News NBA

Pile de blessures et des injury reports bien remplis : les joueurs tirent la langue à l’approche de l’été

blessures

Le crossover tant attendu : NBA X Grey’s Anatomy.

Source image : Shutterstock

Le COVID a fait des dégâts partout et la NBA ne fait pas exception. Le calendrier depuis la bulle est très chargé et tout ce stress ainsi que la fatigue accumulée ont abouti à un tas de blessures cette saison. Il n’y a donc qu’une seule et unique explication logique au fait que les Rockets n’aient pas gagné le titre en 2021 : le COVID-19.

Beaucoup, mais alors beaucoup de joueurs n’ont pas pu jouer des matchs à cause de blessures ou de repos, sans compter les matchs où ils devaient respecter le fameux protocole sanitaire cette saison. Le nombre moyen de joueurs indisponibles à chaque rencontre (dans les deux équipes mais sans compter les joueurs dans le protocole sanitaire) était de 5,1 soit à peu près la moyenne au scoring de Kristaps Porzingis dans ces Playoffs. C’est le chiffre le plus lourd depuis 2009-10, saison lors de laquelle Kevin Pelton d’ESPN a commencé à collecter ces datas. Concernant les stars de la Ligue (Cedi Osman, Axel Toupane, Jared Dudley, Juan Toscano-Anderson…), les All-Stars ont loupé 19% de leurs matchs cette saison. Ils en ont donc raté 370 sur 1944 (raté = pas joué le match, pas juste claqué en-dessous de 20 points). C’est, récidive, le plus gros pourcentage depuis l’histoire des mathématiques, de la NBA. Si on est encore plus branché maths : ça fait très exactement 13,7 matchs manqués par star NBA. La peur cette saison, ou plutôt la blessure la plus à la mode concerne les tissus mous. Alors là, ils se sont tous passés le mot : 2909 matchs non joués à cause des tissus mous. Cette injury touche donc beaucoup de monde, du genre James Harden en ce moment avec une entorse aux ischios, pareil pour Mike Conley qui a loupé le Game 1 face aux Clippers à cause de ça. Ce genre de blessure peut être lié au stress, à la fatigue, au fait de devoir faire des systèmes de jeu incluant Kyle Kuzma, des éléments en partie dus au COVID-19. C’est le deuxième plus gros total derrière la saison 2017-18, une époque où le stress était principalement lié à l’idée d’affronter LeBron James pour les joueurs évoluant dans la Conférence Est. Sauf que durant cette saison il y avait eu 82 matchs, et cette année « seulement » 72. S’ils leurs avaient laissé plus de temps pour se blesser, ils auraient peut-être tapé le record. Avec tous ces problèmes de protocole COVID et de calendrier aussi chargé que les chichas d’Aaron Gordon, les franchises ont dû réduire les séances d’entraînement ce qui a certainement indirectement provoqué certaines blessures.

Evidemment, la NBA a semblé plus prudente cette saison, fermant les yeux sur la mise au repos de certains joueurs pour éviter les blessures. Mais même le load management toléré par les juges est resté inefficace. La mauvaise nouvelle, c’est que les préparateurs physiques s’attendent à ce que ce soit la même chose la saison prochaine, avec une intersaison qui devrait encore une fois être raccourcie pour réadopter un calendrier normal dès la saison 2021-22. LeBron James, 36 ans, pote avec Bugs Bunny, s’est exprimé à propos de toute cette histoire :

« A partir du moment où nous sommes entrés dans la bulle, ça a été épuisant. Ça a été mentalement, physiquement, spirituellement et émotionnellement épuisant. Chaque équipe passe par là évidemment. Mais pour Miami et nous, qui sommes allés jusqu’en Finales dans la bulle et qui avons enchaîné en si peu de temps, c’est épuisant. »

Le Cyborg est fatigué, et ça fait toujours bizarre de le lire. Lui et sa bande ont eu une intersaison de seulement 71 jours, la plus courte dans l’histoire des sports US majeurs. BronBron et AD n’ont pu jouer que 27 matchs ensemble puisque le King a loupé 26 matchs en mars à cause d’une entorse à la cheville et le Brow a lui manqué deux mois de saison régulière avec une blessure au mollet et au tendon d’Achille et n’était pas à 100% de ses moyens dans ces Playoffs avec une douleur à l’aine. Mike Malone, le coach des Nuggets, ajoute que cette année a été la plus dure dans ses 20 ans de carrière, et il ne dit pas ça juste parce qu’il a dû affronter les Knicks version 2020-21.

Néanmoins, la NBA se défend un peu et ne veut pas passer pour le grand méchant loup et balance d’autres chiffres. En temps normal, une équipe joue 82 matchs et profite de 14 semaines de repos. Sur les deux années passées, une équipe a joué une moyenne de 20 matchs en moins sur la même période et a également eu deux mois de repos en plus. David Weiss, le vice-président de la NBA ajoute :

« Le taux de blessures cette saison est virtuellement le même que l’année dernière, toute personne indiquant le contraire dit faux. Le nombre de blessures graves est plus faible que la saison dernière. Même si plus de joueurs ont manqué un match à cause d’une blessure ou du repos cette saison, le nombre de blessures graves est donc dans la lignée des autres saisons. Parvenir au déroulé d’une saison en toute sécurité durant cette pandémie a été physiquement et mentalement dur pour toutes les personnes impliquées, les joueurs et les équipes ont relevé ce défi et ont évité une augmentation de blessures graves. »

Peut-être que ces chiffres auraient été bien pires si tout le monde n’avait pas respecté au pied de la lettre les préconisation de la NBA et la Ligue souhaite ainsi remercier les joueurs qui ont aussi vu leur vie sociale être mise entre parenthèses durant près d’un an. Steve Kerr s’était exprimé sur ce sujet en avril dernier :

« C’est une saison épuisante pour tout le monde. Ne pas pouvoir voir sa famille ou ses amis lors des road-trips, ne pas pouvoir aller dîner au restaurant, toutes ces choses normales que l’on fait habituellement pour avoir une vie sociale nous ont manqué. Quand vous n’avez pas le droit à ces choses, cela épuise. »

Tout le monde n’a pas pris le temps de s’amuser avec JaVale McGee aux toboggans de Disney World.

Pour ceux qui ne vont pas aux JO, cette saison devrait finir au plus tard le 22 juillet en cas de Game 7 des Finales NBA. Ensuite, une Summer League est déjà prévue en juillet et les training camps pourraient démarrer fin septembre pour un début de saison régulière courant octobre. Les joueurs auront encore peu de repos cet été mais c’est parce que la NBA et le syndicat des joueurs ont décidé de privilégier un retour à la normale le plus tôt possible, c’est-à-dire une saison à 82 matchs qui débute en octobre et qui finit (Playoffs inclus) en juin.

Source texte : ESPN

1 Comment

1 Comment

  1. willow

    9 juin 2021 à 20 h 14 min at 20 h 14 min

    Ils disent ca, mais c’est pareil pour tout le monde, moi non plus je pouvais pas aller au resto, moi non plus je ne pouvais pas voir ma famille. C’est une « excuse » il y a eu du changement, certains se sont mieux adaptés que d’autres. C’était facile pour personnes la covid-19, que se soit pour les professionnels du sport comme pour nous personnes lambda ! (J’adore la NBA!).

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top