Celtics

Jayson Tatum et Stephen Curry jouent avec le feu : 44 points et la win pour le premier, 47 points pour Steph, « la vache j’ai chaud »

Jayson Tatum 18 avril 2021

Un match magnifique, deux joueurs incroyables et du respect mutuel, on appelle ça la nuit parfaite.

Source image : YouTube

La forme actuelle des deux joueurs couplée à l’absence annoncée de Jaylen Brown nous faisait la promesse d’un one-on-one de qualité. Deux profils différents évidemment mais deux des incendiaires les plus compulsifs de la Ligue, alliant pour notre plus grand bonheur les statistiques et le flow, les performances et l’attitude. Evidemment les deux stars furent au rendez-vous, participant à faire de ce Celtics-Warriors l’un des plus beaux matchs de la saison, tout simplement.

La boxscore de ce fabuleux duel à l’épée, c’est juste ici

C’est quand même incroyablement beau le basket. Quand il est joué à ce niveau, quand il est mis en lumière par de tels phénomènes. Cette nuit ? Deux hommes furent donc les têtes d’affiche d’une somptueuse affiche, le genre d’affiche qui aurait pu être une Finale NBA il y a de ça quatre ou cinq ans, entre deux franchises victimes depuis d’un léger recul dans la hiérarchie mais sans pour autant disparaitre des odds de la Team Parieur. Cinq victoires de suite pour des Celtics qui reverdissent, des Warriors toujours très dépendants des exploits de leur chef mais plus que jamais en lice pour aller emmerder tout le monde lors du prochain play-in, et donc ce choc attendu entre deux des poignets les plus affutés de la Ligue. D’un côté le futur, Jayson Tatum, disciple de Kobe parfois inconstant mais littéralement injouables les soirs de température, et de l’autre le passé et le présent, Stephen Curry, qui réussit donc actuellement à nous lâcher une saison plus folle encore que celle qui l’avait vu devenir le premier MVP unanime de l’histoire en 2016. Rien que ça.

Cette nuit ? Un vrai ballet entre les deux All-Stars, accompagné d’une douce musique jouée par les 19 acteurs présents. Un mano a mano débuté dès la première seconde et qui ne se terminera que dans une étreinte respectueuse à la fin du match, entre un Jayson Tatum victorieux et un Stephen Curry défait et blessé. Blessé à la cheville en fin de match, une cheville douloureuse mais qui ne l’empêchera pas de rajouter trois énormes tirs à 3-points à son total du soir (11/19, si quelqu’un vous demande). Un troisième carton à dix threes ou plus en quatre matchs, un mois d’avril qui continue de servir de bureau d’étude aux plus grands statisticiens du pays, mais ce soir un autre fêlé du bocal lui faisait face et repartira finalement avec le pompon de la victoire. 47 points pour Stephen Curry ? 44 pour Jayson Tatum, à 16/25 car gâcher c’est mal, et surtout une victoire essentielle aux Celtics dans la course au Top 4 à l’Est.

Absolument intenable durant 40 minutes, JT enchaine et a pu compter cette nuit sur les apports précieux de Kemba Walker, auteur de 26 pions dont quelques uns bien utiles en toute fin de match, sur un Marcus Smart maladroit mais retrouvant le chemin du panier au meilleur des moments, et sur un… Jabari Parker tranchant pour son premier match avec Boston. 11 points à 5/6 pour le n°2 de la Draft 2014, qui retrouvait d’ailleurs le n°1 de cette même Draft en la personne d’Andrew Wiggins, un Wiggins qui réussit l’exploit de ne pas faire une meilleure carrière que Jabari alors que lui ne s’est jamais blessé. Un peu de méchanceté gratuite qui ne fait pas de mal dans une nuit où tout est tout beau et tout gentil, une chute digne des meilleurs épisodes de Jackass pour Juan Toscano-Anderson, et au bout du compte donc, cette sixième win de suite pour les hommes de Brad Stevens et une défaite malvenue pour des Dubs qui verront un peu plus tard dans la soirée les Grizzlies et les Spurs s’imposer histoire de rajouter un peu de piment à la course aux places 8, 9 et 10 de l’Ouest.

Magnifique face to face entre deux des plus excitantes darlings de la Ligue, et au final la victoire pour celui qui était le mieux entouré. Mais pour nous l’essentiel est ailleurs, à savoir au souvenir d’une douce nuit d’avril dont on se rappellera quelques temps, avant que d’autres ne viennent très vite la bouter hors de notre mémoire. C’est comme ça la NBA, ça va vite, on enchaine.

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