Sixers

Vol au-dessus d’un nid de Pélicans : 37 points de Joel Embiid et la victoire pour Philly, le trône n’est plus très loin

Joel Embiid

Fé cho.

source image : NBA League Pass

Transformer la formalité en puzzle, une philosophie que les Sixers aiment appliquer en cette fin de saison régulière. Après quarante-huit minutes pour le moins hétérogène, Joel Embiid et ses potes ont finalement renversé une équipe orpheline de ses cadres. Le résultat, sans la manière. Débrief. 

La jolie boxscore maison, c’est par ici

Le trône et les vacanciers. Sa majesté Joel Embiid – roi des andals et de la Conférence Est – reçoit les Pelicans de… Lonzo Ball ! Eh oui, Brandon Ingram, Josh Hart, Nickeil Alexander-Walker et Steven Adams sont indisponibles, de surcroît une mauvaise nouvelle vient de tomber. La petite brute Zion Williamson souffre d’une fracture de l’annulaire gauche, due à un rebond excessivement viril contre les Warriors mardi dernier. La durée d’indisponibilité du golden boy est encore à définir, mais ce trou supplémentaire vient chahuter un navire en plein Détroit de Magellan. Le Stan Van Gundy Crew accuse un retard presque définitif sur la dixième place des Spurs et le temps efface peu à peu les espoirs de Play-in en Louisiane. Les attentes sont minces et deviennent carrément squelettiques à l’annonce des starters : l’habituelle raquette Zion Williamson – Steven Adams laisse place au binôme James Johnson – Willy Hernangomez. Dans la foulée de sa signature matinale, le valeureux Naji Marshall débute la rencontre à l’aile. On est plutôt dans le genre à apprécier les jolies stories de la sorte, mais il ne faut pas pousser mémé dans les orties et lui débraguetter dessus. C’est en tout cas le message que Joel Embiid souhaite faire passer dans le premier quart-temps. Le Camerounais débride sa tondeuse à gazon et tape un tour du domaine en faisant des doigts aux écolos. Résultat, 14 points en 11 minutes et un Willy Hernangomez qui cherche encore la solution du sudoku. Les cliniques Seth Curry et Tobias Harris épaulent parfaitement leur leader avec des bombinettes vouées à un avenir en ficelle. Ça en nylon sur eux (lol). En face, Floyd Mayweather a enfilé un maillot des Pels et se fait passer pour Eric Bledsoe. Le petit baraqué court comme un fou et balance n’importe quoi comme si le plexi avait volé sa casquette. Une parodie légèrement redressée par la second unit de New Orleans qui place un joli coup d’accélérateur. Le jeune Jaxson Hayes clôt la première période avec son dix-neuvième punto, et Dwight Howard crie à l’aide (Philadelphie Sixers 70 – 54 New Orleans Pelicans).

Un retour aux affaires marqué par la puissance camerounaise. L’impérial Joel Embiid rappelle sa légitimité dans la course au trophée de MVP et multiplie les iso sur Willy Hernangomez : fadeaway, 3-points et coups de sifflet réduisent l’Espagnol au silence. Cette jolie séquence individuelle terminée, c’est tout le banc des Pelicans qui appelle à la révolte. Les Wenyen Gabriel, Kira Lewis Jr et autre Jaxson Hayes infligent un 18-4 aux Sixers. Comme trop souvent en cette fin d’exercice, Philly gère mal son avance et perd de précieuses minutes de load management. Les cadres sont donc remobilisés et même si Tobias Harris assassine New Orleans avec un tir primé dans le corner, cette complication restait largement évitable. On assiste à une dernière possession des Pelicans emmenée par Eric Bledsoe. Le point guard transforme un drive en pèlerinage et lâche sa balle après quarante-douze secondes de monopole. Où ? Dans les pieds de Willy Hernangomez. Une masterclass de gestion sponsorisée Mediapro et ô combien représentative de la saison 2020-21 du meneur. On y est, Sixers win (Philadelphie Sixers 109 – 107 New Orleans Pelicans). Les deux bonhommes de la partie sont le dominant Joel Embiid (37 points et 13 rebonds à 55% au tir dont 75% de loin) et le très clutch Tobias Harris (17 points à 3/5 de loin). L’altruisme de Ben Simmons est apprécié, mais il serait vraiment cool qu’il décore le salon avec quelques situations d’iso supplémentaires. Presque trop en retrait, c’est dommage. M’enfin – à l’Est – le couronnement semble avoir rendu son verdict. Avec trois victoires d’avance sur Brooklyn, Philly l’affirme : les joyaux de la couronne iront en Pennsylvanie.

 

 

Un match de traînard inversé puisque les Sixers n’ont jamais réellement confirmé leur avance. Ces situations délicates sont largement évitables, bien qu’aujourd’hui les dieux du basket-ball étaient du côté de Philly. Après ces trois, quatre rebonds sur l’arceau, filer la dernière gonfle à Eric Bledsoe était la moindre des choses.

 

 

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