Rockets

Soirée psychédélique à Houston : 50 pions et 11 passes pour Kevin Porter Jr., et une victoire… étonnante face aux Bucks

Si la NBA était une ligue plate et sans folie, Kyrie Irving en serait probablement le commissioner (pour le « plat » hein, pas pour le « sans folie »), et nous… on serait probablement en train de taffer le récap de Quevilly-Rouen vs FC Gueugnon. Le genre de soirée que l’on vient de vivre nous conforte ainsi dans notre passion pour les balles oranges made in USA, même si très clairement… on a encore du mal à comprendre ce qu’il vient de se passer.

La boxscore inouïe du… match de la nuit c’est juste ici

Dans le coin gauche les Rockets, pire bilan de la Ligue et tank bien identifié de NBA cette saison, à savoir une équipe qui fait tout ce qu’elle peut pour perdre un max de matchs afin de se positionner au mieux en vue de la prochaine Lottery. Dans le coin droit ? Les Bucks du double MVP en titre Giannis Antetokounmpo, troisièmes à l’Est et actuellement en train de préparer les prochains Playoffs, forts de trois joueurs level All-Star. Le teaser d’une raclée que tout le monde attendait, d’un match que l’on avait pas forcément coché comme l’un des plus dingues de la nuit.

NBA, where amazing happens.

Le slogan n’a jamais aussi bien porté son nom, à part peut-être à l’époque où J.R. Smith jouait des Finales NBA. Le premier fait notable de la soirée ? Une minute de jeu, Giannis Antetokounmpo pénètre dans la défense des Rockets pour la première fois de la soirée et… la cheville du Freak tourne. Immédiatement le MVP se tient la cheville en grimaçant, sort du terrain et… ne le refoulera pas de la soirée. Plus tard Mike Budenholzer se montrera rassurant mais peu importe la suite, on en reparlera vite d’ailleurs, les Bucks sans Giannis ne sont plus tout à fait les Bucks. Pas de panique tout de même pour les bookmakers car à cette heure-ci les Rockets restent une équipe drivée par Kelly Olynyk alors on se dit que malgré tout « ça devrait le faire pour Milwaukee ». Surtout qu’au final le trio improvisé Jrue Holiday / Khris Middleton / Bryn Forbes compilera… 92 points, et si vous lisez ces lignes sans connaitre le score vous vous dîtes alors que tout a roulé pour les Bucks.

Sauf que.

Sauf que, cette nuit, côté Rockets a persisté un état d’esprit plutôt rare cette saison, le genre de petite flamme qui vous fait gagner des matchs. On parlait un peu plus haut du trio magique des Bucks ? Parlons désormais du trio… mythique des Rockets. 24 points, 13 rebonds, 4 passes, 2 steals et 1 contre pour un Kelly Olynyk assez incroyable depuis son arrivée à Houston lors de la deadline du 25 mars, 31 points, 9 rebonds et 4 passes pour un Christian Wood qui assoit plus que jamais sa présence sur le podium des MIP 2021 et, surtout… 50 points et 11 passes pour Kevin Porter Jr., qui a… attends, quoi ? 50 ? On est d’accord, ça choque un peu. 50 pions donc pour le petit génie, à 16/26 au tir dont 9/15 du parking de la rehab et 9/11 aux lancers, 50 pions assortis de 5 rebonds et 11 passes histoire de mettre un peu d’épice et de devenir, évidemment, le plus jeune joueur de l’histoire à compiler un 50/10, puisqu’on rappelle que celui qui est davantage connu pour avoir l’esprit torturé et pour dépasser les limites qu’on lui fixe n’a même pas… 21 ans. Ah. Un festival de 41 minutes, sur la tête de Jrue Holiday qui reste, on le rappelle, l’un des meilleures défenseurs de la Ligue à son poste, mais un festival qui ne signifie rien d’un point de vue « équipe » au cœur d’une saison claquée mais qui nous donne un aperçu de ce que pourrait être la carrière d’un gamin pétri de génie et qui n’avait jusque-là pas sorti grand chose de sa manche. Une perf isolée donc, mais gardez ça dans un coin de votre tête : Kevin Porter Jr. a tout pour être l’une des darling de la Ligue dans les quinze prochaines années, à condition que son comportement ne l’oblige pas à évoluer toute sa vie au dessous des radars.

Au final une victoire plaisir pour les Rockets, une défaite pas plus dérangeante que ça pour des Bucks qui ont davantage la tête à l’infirmerie ce matin, et donc une soirée que l’on a encore du mal à comprendre, peut-être, finalement, parce qu’il n’y a rien à comprendre. Disons simplement que cette nuit KPJ a psoé les bases d’une carrière magnifique, à condition… qu’il le veuille vraiment.

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