Spurs

Gregg Popovich tout seul, tout en haut : 1336ème victoire en saison régulière, record all-time pour un entraîneur

Gregg Popovich

Vieux roi et son jeune prince.

Source image : NBA League Pass

C’est beaucoup trop pour notre petit cœur. Dans la nuit de vendredi à samedi – nuit pourtant des plus anodines – 26 ans d’histoire nous sont revenus en pleine tronche. Les Spurs ont gagné, mais ça à la limite on s’en fout. Les Spurs de Gregg Popovich ont gagné. Quatre jours après avoir égalé Don Nelson, le plus légendaire des velledas a décroché sa 1336ème victoire en saison régulière. Tout seul. Tout en haut.

La boxscore maison – si tant est que quelqu’un en ait quelque chose à faire – est juste ICI !

Qu’il est difficile de trouver les mots. Ne pas abuser des superlatifs, rester mesuré, éviter de vanner gratuitement Doc Rivers dans un article qui parle de Gregg Popovich. Comment faire ? Comment aborder un sujet si peu tabou qu’il en devient précieux ? On ne touchera probablement qu’une seule fois à ce record, c’est maintenant, entre ces lignes. Nous pourrions fuir nos responsabilités et axer ce papier sur le double-double de Jakob Poeltl. Il a quand même posé 15 points et 11 rebonds après tout. Et puis ce n’est qu’une 1336ème victoire en saison régulière hein, faut qu’il arrête Pop. C’est un record all-time : Don Nelson est dans son rétroviseur, tout les entraîneurs – aussi légendaires qu’ils soient – sont dans son rétroviseur. Mais à un moment donné, les Spurs sont 11èmes de la Conférence Ouest, donc c’est pas en célébrant chaque petite statistique que tu vas te qualifier pour le play-in. Et c’est encore moins en eejeaodksqdoqdka… Hop, je prends le relais, le stagiaire vient de faire une syncope. Sans doute la pression d’un sujet qui sort des sentiers battus. On l’a laissé devant le PC avec comme seule consigne : « si un joueur met plus de 30 points tu fais un récap hein, et tu me feras un dossier complet sur la passion qu’entretient Lonnie Walker pour le folklore péruvien ». Et pendant ce temps, l’autre devient l’entraîneur le plus victorieux de l’histoire. Tu m’étonnes que le petiot ait vrillé.

C’est fun hein, mais il y a mieux pour le transit d’un homme de 73 ans que de se mettre à douze pour le secouer. M’enfin, pour ce qui est du match, soit le Jazz a choke, soit les mormons souhaitaient assister à l’histoire aux premières loges. Aucun jugement de valeur, on aurait fait pareil. Les Spurs ont récupéré le lead dans le dernier quart-temps après avoir été menés de dix unités pendant environ toute la rencontre. Ce grâce à un Dejounte Murray de gala qui laisse derrière lui 27 points, 9 rebonds, 4 assists et 5 interceptions à 39% au tir. On se sent d’ailleurs honteux de parler du meneur qui, bien que tout feu tout flamme cette saison, n’est pas Gregg Popovich. L’accomplissement du coach texan est l’occasion de revenir sur sa carrière, longue de 26 années, en quelques statistiques. Il est le 3ème coach le plus victorieux de l’histoire en Playoffs. Il a cinq titres NBA (1999, 2003, 2005, 2007 et 2014). Il a été élu entraîneur de l’année à trois reprises (2003, 2012 et 2014). Il a le 6ème meilleur pourcentage de victoires dans l’histoire de la saison régulière. Son nom est indissociable de l’un des meilleurs Big Three de l’histoire, coucou Tony, Manu et Tim. Il est tellement ancien dans le game que les coachs adverses disent que « c’est une bénédiction d’avoir joué pour lui. » Un peu comme si un joueur NBA était dans la même équipe que son fils. Ça n’aurait aucun sens hein. Vraiment aucun.

C’est une bénédiction pour les joueurs d’avoir évolué sous ses ordres, c’en est une pour nous de l’avoir suivi à travers nos écrans. Le nom de Gregg Popovich fait désormais partie de ceux qui évoquent bien plus que le basket-ball. Il est le visage des San Antonio Spurs. Il est une page de l’histoire du sport.

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