Hawks

Atlanta dispose des Wizards… et retrouve les Playoffs ! Trae Young et sa bande l’ont fait, le test sera aussi exigeant qu’excitant

Trae Young 13 mai 2021

Trae Young en pleine épreuve du serrage de poing avec serviette sur tête.

Source image : YouTube

Petit tour de manège bien sympathique à Atlanta cette nuit puisque les Hawks ont décidé de faire les montagnes russes avant de recueillir un précieux succès face aux Wizards. ZE succès, puisqu’il est synonyme de retour en Playoffs, quatre ans après leur dernière participation. Attention désormais à bien gérer les embouteillages de la semaine pour pouvoir à l’arrivée hériter de la meilleure place de parking possible en postseason.

La jolie boxscore maison de la victoire iconique des Hawks, c’est par ici

Oh qu’on les aime ces matchs de fin de saison, tendus comme un fil dentaire entre deux molaires. Il faut dire que ça n’avait pas non plus commencé tambour battant, ou encore sur les chapeaux de roux de Kevin Huerter, ou encore sur le chapeau de Roue Selle Westbrook. Rendez-vous compte qu’à 16-16, l’un des deux commentateurs du League Pass a commencé à s’entrucher (verbe issu du patois marnais signifiant « entraver sa trachée avec de la nourriture, avaler de travers »), et on se faisait alors plus de soucis pour lui que pour le tir forcé tout moisi de ce bon Ish Smith. Mais quand celui-ci a commencé à comparer Robin Lopez à Tim Duncan, on s’est dit qu’il aurait mieux valu qu’il vérifie un peu plus longtemps quelle était la race du chat qu’il avait dans la gorge. Dans le même style des comparaisons hyperboliques, on va nous-même oser mettre Kevin Huerter et Kareem Abdul-Curry dans la même phrase, puisque le premier cité s’est amusé à sortir un skyhook qu’il a ensuite assaisonné d’un 3-points dans le corner, donnant le ton au début du deuxième quart-temps. Le ton de Faucons en train de prendre l’autoroute en prenant soigneusement soin d’oublier les Wizards au péage. Trae Young était en effet aussi à l’aise que s’il se trouvait sur le playground du coin, en distillant caviars comme bon lui semble. Eh là qui va là pour maintenir Washington dans la partie ? Inspecteur Westbrook bien sûr. Eh là ça va pas : les Sorciers se font bouffer à la réussite au tir, ouh ouh. Oh là je suis là, Inspecteur Westbrook : je plante un primé, juste avant la mi-temps et il y a 59-56 alors que mon équipe était menée depuis le début du match, ouh ouh. Inspecteur Westbrook en rentrant aux vestiaires ? 25 points, 4 rebonds, 8 passes, ouh ouh. Propre, Westbrookien finalement, et nous on est désolé pour ce générique d’Inspecteur Gadget qui va malheureusement nous rester quatre jours dans la caboche.

Au retour de la pause pipi, on se dit alors que les Hawks étaient complexés face au meilleur tripleur-doubleur de l’histoire et qu’il faut peut-être juste un peu les bousculer pour qu’ils ne montrent… aucun répondant. Mais que nenni. Lors du quatrième quart, les hommes de Nate McMillan se rappellent qu’ils sont à égalité avec le Heat et les Knicks et qu’un top 4 peut s’avérer aussi sexy que Collin Sexton face aux Celtics. Trae Young multiplie les pénétrations de petite fouine dont il a le secret, Bogdan Bogdanovic se montre plus costaud et Clint Capela offre des douceurs chocolatées en tant que bon porte-drapeau de la Suisse. Les Wizards butent même sur le valeureux soldat Onyeka Okongwu, « le Kangoo » dans la bouche du commentateur du jour, laissé libre dans la raquette car les joueurs de la capitale l’ont peut-être bien confondu avec l’utilitaire de chez Renault. A 99-102, à six minutes du gong et après avoir été menés tellement de fois (+9, +11, +13), Tony Snell Smell peut vous attester que ça sentait d’un coup bien meilleur à la State Farm Arena. Un contre clutch de Capela sur Westbrook avec dans la foulée un 3-points dans le corner de John Collins, et ça sentait carrément la rose pour Atlanta (117-116), un floater raté de Raul Neto et l’affaire était dans le sac pour les Hawks.

Neuvième victoire d’affilée à la maison pour Atlanta, avec un record en cours de 17-1 à la State Farm Arena : Atlanta pète clairement le feu. Moment également historique de la soirée : Russell Westbrook n’a pas enchaîné avec un 183ème triple-double mais dans le même temps, surtout, les Hawks retrouvent donc ambitieusement les Playoffs, quatre ans plus tard, en battant l’équipe… qui les avaient éliminé au premier tour à l’époque. Incroyable, enfin presque.

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