NCAA

Final Four NCAA : quatre équipes restantes, quatre raisons différentes d’y croire, un seul et même objectif

Houston, Baylor, UCLA, Gonzaga. Qui va couper le dernier filet ?

Source image : YouTube

Nous y sommes. Plus de deux semaines après le début de la March Madness, c’est l’heure du Final Four. Dans la nuit de samedi à dimanche, les quatre dernières équipes vont tenter de décrocher leur ticket pour la grande finale de lundi. Houston, Baylor, UCLA et Gonzaga possèdent chacun leurs arguments pour repartir avec le trophée dans deux jours, mais c’est évidemment la réalité du terrain qui tranchera. Allez, petite présentation pour se chauffer.

Pourquoi Houston peut gagner : un mot, défense

En tant que fan de basket, vous connaissez forcément l’adage « Defense wins championships ». Difficile de sortir une meilleure phrase pour parler des chances de titre de Houston, de retour au Final Four pour la première fois depuis 1984, quand un certain Akeem Olajuwon – sans le H – détruisait les raquettes universitaires chez les Cougars version Phi Slama Jama. 31 matchs joués cette saison, une moyenne de seulement 57,6 points encaissés par match, soit la deuxième meilleure défense du pays derrière Loyola Chicago. Et depuis le début de la March Madness, l’intensité est plus que jamais au rendez-vous, les Cougars n’encaissant jamais plus de 61 points. Certes, on peut dire que Houston n’a pas rencontré de véritable poids lourd jusqu’ici mais que ce soit Cleveland State (seed #15), Rutgers (#10), Syracuse (#11) ou Oregon State (#12), ils ont tous été étouffés à un moment donné par les Cougars. DeJon Jarreau et ses potes auront à cœur de sortir à nouveau les barbelés face aux Bears de Baylor histoire de continuer à rêver.

Pourquoi Baylor peut gagner : un trio de guards qui fait mal

Jared Butler, Davion Mitchell, MaCio Teague. Trois noms, trois joueurs, trois guards qui font souvent la différence pour les Bears de Baylor. Le trio porte non seulement l’équipe offensivement avec 45 points de moyenne en combiné mais en plus, ces trois-là sont plutôt du genre à foutre la pression sur leurs adversaires dans leur propre moitié de terrain. Devenus des spécialistes pour provoquer des pertes de balle et sanctionner en transition, Butler, Mitchell et Teague participent grandement aux performances défensives très solides de Baylor cette saison, qui est accessoirement aussi l’équipe la plus adroite à 3-points de toute la NCAA (41,1% de réussite). Davion est particulièrement réputé pour sa capacité à éteindre le mec qui se retrouve en face de lui. Pas pour rien qu’il a été élu meilleur défenseur universitaire cette saison et qu’il est surnommé « Off Night ». Bref, à l’image des Cougars de Houston, ça défend très dur et on peut donc s’attendre à une bataille de tranchées dans leur opposition de samedi soir. Pour info, les Bears vont disputer leur premier Final Four depuis 1950, eux qui ont notamment renvoyé Villanova et Arkansas à la maison.

Pourquoi UCLA peut gagner : la magie de la March Madness

Est-ce qu’il y a vraiment une université qui symbolise mieux la March Madness que UCLA cette année ? Les Bruins, équipe mythique du paysage NCAA mais dans l’ombre ces dernières années, ont d’abord dû passer par le First Four, un genre de tour préliminaire concernant habituellement des équipes qui ne font pas long feu dans le tournoi. Mais UCLA est toujours là, UCLA est de retour au Final Four, ce qui n’était pas arrivé depuis 2008. Après une victoire contre Michigan State en prolongation, les Bruins ont enchaîné les exploits sous l’impulsion notamment de Johnny Juzang, le plus marquant étant leur victoire face aux Michigan Wolverines de Juwan Howard – classés numéro un – lors de l’Elite Eight. Pour la petite histoire, sachez que l’université d’UCLA est devenue seulement la deuxième à atteindre le dernier carré après avoir démarré le tournoi dans le First Four. De plus, les Bruins version 2021 sont la tête de série la plus basse (#11) à participer au Final Four dans toute l’histoire de la March Madness, à égalité avec quatre autres universités. Magique, mais magique jusqu’où ?

Pourquoi Gonzaga peut gagner : 30-0

30-0. Trente victoires, zéro défaite. Pas besoin d’y aller par quatre chemins, le grand favori du Final Four cette année, c’est Gonzaga. Le Frenchie Joël Ayayi et ses copains sont bel et bien invaincus cette saison et surtout, ils déroulent depuis le début de la March Madness, eux qui possèdent de loin la meilleure attaque du basket universitaire (91,6 points par match). +43, +18, +18, +19, autant dire que c’est le festival des blowouts. On le sait, lors du tournoi final NCAA, tout est possible sur un match et c’est précisément pour cette raison qu’on kiffe tant la March Madness. Mais les Bulldogs font peur, ils sont blindés avec le prospect cinq étoiles Jalen Suggs, le sniper Corey Kispert ou encore l’intérieur Drew Timme, reconnaissable avec sa moustache mais surtout MOP de la West Region. Tout ça pour dire qu’il faudra se lever de bonne heure pour aller les chercher et on souhaite vraiment bonne chance à UCLA. Si Gonzaga parvient à aller au bout, l’université basée à Spokane (Washington) deviendra alors la première à terminer invaincue depuis les Hoosiers de l’Indiana en 1976. C’est le moment ou jamais de marquer l’histoire.

Le programme

  • Houston (#2) – Baylor (#1), 23h14 ce samedi soir, Lucas Oil Stadium (Indianapolis)
  • UCLA (#11) – Gonzaga (#1), 2h34 dans la nuit de samedi à dimanche, Lucas Oil Stadium (Indianapolis)

Un derby texan d’abord, le petit poucet qui affronte le grand favori ensuite, pas de doute y’a moyen de vivre de très grosses émotions avec ce Final Four 2021. On se donne rendez-vous ce soir pour ceux qui veulent. Pour une fois, on vous autorise à laisser de côté la NBA.  

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