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Les Sixers en patrons face aux Clippers : Joel Embiid vs Paul George ? Le combat fut intense, et il s’est réglé sur la ligne des lancers

Enorme choc cette nuit au Wells Fargo Center, entre les leaders de l’Est et – peut-être bien – l’équipe la plus en forme de la Ligue depuis la coupure du All-Star Game. Toujours pas de Kawhi Leonard côté Clippers, dommage mais il faut bien garder quelques cartes dans sa manche, et en tout cas un match sérieux de la part de deux franchises sur qui on pourrait très bien poser un billet en vue d’une confrontation en juillet prochain pour les Finales NBA. En attendant ? Joel Embiid reste le boss, souvent sur la ligne mais il reste le boss.

La boxscore de ce match aux allures de potentielle Finale NBA, c’est juste ici

Note à tout le monde, ceux qui estiment que le nombre de lancers obtenus par Joel Embiid est un cache-misère et devrait enlever du crédit à son talent sont les mêmes qui utilisent le surnom Penaldo en croyant dur comme fer que Cristiano n’est pas plus qu’un Cyril Pouget portugais. Ceci étant dit, passons donc à ce match, ce très bon match de basket entre deux équipes sérieuses, le genre de phrase que l’on a utilisé ni pour le recap de Pels – Wizards, ni pour celui du match entre les Raptors et le Magic. Clippers – Sixers ? La rencontre entre deux forces de frappe incroyable, et, match dans le match comme le disait si bien ce bon Saccomano, un duel au couteau entre Joel Embiid et Paul George, deux des joyaux de la Ligue et, qui plus est, très en forme en ce moment. Deux hommes qui frapperont fort d’entrée mais des Sixers plus focus en défense et plus adroits de loin, alors que le pivot camerounais commençait son chantier en sifflotant. La différence entre les deux formations cette nuit ? Un leader incroyable de chaque côté mais un supporting cast plus homogène côté Philly, car si pour les hommes de Tyronn Lue la bonne surprise sera venue de Patrick Patterson, Joel Embiid aura pour sa part pu compter sur un vrai lieutenant en la personne de Ben Simmons, de plus en plus candidat d’ailleurs à une deuxième place au classement du DPOY qui serait amplement méritée compte tenu du caractère éliminatoire de ses narcissiques et quotidiennes déclarations.

En défense donc, le duo Embiid / Simmons étant diablement bien épaulé par Matisse Thybulle, Danny Green et même… Furkan Korkmaz, si si, et en attaque, puisqu’à l’exception de cette énorme bille de Mike Scott chacun a pu apporter sa pierre à l’édifice, l’ami Furkan repartant avec le pompon du jour grâce à ses cinq réussites du parking. Un match globalement maitrisé par les accueillants, mais une réaction très sérieuse des Clippers en deuxième mi-temps, PG trouvant en Pat Pat ou Rajon Rondo de belles alternatives au scoring, alors qu’en défense ça resserrait salement les boulons pour réduire l’écart et même passer devant de manière tout à fait logique et méritée. Un score serré comme le jean d’une Instagrameuse et le sort du match qui allait finalement basculer côté Pennsylvanie grâce à des tirs bien couillus de Shake Milton ou Furkan Korkmaz, et grâce à un Joel Embiid qui finissait donc son festival sur la ligne des lancers. One leg, two legs aussi hein, solidité dessous, incapacité des défenseurs à le bouger, un Joel Embiid au final en 36/14 alors que de l’autre côté Printemps P poursuivait son beau mois d’avril avec une nouvelle énorme fiche à 37/9/6, mais insuffisant pour aller chercher une win qui aurait permis de mettre un semblant de pression sur la deuxième place des Suns à l’Ouest, tandis qu’à droite les Sixers continuent de résister au souffle chaud d’un serpent venu de Brooklyn.

106-103 Sixers, main event on attendait et main event on a eu, dans un match dont l’intensité nous a parfois rappelé que vivement les Playoffs. Ca tombe bien, on reverra bientôt tout ce petit monde en configuration guerilla, avec Tobias Harris et Kawhi Leonard en renfort pour chacune de ces deux armées. Spoiler ? Il y a peut-être un indice caché dans cette dernière phrase concernant les chances potentielles de ces deux franchises de briller avant l’été…

1 Comment

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  1. ropib

    17 avril 2021 à 17 h 21 min at 17 h 21 min

    Simmons DPOY !
    Arrêtez les mecs avec Gobert (très bon), sinon ça va nous souler et c’est lui qui va en pâtir.

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