Sixers

À la cool, les Sixers broient le Thunder : Joel Embiid n’a pas encore dit au revoir au trône de la Conférence Est

Joel Embiid

À la cool.

Source image : NBA League Pass

Quel massacre. Les objectifs ne sont pas les mêmes, soit. Mais une tartine de la sorte dès le début de semaine ? Ça nous aura au moins permis de voir quelques nouvelles têtes, deux, trois moves tricolores et un zeste de Joel Embiid. Débrief. 

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Nous y sommes, Sixers – Thunder. Le petit logo PEGI 18 apparaît à l’écran, ce soir Joel Embiid affronte Moses Brown. Essayez de frotter une meule de Savoie contre un Babybel. Comparez Peter Dinklage et André Bouchet. Un peu comme si le débat de l’entre-deux tours était un concours de bouffeurs de hot-dog entre José Bové et Marlène Schiappa. Sur le papier, y’a pas match. Plus globalement, cette rencontre oppose deux équipes qui ne partagent pas grand chose. Les Sixers veulent se rapprocher du trône duquel ils ont récemment été destitués par les Nets, tandis que le Thunder sort les chenilles processionnaires (rapport au tank et au Process, t’as vu). À Philly, Danny Green, Paul Reed et Mike Scott sont notés indisponibles. Dans l’Oklahoma, on déplore les absences de Luguentz Dort, Tony Bradley, Gabriel Deck et Josh Hall. Les joueurs s’échauffent, et tout ce beau monde prend place. Dès l’entame, Moses Brown pose un premier alley-oop sur Joel Embiid. Le Camerounais ne défend tout simplement pas. Il ne s’est d’ailleurs même pas donné la peine de sauter à l’entre-deux. Oui, Joel Embiid est un flemmard. On passe de l’âne au coq avec ce premier floater de Théo Maledon. Le frenchie enchaîne avec un petit step-back dans l’aile, puis une provocation de faute. Le prince de Villeurbanne compte déjà cinq points en quatre minutes de jeu. Une performance ô combien anecdotique quand en face, les Sixers se sont déjà envolés au score. Il fait drôlement bon être né Curry, Seth le sait et balance des dingueries du parking. Tiens, Darius Bazley et le Royaume du crâne de cristal, le sophomore part à l’aventure et se fraie un chemin vers le cercle à base d’eurostep longilignes. Scène semblable pour un résultat différent, Aleksej Pokusevski s’en va placer un airball à deux mètres du cercle. Le petit bonhomme de cette première période n’est autre que Dwight Howard. L’intérieur de Philly explose le cercle, ramène la faute chez lui et l’appelle Clémentine (Philadelphie Sixers 60 – 45 Oklahoma City Thunder).

Ça y est, il n’y a plus l’ombre d’un système de jeu côté Oklahoma. On balance des torchons puis ce n’est qu’après que l’on se soucie du résultat. Bien qu’il fasse toujours sur la réserve, Joel Embiid lâche son petit chantier et transforme Moses Brown en Brisco Basket Freestyle. Hop, apparition de Charlie Brown Jr. et sa teinture Danone bi-goût. Hop, tentative de 3-points dans l’aile pour le joueur du Thunder. Hop, contre de Ben Simmons dans la margoulette. Le deuxième frenchie de la soirée sort de sa grotte : Jaylen Hoard enfile les rebonds mais ne parvient pas à les refourguer contre des points. L’écart tutoie la trentaine, puis les Sixers ralentissent le move en envoyant le garbage gang dans le dernier quart-temps. Le moment de réaliser que l’on donnerait beaucoup pour un teasing de la saison 2025-26 des joueurs présents sur le parquet. On pense à Aleksej Pokusevski et son stop-and-go de meneur, à Matisse Thybulle qui défend comme un lynx, à notre Théo national qui – entouré de trois joueurs – trouve quand même une ouverture de passe. Enfin, les derniers trotteurs échangent quelques points. Le MVP et Rookie de l’année en G-League – Paul Reed – profite de ces quelques minutes pour envoyer 10 points, 9 rebonds, 1 assist, 1 interception et 2 contres. Lui aussi, c’est du costaud. La joute se clôt sur un petit poster de Jaylen Hoard, évitant le zéro pointé au tricolore. Détail statistique qui a son importance, Philly termine la partie avec 22 interceptions, un record de franchise pas établi depuis 1984. Sans argument supplémentaire dans la course au graal individuel, Joel Embiid se suffit quant à lui d’un 21/5/1 en 22 minutes de jeu. L’important est ailleurs, les Sixers profitent d’une cartouche pour revenir à une défaite d’écart avec les Nets.

On ne va pas se mentir, l’opposition n’a pas existée. Écarté dès l’entame par une équipe de Philadelphie sérieuse, le Thunder a « décroché » une quatorzième défaite consécutive. Tanking, quand tu nous tiens… 

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