Blazers

Les Lakers perdent le match qu’il ne fallait pas perdre : chute à l’arrière du peloton, le champion est virtuellement… en play-in

Davis

Pas la grande forme, ici.

source image : NBA League Pass

C’était le match à ne surtout pas perdre, les Lakers se sont inclinés à Portland après une prestation ô combien décevante. Comme si Hollywood avait troqué DiCaprio pour Laurent Ournac, l’âme de cette équipe semble plus que jamais portée disparue. Avec les croissants, on vous explique tout. Débrief.

La jolie boxscore maison, c’est par ici

Kyle Kuzma : deux mots qui sonnent incroyablement faux en ce samedi matin. Au Figaro, certains se seraient amusés à étudier l’étymologie de son blaze pour le vanner en latin. Dans les colonnes de Télérama, aurait été plébiscitée une analyse détaillée de son signe astrologique pour ouvrir la voie à quelques blagounettes de vieux philosophe. Chez TrashTalk, on pouffe dans notre main parce que ses initiales font « caca ». Quoi qu’il en soit, ce cruel manque de maturité camoufle une vérité, c’est que les Lakers n’ont tout simplement pas été au niveau. Toujours orphelins de LeBron James, les maillots pourpres se devaient de réagir lors de ce déplacement à Portland. L’enjeu est énorme : le vainqueur s’empare de la sixième place et le perdant chute dans la play-in zone. Avec sept revers lors des neuf dernières rencontres, les Lakers se savaient en danger contre des Blazers qui ont décroché cinq victoires sur leurs six derniers matchs. Somme toute Portland ne déplore aucun absent et peut compter sur son incroyable garnison extérieure pour mettre à mal l’individualité Anthony Davis. L’entame suit d’ailleurs cette logique et Damian Lillard place un premier tir des soixante-douze mètres. Son padawan – Norman Powell – découvre les joies que public apporte et écarquille les yeux quand les 1900 fans du Moda Center donnent de la voix. On est pas loin de la bronca, le plaisir est immense. Tout fraîchement passé dixième meilleur scoreur all-time, Carmelo Anthony veut lui aussi communier avec les spectateurs et s’en donne les moyens avec une première bombinette depuis l’aile. Les Lakers – par l’intermédiaire d’Anthony Davis – profitent d’un cinq adverse McCollum – Melo – Simons – Powell – Kanter pour défaire l’écart. On ne sait pas ce que foutait Terry Stotts au moment de penser à la défense mais l’idée d’aligner autant de passoires sur le même parquet ne peut émerger d’une personne saine d’esprit (Portland Trail Blazers 59 – 55 Los Angeles Lakers).

Un troisième quart-temps qui accentue un peu plus cet effet de Damian Lillard FC contre l’AS Anthony Davis. Le pyromane de l’Oregon use de son excellente relation avec Jusuf Nurkic pour orbiter autour de la raquette et placer plusieurs tirs mi-distance en sortie d’écran. De son côté, Anthony Davis est bien plus facile que lors de ses dernières sorties. Son jeu au poste est smooth, fluide et direct, lui qui peinait à faire dans la simplicité depuis son retour de blessure. Sur le banc de Portland, Rondae Hollis-Jefferson, Nassir Little et Derrick Jones Jr. moisissent, mais Terry Stotts semble n’en avoir rien à carrer. Seuls huit joueurs ont le droit au parquet, ce qui est assez fou quand ces trois talents s’ennuient sur l’étagère. On apprécie la performance du backcourt angelino Kentavious Caldwell-Pope – Alex Caruso qui compile 35 points, 10 rebonds et 7 assists. Ceci étant, les Lakers voient le match s’envoler dans les dernières minutes à cause d’une jolie triplette C.J. McCollum – Damian Lillard – Norman Powell. Une débâcle qui n’aurait peut-être pas eu lieu si Andre Drummond n’avait pas menti sur son emploi fictif de basketteur. Sur le terrain, sa prestation n’a aucune cohérence : ses courses vont dans le vide, son placement est mauvais et sa présence défensive proche du néant. On pourrait également parler du 2/11 au tir de Kyle Kuzma dont un mélancolique 0/6 à 3-points, symbole d’une cruelle irrégularité chez ce jeune bonhomme. M’enfin, Damian Lillard termine la partie avec 38 points, 4 rebonds, 7 assists et 2 interceptions à 67% au tir dont 57% de loin. Une performance qui nuance les 36 points et 12 rebonds d’Anthony Davis, tristement esseulé. Ainsi, les Lakers chutent à la septième place de la Conférence Ouest, synonyme de play-in. Il va falloir beaucoup de coeur aux angelinos pour se sortir de cette mauvaise passe, sans quoi le back-to-back est très compromis.

Pas de LeBron, pas de fiesta. C’est en tout cas le goût amer qui nous est laissé en bouche après cette rencontre, celui d’un Anthony Davis trop esseulé pour repartir du Moda Center avec un résultat positif. On a donc eu le droit à un joli Blazers – Pelicans 2017-18.

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