Bulls

Les Bulls y croient encore : victoire face à Boston, on est vivant tant qu’on est fort

Coby White

Au complet, ces Taureaux ont fière allure.

Alors ça, c’est le pompon. Les Celtics viennent de manger un blowout par le Chicago de Daniel Theis. Une phrase qui résonne actuellement comme le summum de la lose, tandis que les larmes coulent à flot dans le Massachussetts. À une semaine de la fin de saison régulière, Boston est en crise. Débrief.

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L’avantage d’un duel entre deux équipes décevantes, c’est qu’il a pour fonction de relancer l’une d’entre elles. Large terrain d’enjeux, ce Chicago Bulls – Boston Celtics permet les retrouvailles entre Nikola Vucevic et Evan Fournier. Le Monténégrin fête le retour de Zach LaVine et espère l’emporter devant son ancien compagnon du Magic. Si les Taureaux prient pour accéder au Play-in, c’est tout le contraire dans le Massachussetts. Les petits gars de Boston restent sur cinq défaite en huit rencontres et visent paradoxalement une qualification directe en Playoffs. L’irrégularité colle à la peau des joueurs de Brad Stevens qui n’offrent à leurs fans aucune certitude quant à la postseason qui se profile. Nota bene, les blessures de Jaylen Brown et Robert Williams III rendent ce déplacement dans l’Illinois on ne peut plus compliqué. C’est d’ailleurs la défense du second nommé qui manque cruellement à cette première période. La peinture de Chicago assomme un Tristan Thompson esseulé et la paire Nikola Vucevic – Daniel Theis combine bien. En plus d’être un peu light en tant qu’ailier-fort, Jayson Tatum surjoue complètement et lâche l’une de ses pires prestations de la saison. Capable d’empiler 60 plaques sans perdre le moindre ballon, le disciple de Kobe s’en prend aujourd’hui à la planche. De ce fait, la rencontre tourne instantanément en faveur des Bulls. On aperçoit une tentative de révolte signée du backcourt de Boston : la paire Evan Fournier (15) – Kemba Walker (15) compile 30 points en première période, sans pour autant défaire l’écart. En face, Coby White et Zach LaVine ont du succès depuis les sept mètres (Chicago Bulls 60 – 46 Boston Celtics).

Dans la continuité du second quart-temps, la deuxième période laisse place à de grosses incohérences défensives chez les Celtics. Bien qu’il excelle offensivement, on se retrouve quand même avec Kemba Walker en défense sur Lauri Markkanen. Pourquoi ? Étant donné qu’il n’y a pas eu l’ombre d’un switch sur écran, difficile de trouver quelconque réponse. En fait, Brad Stevens est en train d’expérimenter un plan de jeu très étrange où Evan Fournier se retrouve parfois en tenaille sur Nikola Vucevic. On ne dit pas que c’est complètement foireux de tenter ça à une semaine du Play-in, on dit juste que ça l’est. La partie se termine avec des Bulls excessivement faciles et toujours ouverts dans un fauteuil marbré. Le backcourt Coby White – Zach LaVine est en osmose et profite de ces espaces pour cumuler 50 points. Le sophomore claque 25 puntos, 7 rebonds et 5 assists à 7/12 du parking, tandis que Zakou lance le #comebackstronger avec 25 points, 5 rebonds, 2 assists et 2 interceptions. C’est acté, Bulls win (Chicago Bulls 121 – 99 Boston Celtics). Les retrouvailles entre Vavane et le Vouch ont tourné à l’avantage du second nommé, auteur d’un joli triple-double (18/14/10). La mairie de Charenton revendique cependant 17 points à 7/11 au tir dont 3/4 de la buvette. La débâcle est totale pour Boston qui n’a pas montré une once de résistance, visiblement guidé par un système défensif expérimental et… raté. Parallèlement à leur défaite, la victoire du Heat descend les Celtics vers une septième place synonyme de Play-in. Côté Bulls, ce succès permet d’entretenir l’espoir même s’il faudra espérer plusieurs faux pas de Washington pour que le plan se déroule sans accroc. Le classement mis de côté, ces Taureaux au complet ont vraiment fière allure : see you next year ?

Il fait moche agiter les drapeaux verts. Les individualités frappent à la porte, mais jamais en même temps. Ce soir, Kemba Walker pose 33 pions mais Jayson Tatum avait 39 ans. Une irrégularité collective qui est loin de garantir une place en Playoffs à nos amis du Massachussetts. Damn

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