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Les Bulls trébuchent face au Magic, et c’était encore bien moche : c’est quoi le projet en fait ? Parce qu’on comprend pas tout

Chicago Bulls

Deux All-Stars, des jeunes pépites, une conférence où tout est possible… mais il vous faut quoi en fait ?

Source image : wikipedia

Pour beaucoup grands gagnants de la trade deadline grâce aux ajouts de Troy Brown, Daniel Theis et, surtout, de Nikola Vucevic, les Bulls confirmaient alors leur relatif bon début de saison et se plaçaient concrètement parmi les candidats aux Playoffs à l’Est. Depuis ce fameux 25 mars ? Quatre défaites de rang, puis trois victoires, ah, et de nouveau quatre défaites, dont celle plutôt dérangeante la nuit dernière. C’est quoi le souci les gars ? C’est l’habitude de sortir le tank au printemps qui refait surface ?

La boxscore du match entre une bonne équipe de basket et les Bulls, c’est juste ici

On ne va pas tourner autour du pot de midi à quatorze heures en y allant par quatre chemins : quelque chose qui ne tourne pas rond dans cette équipe. Pour la faire courte cette nuit ? Individuellement déjà ? Nikola Vucevic n’a pas grand chose à se reprocher, à part peut-être le regret de ne pas avoir assez participé à l’attaque en fin de match, mais Zach LaVine rentrait ses tirs alors on n’a rien dit. Zach LaVine d’ailleurs, quelle énigme. Inexistant durant trois quarts-temps car jouer les chefs d’orchestre c’est bien mais être Chris Paul n’est pas donné à tout le monde, puis un dernier quart limite GOATesque mais le réveil était assurément trop tardif. Coby White ? Se heurte depuis un moment au sophomore wall si tant est qu’il existe. Lauri Markkanen ? Merveilleux joueur mais cantonné depuis son retour – et depuis l’arrivée de Vucevic – à un rôle de shooteur exclusif, c’est con parce que parait-il qu’il sait faire plein d’autres choses. Thaddeus Young ? Peut-être le plus gros souci car celui qui était le poumon de l’équipe il y a encore trois semaines a complètement disparu des radars et traine sa peine sur les lattes jusqu’à se faire ghoster par son coach à force de ne rien faire. Daniel Theis ? Joker, le gars se donne, c’est déjà pas mal et ça le rend utile. Patrick Williams ? Un peu mieux cette nuit mais que diable est-il venu faire dans cette galère serions-nous tenté de nous demander. Individuellement donc, beaucoup à redire sur ce match et, par extension, sur les Bulls new look du printemps. Mais le pire est peut-être bien ailleurs, à savoir dans cette mauvaise habitude prise de ramasser des tonnasses de points sans pour autant réagir.

120 face aux Warriors, 121 contre les Suns, 113 face au Jazz et aux Raptors, 120 contre les Hawks, 121 contre les Wolves et donc 115 cette nuit face à Orlando, pourtant pas réputé pour être l’une des attaques les plus flamboyantes de la Ligue bien que désinhibée depuis le départ de ses cadres il y a trois semaines. Parmi ces cadres il y avait d’ailleurs un certain Nikola, qui affrontait cette nuit ses anciens coéquipiers ou du moins ceux qui sont toujours là. Un bon match de Vooche on l’a dit, diablement adroit de loin le bougre, mais surtout un énorme match, en face, d’un autre déménagé du mois de mars entre la Floride et l’Illinois : Wendell Carter Jr.. Saignant face à une défense bien trop permissive, WCJ s’est éclaté toute la soirée en donnant l’impression de courir à côté de mecs qui marchent, de sauter à côté de mecs assis. Beaucoup trop de cadeaux pour l’ancien de la maison, beaucoup trop de cadeaux laissés également à James Ennis Jr., pas le plus Hall Of Famer du lot pour être honnête mais le genre de mec qui sanctionne quand on ne le respecte pas. De respect il n’y a pas eu non plus pour Michael Carter Waxx Jr., l’ancien crack de la cuvée 2015 passant sa nuit à perforer la défense des Bulls comme un coffre-fort sans verrou, pour Cole Anthony non plus, et même un Donta Hall a réussi à mettre le nez à la fenêtre en sortie de banc devant tant de passivité.

Au final une victoire entièrement méritée pour un Magic qui joue détendu mais une défaite assez honteuse dans le contenu pour une franchise censée étonner et en tout cas outillée pour. Alors on attend quoi ? Une réaction, rapide, faute de quoi les espoirs de relatif retour en grâce resteront à l’état de chimères. Les habitudes ont la vie dure quand on traîne sa peine en milieu de classement, faut que ça change mais ça ne changera pas sans… changements sur le terrain.

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