Spurs

Les Spurs mettent fin à la folie Wizards : la sorcellerie n’est jamais finie, sauf quand DeMar DeRozan l’ordonne

Bradley Beal

Dommache.

source image : montage TrashTalk via YouTube

Ces gamins sont É-PUI-SANTS. Au terme d’un match disputé de bout en bout, les Spurs ont mis fin à la série de huit victoires consécutives des Wizards. Le scénario ? Un thriller parsemé de briques, de coups d’éclat, et de gonfle qui glisse sur l’arceau. Il faudrait trois romans pour le comprendre, on vous l’explique en quelques lignes. Débrief.

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Ils sont la tendance du moment, Bradley Beal et Russell Westbrook affolent la planète orange. Contrairement au duo Vitaa – Slimane que plus aucun conducteur ne peut blairer. M’enfin, les Wizards – en back-to-back – restent sur huit succès de rang et prennent visiblement la mission Play-in très à cœur. À la base c’était juste une grosse vanne puis ces malades l’ont rendue possible. Sur le banc opposé, un grand penseur voyage avec sa prose : Gregg Popovich et ses Spurs sont en croisade. Neuvièmes de la Conférence Ouest, les Texans ont décroché quatre succès lors de leurs cinq dernières rencontres. Vous l’aurez compris, ce match est importantissime pour chacune des deux équipes. Les Wizards doivent faire sans Robin Lopez, touché à la cheville. Hormis Trey Lyles lui aussi abîmé au panard, les Spurs affichent complet. À peine l’entre-deux valdingué que le fanatisme s’empare déjà du match : Bradley Beal pose 13 points dans le premier quart-temps, Dejounte Murray se limite à la dizaine. La qualité hasardeuse des raquettes fait que les deux électrons privilégient l’attaque de cercle au tir extérieur. En sortie de banc, Anthony Gill permet aux Wizards de ne pas s’effondrer devant l’adresse insolente des Texans : l’ailier cale 13 points en première période. L’organisation défensive de Scott Brooks sur pick-and-roll n’est à montrer dans aucune école de basket-ball. Les Spurs exploitent parfaitement les largesses offertes par ce manquement et DeMar DeRozan se retrouve constamment en mismatch sur Raul Neto. Si on ne parle pas de Russell Westbrook, c’est qu’il est trop occupé à construire une station balnéaire sur les rives du Potomac (Washington Wizards 62 – 65 San Antonio Spurs).

 

Le retour dans l’arène est marqué d’une sale affaire. Derrick White se prend le peton de Jakob Poeltl et ce n’est pas très beau à voir : la cheville et le genou tournent, forçant le meneur à rejoindre le vestiaire. Affaire à suivre. Quoi qu’il en soit, le début de troisième quart-temps tourne à l’avantage des Wizards, correctement propulsés par un Bradley Beal taille patron. Les Spurs s’appuient quant à eux sur un trio DeMar DeRozan – Dejounte Murray – Keldon Johnson pour répondre au feu par le feu. Puis, l’anomalie devient banale lors des douze dernières minutes. On assiste à un duel entre Alex Len et DeMar DeRozan où le pivot de la capitale joue des épaules pour déposer son cuir là où il faut. À une petite minute du terme, le score est de 131-131. Les grands bonhommes de la soirée – Bradley Beal et DeMar DeRozan – ajoutent chacun deux unités au compteur. On ne pose pas le calcul, c’est plutôt simple. Résultat des emplettes, DeRozan se retrouve avec le dernier ballon sous le bras : l’arrière envoie un fadeaway contesté… in-n-out ! Tout ce beau monde part donc se foutre sur la tronche en prolongation. Supplément à l’issue duquel les Spurs sortent vainqueurs de la rencontre. Trop esseulé, Bradley Beal n’a pas pu compter sur l’adresse de ses compères. Pourtant en triple-double, Russell Westbrook termine la partie à 9/26 au tir. En face, Dejounte Murray pose 25 points, 17 rebonds (career high), 5 assists et 3 interceptions à 52% au tir. L’homme du match n’est autre que DeMar DeRozan, auteur de 37 points et 10 assists.

Huit victoires et puis s’en va. Toutes les séries sont faites pour êtres brisées, il n’empêche que celle-ci paraissait peu évidente il y a quelques semaines. Les Wizards ont su redresser la tête, ce n’est pas une petite défaite qui va les replonger dans la lose : on to the next one !

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