Lakers

Les Lakers réagissent face à Denver : pas de LeBron pas de problème, on souffle – un peu – à L.A.

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Gang.

source image : NBA League Pass

La dernière crise de la sorte dans la maison hollywoodienne, c’était après la sortie de Venom en 2018 : quelle daube. Aujourd’hui, l’industrie du film se porte toujours difficilement, mais pas autant que les locataires du Staples Center. D’une réception des Nuggets, il fallait que découle une réaction. Débrief.

La jolie boxscore maison, c’est par ici

Se retrouver au bout d’une planche avec un vieux pirate qui nous pousse vers les requins, une scène crainte par tous les enfants. Par tous les enfants, et par LeBron James qui s’en est donné à cœur joie en atomisant le Play-in Tournament. Le grand baraqué se sent-il oppressé par Adam Silver ? Est-il poussé vers ce nouveau concept de « marche ou crève » ? S’il est utile de rappeler une chose à sa majesté, c’est que les résultats des Lakers ne suivent tout simplement pas. Actuellement sixièmes de la Conférence Ouest, les Angelinos restent sur trois défaites de rang contre des adversaires qui ne font pas rêver (Wizards, Kings et Raptors). Le plus inquiétant dans cette affaire, c’est que le tandem Anthony Davis – LeBron James était réuni lors des deux dernières débâcles. Il ne s’agit donc plus de load management mais bel et bien d’une méforme à moins de trois semaines des Playoffs. Huit, c’est le nombre de matchs – celui-ci compris – qu’il reste aux Lakers pour redresser la barre avant les joutes de postseason. L’adversaire du soir ? Des Nuggets qui restent sur cinq victoires consécutives et luttent pour conserver leur place sur le podium. C’est donc sans Dennis Schroder (protocole sanitaire) et LeBron James (indisponible pour les deux prochains matchs) qu’Anthony Davis devra mener ses coéquipiers vers un succès de prestige. Presque une mission impossible ? Oui.

La partie débute et les deux formations peinent à régler la mire. Dans la peinture, Nikola Jokic gloutonne, Aaron Gordon fait du Aaron Gordon – à savoir foncer tête baissée comme un veau – et Andre Drummond est inexistant. En leader, Anthony Davis redresse le niveau des siens et pose 8 points dans le premier quart-temps. La bataille sur les lignes arrières est caricaturale : alors qu’on devrait avoir du Dennis Schroder, Jamal Murray et Will Barton, on a le droit à Alex Caruso, P.J. Dozier et Facundo Campazzo. Mine de rien, l’Argentin lâche une belle saison placée sous le signe de la débauche d’énergie. Ses pourcentages laissent encore à désirer (39% au tir total) et son statut ne devrait pas être celui d’un titulaire, mais cette première saison outre-Atlantique a franchement de la gueule. Dans le deuxième quart-temps, les intérieurs JaVale McGee et Montrezl Harrell sortent bien du banc, tandis que les boss – Nikola Jokic et Anthony Davis – se livrent une belle bataille sous l’arceau. La mi-temps s’achève sur un tir primé de Kyle Kuzma, dont la Heat Map est pour l’instant unicolore (Los Angeles Lakers 45 – 42 Denver Nuggets).

Les débats ont beau être serrés, cette partie est franchement fade. Dans le troisième quart-temps, Nikola Jokic assomme la peinture de Los Angeles mais se voit trop esseulé pour créer l’écart. A contrario, le Serbe s’efface dans les dernières douze minutes et c’est Michael Porter Jr. qui sort de sa boîte. De par un beau passage de Marc Gasol, un Wesley Matthews plus clinique que jamais et du Anthony Davis taille goret, les Lakers prennent une avance de quinze points. Le longiligne Michael Porter Jr. défait l’avance angelino mais sombre dans le money time. À 20 secondes du terme, les Lakers mènent de deux points et Talen Horton-Tucker s’infiltre dans la peinture pour scorer au forceps. On aperçoit alors la limite d’une défense made in Nikola Jokic où le Serbe se fait monter dessus par un type d’1m93. S’ensuit un contre d’Anthony Davis sur Facundo Campazzo et Los Angeles quitte le Staples Center avec une victoire ô combien rassurante en soute. Sans LeBron James, les Lakers récupèrent la cinquième place au nez de Dallas et retirent temporairement le Play-in de leurs caboches. Les Nuggets – quant à eux – descendent à égalité avec les Clippers mais conservent leur troisième place grâce aux victoires intra-conférence. Zoom sur la course au MVP, Nikola Jokic signe une mini-masterpiece avec 32 points, 9 rebonds, 5 assists et 2 interceptions à 43% au tir dont 1/4 de loin. Même dans la défaite, l’intérieur serbe ne donne aucun argument à ses adversaires pour décrédibiliser sa candidature. C’est fort.

Ils devaient gagner, c’est chose faite. Sans LeBron James – écarté pour deux matchs – les Lakers ont difficilement mis fin à la série de cinq victoires consécutives des Nuggets. De quoi repartir du bon pied avant le sprint final ? On l’espère pour la troupe de Frank Vogel.

2 Commentaires

2 Comments

  1. Dr J

    4 mai 2021 à 9 h 25 min at 9 h 25 min

    Je ne sais pas si ce 3 allait rentrer sans le contre d’AD. Ce qui est sûr, c’est que le shoot de MPJ était rentré 2 min plus tôt, quand le frêle AD s’écroule sur un contact épaule contre épaule avec un gars qui fait 30 cm et 30 kg de moins et gagne une faute offensive.

    • Ewenf

      4 mai 2021 à 9 h 42 min at 9 h 42 min

      Malheureusement, les Lakers et les arbitres c’est une grande histoire d’amour. Déjà l’année dernière, le game 1 des finales de conf était invraisemblable, on était de retour en 2002.
      J’ai vu beaucoup d’articles et d’indignation pour le faute de Jokic sur Zion mais là vu que c’est un gros marché, motus…

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