aider le suspense à aller pioncer plus tôt. Tiens, DeMarcus Cousins enfile le casque jaune et bosse dans le bâtiment : l’enfant maudit reçoit une belle assist de Rajon Rondo et écrabouille l’aimable Dario Saric. De quoi nous offrir l’action de la première mi-temps, histoire d’aller vider les gourdes sereinement (Phoenix Suns 57 – 54 Los Angeles Clippers).

Ça joue tellement bien que ton oncle explosé sur le canapé commence à raconter les mythos habituels : sa défaite 10-8 en 1v1 contre Michael Jordan, le front contre front avec Charles Barkley pour « une histoire de bagnole », et la fois où il a parié une boule à Z avec Adam Silver que Gilbert Arenas n’avait pas que des myrtilles dans son sac.

Le momentum se la joue Enes Kanter et change de camp toutes les trois minutes. Les Suns placent un premier run bien alimenté par les petits pull-up mi-distance de Devin Booker. Le Golden Boy est superbement entouré : Jae Crowder et Mikal Bridges excellent dans leurs rôles de couteaux suisses, Deandre Ayton nage toujours dans la peinture et Cameron Payne rythme – avec justesse – les offensives de Phoenix. Les disciples de Sergio Leone valident une avance de dix unités, avant que Paul George ne remettent les pilules sur les T, les barres à zéro et l’église au milieu du crâne de Clyde Drexler. L’ailier californien claque – à lui seul – dix points de suite et calme les sucreries en tribune. Lui aussi peut compter sur quelques de ses gars pour faire mal à l’artillerie d’Arizona : Ivica Zubac scotche Devin Booker, Reggie Jackson impose son rythme et Rajon Rondo fait mouche à 3-points (oui). C’est bien, sauf que D-Book a décidé de signer la paperasse lui-même. Le Kobe’s Padawan multiplie les bombinettes de loin et valide un incroyable triple-double sur une passe d’alley-oop pour Mikal Bridges. Il devient le premier joueur des Suns depuis Steve Nash à dérouler en trois dimensions sur un match de postseason, une sacrée perf. Les Clippers ne résisteront pas à cet ultime assaut et laissent filer le match 1 dans les grosses mains de la Bookance. On note le dernier miss de Nicolas Batum à 3-points qui avait pourtant l’occasion de relancer les débats à quelques secondes du terme. Dommage, mais que voulez-vous faire face à un fanfaron de 24 ans et ses 40 points, 13 rebonds et 11 assists à 52% au tir dont 43% du parking ? Propre à souhait, la ligne de stats aura calmé des Clippers qui n’ont pas démérité.

Quatre, cinq, six ou sept matchs de la sorte ? On signe tout de suite. La nouveauté – bien imagée par Devin Booker – a brillé sur le parquet de Phoenix. Les 34 points de Paul George, les 24 pastilles de Reggie Jackson et les 10 rebonds de Nicolas Batum (un peu chauvine celle-là) resteront donc dans l’anonymat. Mais ne vous y trompez pas, ces Clippers là ne lâcheront rien.

 

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