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Damian Lillard explique pourquoi il reste discret dans ses célébrations : une très mauvaise expérience à 15 ans, ça ne s’oublie pas

Lillard NBA

On comprend mieux maintenant !

Source image : NBA League Pass

Il est probablement le joueur qui fait le plus flipper les défenses dans les cinq dernières minutes d’un match. Il est sans doute le joueur le plus clutch de toute la NBA. Ce gars-là, c’est bien évidemment Damian Lillard. Pourtant, malgré ses nombreux exploits, le killer des Blazers n’a jamais été du genre à en faire trop pour célébrer ses paniers décisifs. Enfin presque jamais…

« Le combattant qui gagne, c’est celui qui est impassible, réservé, calme. Pas la tête brûlée qui cherche à se venger. » Il y a deux ans, Damian Lillard avait publié cette citation tirée de l’Art de la guerre de Sun Tzu sur son compte Instagram, juste après son buzzer légendaire face au Thunder de Russell Westbrook. On se rappelle tous de son bye bye mythique envoyé en direction du banc d’Oklahoma City, de sa tête quand ses copains se sont jetés sur lui et du meme qui a suivi. Ce tir est sans doute le plus gros shoot de sa carrière avec celui inscrit face aux Rockets lors de ses premiers Playoffs en 2014. À chaque fois, il a propulsé son équipe en demi-finales de Conférence Ouest et à chaque fois, il est resté « impassible, réservé, calme », pendant que le chaos sévissait autour de lui. On en connaît beaucoup qui seraient montés sur la table de marque, qui auraient crié dans tous les sens, qui auraient frappé leur poing sur la poitrine. Pas Damian Lillard. Tout au long de sa carrière, Dame a accumulé les actions décisives et autres shoots de la victoire, à tel point qu’on parle de « Dame Time » dès qu’on arrive dans le money time d’un match serré impliquant les Blazers. Dame Time, c’est SA célébration. Une célébration discrète, le doigt sur le poignet, pour indiquer que c’est son heure. Rien de plus, rien de moins. Mais cette attitude très réservée dans les plus grands moments, elle ne vient pas de nulle part. Ce n’est pas qu’une question de personnalité, ou de sang-froid. C’est aussi parce que Dame a vécu une très mauvaise expérience dans ses jeunes années, une expérience qui lui a appris une bonne leçon. Grâce à un papier signé Howard Beck de Sports Illustrated, on a pu se plonger dans cet épisode.

Nous sommes aux alentours de l’année 2005, Damian Lillard n’a que la moitié de son âge actuel et joue pour l’équipe AAU des Oakland Rebels. Dans les dernières secondes d’un match serré, face à une équipe supérieure sur le papier et menée par un certain Jerryd Bayless, Lillard pense avoir enfilé le costume de héros. C’est lui, comme il le fait si souvent aujourd’hui, qui plante le shoot décisif à deux secondes du buzzer final pour emmener les siens en finale d’un tournoi local. Sauf qu’en l’espace d’un claquement de doigts, il passe de héros à zéro.

Après son panier, dans l’euphorie, Dame enlève son maillot en guise de célébration. Mauvaise idée. Faute technique sifflée par l’arbitre, qui offre ainsi deux lancers-francs à l’équipe adverse. De +1 avec une finale à jouer, Lillard voit son équipe s’incliner d’un petit pion. Juste terrible pour le gamin d’Oakland.

« Parfois, vous faites des erreurs. Parfois, les choses ne vont pas dans votre sens. Il faut être capable de rebondir, vous comprenez ? Il faut savoir accepter la responsabilité quand vous faites quelque chose qui blesse d’autres personnes. L’équipe a perdu par ma faute ce jour-là, et je devais vivre avec ça. »

Si Damian Lillard ne fait pas le fou-fou après ses game winners aujourd’hui, c’est en grande partie parce que cet épisode reste toujours gravé dans un coin de sa tête. En même temps, comment pourrait-il en être autrement ?

« Aujourd’hui, quand je mets des game winners, les gens me demandent toujours, ‘Comment peux-tu rester aussi calme ?’ Et honnêtement, je pense que ça vient de là. À cause de cette expérience, je suis beaucoup plus réservé par rapport à mes célébrations après un gros shoot.

Cette expérience m’a carrément traumatisé un peu. »

Damian Lillard n’a jamais été effrayé par les grands moments. Mais cela lui est arrivé de se laisser emporter par l’euphorie jusqu’à faire perdre son équipe alors qu’il pensait être le héros. Aujourd’hui, il continue de porter cette cape de superhéros, mais hors de question de se laisser contrôler par ses émotions. Et ce sont ses adversaires qui sont désormais traumatisés.

Source texte : Sports Illustrated

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