Celtics

Les Celtics s’en sortent de justesse face aux Knicks : pour la manière on repassera, mais l’important c’est les trois points

Didier Deschamps 8 avril 2021

Ils seront peut-être pas champions du monde, mais ça suffit pour taper des Knicks fatigués.

Source image : YouTube

Match de charognards cette nuit entre les Knicks et les Celtics. Deux franchises à la lutte dans la course aux Playoffs à l’Est, avec d’un côté des Knicks essoufflés et de l’autre des C’s… qui soufflent également très forts en ce moment. Et si côté New York on note encore une proéminence manifeste entre le bas ventre et les cuisses, pour Boston c’est cette fois-ci le talent brut qui a permis de l’emporter, dans un match qui a longtemps hésité avant de choisir son vainqueur.

« La ligne de stats de R.J. Barrett va vous surprendre »

Attention, tout ne fut pas noir pour les Celtics, à commencer par une victoire étriquée mais une victoire quand même, une victoire qui donne un tout petit peu d’air aux hommes de Brad Stevens avant d’aller faire une bise à la Conférence Ouest puisque les C’s affronteront Minnesota, Denver, Portland, Golden State et les Lakers dans les dix prochains jours. Cette nuit ? Boston devait faire sans Kemba Walker et sans Evan Fournier, et en attaque il aura une nouvelle fois fallu faire confiance au trio Jayson Tatum / Jaylen Brown / Marcus Smart. Un peu de mieux pour le premier nommé après une soirée difficile la veille face aux Sixers, beaucoup de mieux pour le second, qui aura endossé ce soir le costume d’homme à tout faire, et un gros big up au dernier, l’un des seuls hommes verts à être sans reproches cette saison, et encore une fois auteur d’un match aussi plein qu’il fut clutch. Une soirée passée à chercher la faille côté New York, et une victoire finalement acquise dans les derniers instants mais construite sur des skills originaux cette année, presque inédits : la solidité à l’intérieur. Dix rebonds pour Jaylen Brown et Jayson Tatum, 10 pour Robert Williams et, surtout, l’apport salvateur d’un Tristan Thompson de retour et tranchant en sortie de bancs avec huit rebonds bien souvent très bienvenus. Pour le reste ? On note une fois de plus cette difficulté à se passer le ballon, un défaut gommé ce soir par un dagger de Marcus Smart et une victoire pas loin d’être en trompe l’œil mais avant tout essentielle pour ne pas verser dans la déprime.

Une déprime qui, on l’espère, n’atteindra pas les Knicks, défaits pour la cinquième fois en six matchs malgré un match plein de courage et désormais relégués à la huitième place de l’Est, à seulement quatre victoires de la place du con, celle des mecs qui regarderont le play-in tournament à la téloche. Un R.J. Barrett incroyable d’adresse (10/14 dont… 6/6 de loin), un Julius Randle au four et au moulin, un Derrick Rose vintage mais une respiration trop haletante et un manque de fraicheur fatal, fraicheur que n’ont pas su apporter les role players habituels hormis quelques tirs rentrés (Bullock, Burks), que n’a pas su amener un Immanuel Quickley pourtant auteur d’une bonne rentrée en première mi-temps, et que n’arrive toujours pas à amener un Obi Toppin qui galère comme un beau diable pour rentrer le moindre tir. Roster trop juste face à une équipe menée par deux All-Stars et un roquet aux couilles en titane, et défaite douloureuse au final, pour une équipe qui souffre de l’absence de Mitchell Robinson dans la peinture et qui devra sortir très vite la tête de l’eau pour éviter que les Knicks redeviennent les Kncks que l’on connait trop bien, ceux qui perdent quasiment plus de matchs qu’ils n’en jouent.

Pas de quoi pavoiser pour Boston mais une victoire est une victoire, mais les affaires sont les affaires. Un gros mois de régulière à jouer avant les Playoffs et les dynamiques sont importantes alors, messieurs, merci d’enchainer, ou de vous réveiller.

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