Celtics

Jayson Tatum entre dans l’histoire, et c’est extrêmement violent : 60 points, le comeback de l’année et des Spurs désarçonnés

Jayson Tatum

Devant la famille.

source image : NBA League Pass

C’est dans la défaite que l’on progresse, un proverbe qui est aussi la clé de cette rencontre. À force de se faire taper sur le ciboulot – y compris en début de partie – les Celtics se sont mués en Playoffs Gang des favelas. Les Texans ont des six-coups, mais le Massachussetts a son gangster. Débrief.

La jolie boxscore maison, c’est par ici

Marlène Schiappa veut Cyril Hanouna pour animer le débat de l’entre-deux tours, nous voulons Jayson Tatum. L’un fout des nouilles dans le slip de Matthieu Delormeau, l’autre dans le calebar de DeMar DeRozan. La pétition est juste ici, y’a plus qu’à signer. Allez, les Celtics reçoivent des Spurs version à fond la forme : cinq victoires en sept rencontres et une huitième place ex-aequo avec les Grizzlies. Seuls Derrick White – out pour la saison – et Trey Lyles squattent l’infirmerie texane. L’adversaire du soir ? Un autobus vert qui prend le périph à contresens. Les Celtics restent sur deux victoires en six matchs et affichent un niveau de jeu bien en deçà de celui attendu. Une méforme correctement imagée par le Français Evan Fournier qui – depuis son retour de protocole sanitaire – compile un vilain 5/31 au tir. Aucune certitude quant au contenu de la postseason des Celtics donc, mais une belle occasion de réagir en s’imposant dès ce soir. Nota bene, Kemba Walker est annoncé indisponible et revêt son meilleur pull sur le banc Boston. Sans le savoir, le trio arbitral déclare ouvert un premier quart-temps aux allures de hagra. Le génocide des C’s est officiellement reconnu par l’État texan, mais le mal est fait : Boston mange un 39-16 en douze minutes de jeu. Il faut attendre 11 minutes et une poignée de secondes pour qu’un Celtics autre que Jayson Tatum ne score. Le collectif Spurs déroule autour d’un Dejounte Murray tout feu tout flamme : 20 points, 4 rebonds et 3 assists à 9/9 au tir, le tout en première période. Les DeMar DeRozan, Jakob Poeltl, Patty Mills et autre Rudy Gay ajoutent un coup de tuba à la partition, puis San Antonio s’envole au score. Le pauvre Jayson Tatum traîne ses boulets au pied et claque malgré tout 24 points dans le premier acte : voici le S.O.S, d’un terrien en détresse (Boston Celtics 48 – 77 San Antonio Spurs).

Prenez la première période, inversez complètement la physionomie et ajoutez un fond de cognac dans les pompes de Jayson Tatum. On parle alors d’une performance extraordinaire des Celtics, mais surtout d’un choke monumental de San Antonio. Les Spurs ne parviennent pas à stopper l’hémorragie naissante et Evan Fournier pose ses deux premiers tirs primés de la partie. La belle surprise Aaron Nesmith crache ses poumons et donnes corps et âme à la philosophie Brad Stevens. La caméra zoom alors sur un Greg Popovich furieux qui ressemble de plus en plus au Roi de la Nuit dans Game Of Thrones. Coup de frein : l’écart est encore loin d’être défait car même si les Celtics ont sorti un troisième quart-temps de conquérants, treize unités séparent toujours les deux formations. Mais treize, qu’est-ce donc lorsque vous avez Jayson Tatum dans votre équipe ? L’ailier claque 21 plaques dans la quatrième strophe et force une prolongation totalement inespérée. Si tant est que la performance est collective, Boston réalise le troisième plus gros comeback de ces vingt-cinq dernières années. Là n’est même pas l’important, Jayson Tatum compte 50 points et va accroître son total jusqu’à 60 en prolongation. À coups de step-back du futur, de pénétrations dorées et d’un groupe sanguin glacial à souhait, l’ailier All-Star inscrit son nom dans les bouquins d’histoire. C’est Jaylen Brown qui call the game à 3-points, tirant le rideau sur la prestation exceptionnel de son compère : 60 points, 8 rebonds, 5 assists, 1 contre et 0 ballon perdu (what the ?) à 54% au tir dont 71% de loin (5/7). Dès lors, on peut trouver bon nombre de stats explosées par le bonhomme de 23 balais, mais on retient surtout qu’il égale le record all-time de points dans un match des Celtics (Larry Bird). En sous-marin, Boston décroche une victoire importantissime et s’empare de la sixième place de la Conférence Est. M’enfin, Jayson Tatum est fêté par ses partenaires, Tristan Thompson saute dans tous les sens, Jaylen Brown check l’excellent DeMar DeRozan, et le gros bonnet de la soirée partage un chouette moment avec son fils.

Planter la soixantaine sur les Spurs, y’a-t-il réellement meilleur hommage possible pour un fan de Kobe ? Le bonhomme n’a que 23 ans et fait déjà gagner les siens à coup de perf historique, on ne peut qu’être pressés de voir la suite. Et s’il guidait les Celtics vers une postseason à l’issue positive ? C’est possible ça ?

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