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Les Sixers gâchent le retour de Trae Young : nouvelle victoire et nouveau blow-out, ça préchauffe en Pennsylvanie

Ben Simmons

À l’aise.

source image : NBA League Pass

Couronne presque sur la tête, Joel Embiid et ses Sixers s’en sont allés remettre les Hawks à leur juste place. Une prestation venue gâcher le très bon retour de Trae Young et les ambitions de Nate McMillan. Quand on est simple disciple de la Conférence Est, s’attaquer à l’une de ses pointures peut vous coûter la vie. Débrief.

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Que fait-on à trois semaines des Playoffs ? On sort la grosse cylindrée pour impressionner la femme du voisin. En quête d’un trône désormais propriété des Nets, les Sixers jouissent d’une infirmerie sans locataire. La forme des Pennsylvaniens est énigmatique, eux qui ont enchaîné quatre défaites consécutives avant de faire plier un Thunder déjà très souple. S’ensuit un succès contre les Hawks mercredi soir, et la troupe de Joel Embiid se représente aujourd’hui devant les Faucons. Si Trae Young fait son retour après un mois de convalescence, les Géorgiens doivent faire sans Kevin Huerter, Cameron Reddish, De’Andre Hunter et Bogdan Bogdanovic. Une liste nauséeuse avec laquelle Atlanta veut pourtant relancer une machine enrayée depuis deux rencontres. C’est cool, les Hawks comprennent parfaitement l’enjeu et dynamitent Philly en début de partie.

Bien que Joel Embiid place un premier fadeaway sur Clint Capela, le Suisse domine les débats et profite d’une défense camerounaise on ne peut plus douteuse sur pick-and-roll. Comme un dingue, Trae Young s’empare de l’orchestre et guide ses musiciens : John Collins alterne entre zone 51 et poste bas, Solomon Hill déploie les ailes en défense et Tony Snell s’applique de loin. Les jours se suivent et se ressemblent, le dernier nommé est clinique dans cet exercice, à tel point qu’il est en passe de réaliser une petite dinguerie. Si Tony Snell score ses cinq prochains tirs primés, il atteindra les 60% de réussite à 3-points cette saison. Une statistique vulgairement contrastée par la suite du déroulé. Après sept minutes de sueur et de coudes, Clint Capela en est déjà à trois fautes. La sortie de l’intérieur condamne un collectif qui n’avait pas à se soucier du cas Joel Embiid. Ainsi, l’écart de dix unités est rapidement défait par la second unit de Philly. Les Sixers s’invitent au Bal des oiseaux fantômes et sortent les carabines en pleine représentation : Brandon Knight et Onyeka Okongwu s’accrochent au short d’un Dwight Howard remixé sauce Orlando 2010, Ben Simmons joue incroyablement juste, Tobias Harris développe ses petites actions smooth et le Cameroun récupère les droits TV de la rencontre (Philadelphie Sixers 65 – 46 Atlanta Hawks).

Dans le veston de Nate McMillan – tacticien en course pour le trophée de coach du mois d’avril – un succès devant le coleader de la Conférence Est aurait été bien accueilli. De ce fait, la fauconnerie réagit et les Hawks surpassent un mur pennsylvanien bâti sur la fondation Thybulle. Le génie Trae Young refait surface et passe la trentaine, insufflant un crachin d’espoir sur ses camarades. Chassez le Gallo, il revient au naturel : Danilo Gallinari pose 16 points dans la rencontre et impacte en sortie de banc. Les esprits s’échauffent quand Kris Dunn – qui n’a plus souri depuis le 12 janvier 2017 – tire le maillot de Shake Milton et glisse une tentative de coup de peton au passage. Le cinquième choix de la Draft 2016 évite l’éjection et ne prend même pas de faute technique, tout simplement incompréhensible. Un run des Sixers en début de quatrième quart-temps clôt les débats, appelant Tyrese Maxey et ses potes sur le garbage court. Forcément, Dwight Howard n’est pas convié au repas des tocards et sort sous les acclamations fictives du Wells Fargo Center : 19 points, 11 rebonds et 2 contres pour la rentabilité en personne. Les cœurs se réchauffent et l’ambiance tutoie son prime lorsque l’intérieur harangue les quelques centaines de spectateurs. La raison ? Bruno Fernando manque son premier lancer et un repas gratuit est offert au MVP du match s’il loupe le second. C’est dedans : Dwight Howard restera fit. On aperçoit un fabuleux coast-to-coast de Paul Reed, puis la partie s’achève sur une large victoire de Philly. Les Sixers tapent un record en remportant leur trois derniers matchs avec un cumul de 96 points d’écart. Mieux encore, aucun joueur du cinq majeur n’a joué plus de 26 minutes (Ben Simmons), couplant load-management et succès de prestige. Attention, le trône de l’Est n’est pas encore signé au nom de Brooklyn.

Un Trae Young trop esseulé est forcé de ployer le genou devant la principauté. Il reviendra plus fort dans les années qui suivent – cela ne fait aucun doute – mais en attendant ce sont bien les Sixers qui sont au goût du jour. Tendance Maxey. 

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