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Les Nuggets arrachent le Game 5 malgré le show Damian Lillard : spoiler, jouer à 5 contre 1 ça aide, surtout avec Jokic dans la peinture

Ce match fait déjà partie de ceux dont on se souviendra longtemps. Longtemps. Très longtemps. Comme un certain… Blazers – Nuggets de 2019 d’ailleurs, tiens tiens. Alors avant de rentrer dans une analyse qui sera de toute manière biaisée par le phénomène « à chaud », par la difficulté d’écrire avec des poils de bras dressés comme des i, merci de tous vous mettre en cercle, tout le monde, et d’applaudir… la NBA et ses acteurs, pour continuer à nous offrir chaque saison ce genre de moment intense. Incroyable, et il va falloir trouver les mots.

La boxscore de cette nuit de folie c’est juste ici, euh… non, juste ici

Certaines match-ups promettent avant l’heure des moments légendaires, d’une intensité telle qu’elle vous ferait rentrer en transe un Rondoudou sous verveine. Un Marseille-PSG des nineties, un Nadal-Federer sur gazon dans les années 2010, un clash entre Fatal et Chris Proll, bref ces duels dont on sait qu’ils nous réservent une explosion de plaisir et de suspense. Les rencontres entre les Blazers de Portland et les Nuggets de Denver font partie de ces moments particuliers, et une fois est coutume ce Game 5 du premier tour des Playoffs 2021 rentre dans la catégorie préférée de votre catégorie préférée. 58 minutes pour vivre nous teasait en son temps le fameux Bruce Willis, 58 minutes pour jouir nous ont donc offert cette nuit les protagonistes de ce match 5.

Une rencontre incroyable, aux différents temps forts. Tout d’abord des Blazers complètement ankylosés et Denver qui fait très vite l’écart, avant que la défense des hommes de Mike Malone se délite et ne laisser revenir les canardeurs de l’Oregon dans le match. 65-62 Nuggets à la mi-temps, comme prévu on part sur des bases de match à 130 pions, si seulement vous saviez. Et pourtant… vous devriez le savoir. Deux hommes portent cette saison leur franchise sur leurs épaules de superstars, et une fois de plus ces deux hommes vont faire la pluie et le beau temps d’un match de basket. Nikola Jokic côté Nuggets, bien aidé il est vrai par le Kevin Durant puceau Michael Porter Jr., par ce filou de Monte Morris, ce fieffé cinglé d’Austin Rivers, ce vicelard de Facundo Campazzo et même pas l’invité de dernière minute Markus Howard. Un ensemble qui tire dans le même sens et qui accompagne donc de la meilleure des manières un Nikola Jokic tout heureux de voir que le génial Terry Stotts met sur son chemin Enes Kanter ou Carmelo Anthony, à savoir les deux pires défenseurs de la Ligue ou pas loin. L’ogre Niko se régale, mais en face, ô surprise, un homme se réveille et ne tardera plus à mettre toute la planète basket à ses pieds. Cet homme ce n’est évidemment pas Rondae Hollis-Jefferson mais bien le vénérable Damian Lillard, qui va alors entrer dans une rage folle semblable à celle d’un Goku voyant tomber Krilin sous les coups de Freezer.

La Ball Arena se transforme alors en planète Namek, les Balls deviennent celles – en titane – de Damian Lillard, et chaque action ou presque durant la dernière heure de jeu se ponctue par un tir incroyable du deuxième meilleur sniper de sa génération. La feuille de stats éternue, puis elle pète, puis elle saigne des yeux, pour un total qui dépassera au final l’entendement et on en parle juste après. Au-delà de la perf monstrueuse, historique, de Dame DOLLA ? Un match de basket, qui changera de patron une bonne dizaine de fois dans le money time. Lillard s’occupe de mettre les plus gros tirs de sa vie (même pas, et c’est bien ça le pire) au meilleur des moments mais dans le même temps Nikola Jokic, Monte Morris, MPJ et Austin Rivers ne lâchent pas le steak. Première prolongation après un énième coup de chaud du meneur des Blazers, deuxième prolongation et l’autre cinglé a déjà dépassé les 50 depuis belle lurette, mais à l’aube de la deuxième OT la défense des Blazers passe de Gruyère à Abondance, laissant les snipers de Denver terminer le travail pendant que Robert Covington loupe plus de dunks en cinq minutes que n’importe quel basketteur dans toute une vie, pendant que C.J. McCollum marche sur les lignes de touche et attaque la saison des vendanges aux Etats-Unis.

Damian Lillard ? Il terminera son match avec, ASSEYEZ-VOUS, 55 points, 6 rebonds et 10 passes, à 17/24 au tir dont 12/17 du parking de la démesure (record de Playoffs battu) et 9/10 aux lancers, mais un seum probablement énorme de jouer avec quelques énormes charrettes et sous les ordres d’un coach définitivement pas à la hauteur de son talent. Nikola Jokic termine en 38/11/9, MPJ ajoute 23 pions tous les plus propres les uns que les autres, et au final c’est la victoire d’un groupe soudé et qui trouve des solutions face à un autre mené par un incroyable soliste mais terriblement seul.

147-140 pour le score final, 850-848 dans le ressenti, et une soirée qui restera pour longtemps gravée dans les mémoires collectives grâce à la performance monstrueuse de ce petit bonhomme tatoué (pas Campazzo donc). Les Nuggets mènent 3-2, les Nuggets ont de grandes chances d’aller jouer les… Suns (???) en demi-finale de conférence, mais ce soir l’essentiel était peut-être ailleurs alors dîtes-le vous une bonne fois pour toutes : ON. A. DE. LA. CHANCE. DE. VIVRE. A. LA. MEME. EPOQUE. QUE. DAMIAN. LILLARD.

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