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Ben Simmons pique Rudy Gobert dans la course au DPOY : « J’ai planté 42 points face à lui »

Ça tire à balles réelles par ici.

Source image : YouTube

Dans la course aux différents trophées individuels, celle pour le titre de Défenseur de l’Année est l’une des plus passionnantes, notamment parce qu’elle implique notre Rudy Gobert national. Mais Rudy a de la concu, et son principal adversaire vient de Philadelphie. On parle de Ben Simmons, qui n’a pas hésité à rabaisser Gobert lors d’une récente interview.

Malheureusement, sauf opposition en Finales NBA, les Sixers et le Jazz ne se croiseront plus cette saison. Dommage, car la prochaine rencontre opposant Ben Simmons à Rudy Gobert mérite clairement le détour. Les deux favoris pour remporter le titre de Défenseur de l’Année vont tenter de marquer les esprits lors des dernières semaines de la saison régulière et Simmons a décidé de passer par la case interview pour tenter de convaincre les votants, en mettant en avant son dossier mais surtout en rabaissant celui de Rudy. Interrogé par Rachel Nichols d’ESPN à travers l’émission The Jump, le sniper joueur des Sixers a répondu ceci quand la journaliste lui a demandé s’il méritait de remporter le titre de DPOY comme le pense son coach Doc Rivers :

« Absolument. Je suis 100% d’accord [avec Rivers, ndlr.]. Je suis l’un de ces gars qui peuvent défendre sur les cinq postes. Bien évidemment, il y a beaucoup de respect pour Rudy. Je sais de quoi il est capable. Je sais qu’il est fort dans la raquette. Mais il ne défend sur personne. C’est la réalité. Il a défendu contre moi à Utah. J’ai terminé avec 42 points. Et apparemment je ne suis pas un scoreur. […] Je pense que c’est à moi de gagner le DPOY cette année. »

Eh bah, si Ben Simmons était aussi agressif en attaque que dans ses déclas, il serait sans doute encore meilleur mais ça c’est un autre débat. Pour en revenir à son argument de la polyvalence, c’est clairement ce qui le différencie de Rudy et qui peut lui donner l’avantage. Non seulement Ben Simmons peut shutdown un meneur adverse, mais il peut aussi défendre sur de plus grands gabarits. On parle d’un mec qui fait 2m11 pour 109 kilos, avec de grosses qualités athlétiques, une belle mobilité et un bon sens de l’anticipation (1,6 interception par match, Top 10 NBA). En défense, il pèse vraiment beaucoup et représente évidemment l’une des principales raisons de la solidité des Sixers dans ce secteur (deuxième à l’efficacité défensive avec 106,4 points encaissés pour 100 possessions), même si son copain Joel Embiid fait aussi une grosse part du boulot.

Rudy Gobert est dans un tout autre registre. Gobert, c’est le point d’ancrage défensif du Jazz, celui qui contrôle la raquette soir après soir. Numéro 2 au nombre de contres par match (2,8 en moyenne), Rudy sécurise le secteur intérieur comme peu de pivots peuvent le faire aujourd’hui, et cela sublime toute la défense du Jazz (quatrième à l’efficacité défensive avec 107,6 points encaissés pour 100 possessions) car cela permet à ses coéquipiers d’être agressifs dans le périmètre. Alors oui, on est moins dans l’aspect shutdown par rapport à Simmons, déjà parce qu’on est dans une ligue où les extérieurs sont rois. Dans la rencontre où Ben Simmons a marqué 42 points face au Jazz mi-février, les Sixers évoluaient sans Joel Embiid et cela a forcé Rudy à défendre sur Simmons sur pas mal de possessions. L’Australien a réussi à conclure face à lui dans la raquette à plusieurs reprises, mais on était souvent sur de la transition, du pick-and-roll, du rebond offensif, sans compter que de nombreux paniers ont été inscrits alors que Rudy était sur le banc. Donc déclarer « j’ai marqué 42 points face à lui », c’est vite dit hein. La candidature de Gobert prend surtout un coup quand c’est par exemple un Joel Embiid ou un Nikola Jokic, deux vrais pivots qui jouent au poste, qui plante 40 points sur sa tête, ce qui est d’ailleurs arrivé cette année. Mais au final, l’impact de Gobert sur la défense du Jazz et donc sur le succès d’Utah est immense, et son dossier est une nouvelle fois très solide. On espère juste que les votants ne joueront pas la carte de la lassitude, Gobert ayant déjà deux DPOY dans son armoire à trophées.

Encore une fois, le Jazz de Rudy Gobert se prend une pique, ça fait beaucoup quand même pour la meilleure équipe de toute la NBA au bilan. On attend désormais avec impatience la réponse de Rudy sur Saint-Quentin TV. 

Source texte : ESPN / The Jump

4 Commentaires

4 Comments

  1. Free_Eagle

    14 avril 2021 à 17 h 14 min at 17 h 14 min

    Dès qu’il ouvre son clapet, il est donné bcp d’importance au kangourou.
    Perso je remarque surtout que vous visez déjà à 2 reprises Rudy, c’est bien que Simmons le craint, et vois que Rudy est favori sur les sites US qui parlent du DPOY.
    Ensuite, il n’est pas mentionné dans ce papier que pour ce Jazz-76ers c’est Utah qui l’avait emporté d’une part, et en plus en collant 134pts aux Sixers….de plus, je ne suis pas certain que vouloir forcer des votes pour lui, qui plus est en dénigrant son principal adversaire, soit très bien vu par les futurs votants….
    Donc en conclusion pour moi Ben a surtout peur, et ça le rend méchant et imbécile…la vengeance est un plat qui se mange froid, je pense que Rudy le sais…

  2. Free_Eagle

    14 avril 2021 à 18 h 02 min at 18 h 02 min

    * Perso je remarque surtout que Simmons a déjà viser à 2 reprises Rudy.

    PS : Dans l’ensemble c’est mal écrit, je m’en excuse….dur d’écrire depuis un smartphone^^

  3. MChiphopotamus

    15 avril 2021 à 1 h 42 min at 1 h 42 min

    Entièrement d’accord avec toi. Simmons tapine pour grapiller des voix. C’est pathétique. Les Sixers sont vraiment costauds mais avec Simmons et Embiid, ils comptent deux des plus gros trous du cul de la ligue dans leurs rangs.

  4. MChiphopotamus

    15 avril 2021 à 1 h 47 min at 1 h 47 min

    Il a pas fini de chouiner pour avoir son DPOY celui là ? « Le peu parler est or, le trop parler est boue. »

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