Knicks

Officiel, les Knicks termineront leur saison dans le Top 4 de l’Est : firework parfait pour une saison… incroyable

Julius Randle

La Grosse Pomme à la fête.

Source image : NBA League Pass

145 jours après le début de l’exercice 2020-21, les Knicks viennent de franchir la dernière étape d’une croisade reconnue de tous. Si les mirmillons du Garden sont qualifiés en Playoffs depuis le début de semaine, il fallait encore définir le contexte en confirmant cette quatrième place ô combien préférentielle. Débrief.

Julius Randle pourra le raconter à ses petits enfants, il fut quatrième de la Conférence Est avec Elfrid Payton, Reggie Bullock et Nerlens Noel titulaires. Allez-y, riez, en attendant ces joueurs énigmatiques ont tous confirmé qu’à l’origine de cette négligence se terrait beaucoup de talent embrumé par le temps et les déceptions. Ce soir, ces petits gars n’ont pas déroulé mais ont assuré l’essentiel contre un Boston fortement remanié à la sauce Summer League. On parle quand même d’un cinq majeur composé de Payton Pritchard, Romeo Langford, Semi Ojeleye, Grant Williams et Luke Kornet. Le premier quart-temps tourne même – d’un petit point – à l’avantage des Celtics. Si Julius Randle claque 11 puntos sur une peinture tristement orpheline de Robert Williams, le secteur extérieur new-yorkais peine à régler la mire. Puis, les entrées de Derrick Rose et Alec Burks – comme souvent cette saison – permettent à la Big Apple de creuser un écart d’ores et déjà définitif. La suite ? Boston lâche complètement la rencontre et envoie un roster de Jeep Élite faire ses petites stats annuelles sur le parquet du Garden. On apprécie la relation sur pick-and-roll entre Valentin Bigote et Tacko Fall. Le petit Carsen Edwards fait l’erreur de filer la gonfle à Brisco qui passe 18 secondes à dribbler sur place pour finalement baisser le short de R.J. Barrett et sortir de la salle en criant. Côté Knicks, aucune avarie en symboles puisque R.J. Barrett s’impose comme l’homme de la soirée avec 22 points. Le Canadien confirme son excellente saison de sophomore alimentée d’une vraie prise de maturité dans son jeu. A contrario, Immanuel Quickley reste discret et se suffit d’un 1/7 au tir pour clôturer une saison individuelle pour le moins… inattendue. À cinq minutes de la fin, les Celtics piègent leurs hôtes au grand jeu du « on pionçait les yeux ouverts ». La folie du binôme Tremont Waters – Jabari Parker envoûte le Garden et réinvite le suspens à la fête. Les supporters malvoyants demandent à leurs voisins de siège pourquoi John Starks et Charles Oakley jouent avec Luke Kornet. Mais l’idylle entre les deux hommes prend fin quand Nerlens Noel block un Tremont Waters bien trop ambitieux. Nous y sommes, Knicks in Top 4 (New York Knicks 96 – 92 Boston Celtics).

Aucune série noire, une constance épatante et un groupe de potes qui s’est éclaté une saison durant. Le mérite ? Il revient en grande partie au tandem Leon Rose – Tom Thibodeau : le premier a su construire un groupe, le second l’a cultivé. Cela faisait depuis l’exercice 2012-13 et les années Melo que les Knicks n’avaient plus participé à une campagne de postseason. Les braqueurs du Garden n’ont pas fait les choses à moitié puisqu’ils récupèrent même une quatrième place dans le fourgon (41 victoires, 31 revers). Une position ô combien préférentielle puisqu’elle est synonyme d’avantage du terrain en Playoffs. Mention plus qu’honorable au franchise player d’un effectif révélé, Julius Randle : l’ailier-fort laisse derrière lui une saison régulière en 24/10/6 assists à 46% au tir dont 41% de loin. Ce succès contre Boston sécurise également la cinquième place des Hawks, auteurs d’une saison à l’histoire similaire. L’une de ces deux franchises va donc prolonger la belle histoire et faire cap sur les demi-finales de conférence. Sur le papier, beaucoup seraient tentés de donner l’avantage à Atlanta qui – après trois ans de reconstruction – profite aujourd’hui d’une jeunesse dorée entourée par des cadres dont certains apportent énormément et viennent de Lombardie. Mais corazon over everything et il serait une terrible erreur que d’enterrer des Knicks qui – jusqu’à présent – ont montré qu’on ne jugeait pas les gens à leur couverture. Hype, et vous ?

Ça y est, le verdict de la Big Apple est enfin rendu. En décembre dernier, ils auraient largement signé pour une dixième place ras le play-in. Aujourd’hui, les Knicks finissent dans le Top 4 de la Conférence Est et spray the word : ils sont de réels contenders pour venir embêter les gros. Rendez-vous le samedi 22 mai 2021, l’histoire continue.

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