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Kevin Durant sur une autre planète : 49 points, 17 rebonds et 10 passes en 48 minutes, soirée ALL-TIME pour un joueur… all-time

Il est de ces nuits à marquer d’une pierre blanche dans les grands livres d’histoire, de ces perfs qui vous définissent ou redéfinissent un peu – beaucoup – plus la grandeur d’un sportif. On en a connu quelques unes de ces soirées, de Michael Jordan à Stephen Curry, en passant par LeBron James ou Bryant Kobe, et ce Game 5 entre les Nets et les Bucks rentre clairement dans la catégorie. Car cette nuit, Kevin Durant n’aura pas été qu’un simple joueur de basket, il aura surtout confirmé qu’il était l’un des meilleurs joueurs de l’histoire de ce sport. Time.

On part sur un double postulat très simple, à la fois positif et… pas tant que ça pour Kevin Durant. 1) Les Nets ont perdu le momentum dans leur demi-finale de conférence, battus deux fois de suite par les Bucks et désormais obligés de jouer leur vie sans Kyrie Irving et avec un James Harden sur une cuisse et 2) Kevin Durant se retrouve seul au monde pour sauver son équipe, le tout avec un P.J. Tucker enragé et toute une bande de moustiques accrochés au colbaque, prêts à laisser leur peau pour abattre l’ennemi. Défi immense que représentait donc ce Game 5, officiellement le match le plus important de la saison pour les Nets ET les Bucks et, forcément, un supplément gratos de pression car il est d’usage de dire que c’est lors de ce genre de défi que les vraies légendes se construisent.

Au bout du compte ? Cessons de tourner autour du pot et allons à l’essentiel : Kevin Durant a réalisé cette nuit l’une des plus grandes performances jamais vues en Playoffs. Dans l’attitude, dans les faits, dans le timing, dans les stats.

Un début de match lors duquel on sentait bien que l’option numéro 1 de ce Game 5 ne serait pas Bruce Brown, mais lors duquel, également, on se rendait compte très vite que rien ne serait offert à KD. P.J. Tucker dans les basques, Khris Middleton dans les socquettes, Jrue Holiday qui rôde et Brook Lopez au cas où la menace se rapproche, seul Giannis finalement s’occupe d’autre chose et notamment de scorer de l’autre côté. 3/7 pour commencer, deux ballons perdus, KD force mais KD fait le taf, KD score mais les Bucks se baladent. A la mi-temps ? 18 points et 9 rebonds pour le Snake, mais surtout 16 pions de retard pour ses Nets, l’heure de capituler ou de réagir, l’heure de pointer du doigt le manque de solutions à ses côtés ou d’entrer dans un mood que lui seul ou presque connait sur la planète. Solution 2 privilégiée, et on part donc sur la deuxième mi-temps la plus folle de toutes les deuxièmes mi-temps de 2021. Steve Nash semble avoir décidé que son joueur ne sortirait pas une seule seconde, après tout il a pu faire son pipi à la mi-temps, et tel un Novak Djokovic des parquets le Kev’ va revenir rempli de folles intentions et surtout vêtu d’une espèce de carapace d’invulnérabilité. Oui, Kevin Durant joue tous les ballons pour Brooklyn et, oui, Kevin Durant est absolument intouchable.

La moindre faille est exploitée pour aller chercher les paniers près du cercle, le moindre millimètre laissé est synonyme de punition de loin et, forcément, l’écart se ressert puisque le bougre tourne environ à 8 points marqués par minute jouée. Un back-to-back threes en milieu de quatrième quart annonce ainsi une couleur déjà bien fluo, et un dernier tir hallucinant à 50 secondes de la fin viendra quasiment parapher le chef d’œuvre, donnant quatre points d’avance aux Nets avant que les lancers de la dernière minute ne fasse la différence. Car à ce moment-là KD a transformé tous les ballons qu’il a touché en or pour lui ou pour les copains, à ce moment-là KD a même gratté un ballon essentiel dans le money time avant de se faire justice seul quelques secondes plus tard, nous rappelant un certain MJ il y a 23 ans, à ce moment-là Kevin Durant est la définition du basketteur parfait, du basketteur ultime, et à ce moment-là, surtout, le Barclays Center a compris que la dinguerie à laquelle il venait d’assister allait donc définitivement donner la victoire aux Nets, dans l’un des thrillers de Playoffs les plus fous vus depuis… on vous laisse finir cette phrase.

Avec 49 points en 48 minutes, 17 rebonds, 10 passes et des pourcentages démoniaques, Kevin Durant est donc désormais le seule joueur de toute l’histoire à avoir posé un 45/15/10 en Playoffs. Le. Seul. De. L’histoire. La victoire est incroyable mais la performance fut mythique, mythique à un point qu’il conviendra de la comparer très vite à quelques unes des plus grandes de l’histoire. Kevin Durant est spécial hein, mais Kevin Durant est surtout phénoménal.

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