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Killian Hayes prend ses aises face aux Clippers : présence défensive, scoring, vista à la française, on avance

Killian Hayes 15 avril 2021

De la défense, du gros caviar, et une belle amitié naissante avec l’ogre Isaiah Stewart.

Source image : YouTube

Tout vient à point à qui sait attendre, comme le disait si bien Frederic Beigbeder, ou un autre, enfin bref. Cette nuit Killian Hayes a peut-être proposé la meilleure partition de sa jeune carrière, dans un match qui, comme tous ceux qui viendront jusqu’en mai, faisait la part belle à ces mecs en besoin de rythme. 8 points, 3 rebonds, 6 passes, le troisième plus gros temps de jeu de son équipe en sortant du banc et, surtout, le sentiment du devoir accompli. Allez, on enchaîne, step by step.

Après un tout début de saison compliqué d’un point de vue adaptation et confiance en lui, Killian Hayes avait vu son exercice rookie prendre un plomb bien crade dans l’aile avec une blessure à la hanche synonyme de trimestre entier à passer à réviser à la maison. Revenu aux affaires depuis une bonne dizaine de jours en plein cœur d’une opération tanking grandeur nature, le meneur français sort désormais du banc (et c’est tant mieux) en poursuivant son apprentissage désormais loin des mentors présents à son arrivée dans le Michigan. Quelques sorties encourageantes déjà, puis donc ce match, cette nuit face à des Clippers qui reposaient Paul George, Kawhi Leonard et Marcus Morris, c’est quand même plus pratique pour se montrer. Au final ? Une belle partition du gamin, en attaque mais aussi en défense malgré une dernière possession qui le verra mordre dans la feinte du héros du jour Reggie Jackson, et quelques motifs de satisfactions notables à commencer par le fameux « retour du mood », celui qui te cale une petite flamme au dessous de la chaussure au lieu de l’épine qui te grattait en début de saison. Intensité en défense donc avec notamment une interception dans les mains de Rondo donnant lieu à un tomar de Kiki tout seul en contre-attaque, et surtout une belle amitié naissante avec l’ogre Isaiah Stewart, tout heureux de se faire caviardiser par son nouveau copain made in Cholet.

Bien en jambes, toujours du mal à trouver la mire de loin mais incisif en pénétration et très capable de faire jouer ses collègues en prenant les décisions justes, sans se précipiter. Ne pas mette la charrue avant les Hayes à ce qu’on dit, et ça Kiki l’a donc bien compris, nous teasant une fin de saison durant laquelle la prise de confiance pourrait (doit) déboucher sur quelques mixtapes offensives, parce que c’est aussi ça qu’on demande à un Lottery Pick. Le prochain rendez-vous pour Killian Hayes ? Demain soir face… au Thunder, dans un franco-tankingico alléchant face à Theo Maledon, autre jeune meneur français drafté l’été dernier et auteur d’un autre genre de saison à OKC.

On prend son temps, on pose la veste, on regarde ce qui se passe et on se met au boulot. Killian Hayes a compris l’idée, ne pas aller plus vite que la musique. Poursûr cette fin de saison lui permettra de se montrer, de performer, et par la même occasion de fermer la bouche des milliers de coachs de Twitter, convaincus que sa place n’est pas en NBA mais plutôt en ligue péruvienne. Si si, y’en a plein, on vous voit et on note tout pour plus tard.

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