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Russell Westbrook définit le concept de sauvagerie : 35 points, 21 assists, 14 rebonds, et des Pacers qui ont vu la Vierge

Russell Westbrook

Bestial.

source : NBA League Pass

Qu’elle nous avait manqué cette époque où chaque matin, on allumait le téléphone pour voir l’énième photo d’un petit malade qui contracte les biceps après avoir lâché son trente-douzième triple-double de la saison. Une ère que l’on croyait révolue, jusqu’à ce soir et le réveil de la veine : un remake sans Harrison Ford mais avec la force et son lot d’effets spéciaux. Débrief.

La jolie boxscore maison, c’est par ici

L’affiche n’est pas des plus sexy et pourtant, ces faux airs négligents camouflent en réalité un rendez-vous importantissime. Les Pacers restent sur une série de deux victoires consécutives et espèrent enchaîner devant un adversaire du soir largement à leur portée. La première partie de saison dans l’Indiana fut compliquée, mais la troupe de Nate Bjorkgren se reprend et laisse derrière elle une avalanche de blessures. Les Wizards quant à eux, siègent à la douzième place de la Conférence Est et clament leurs ambitions de Play-in. Cette rencontre donne donc l’occasion à deux concurrents directs de se raser les rouflaquettes, afin de continuer sur le chemin d’une dignité retrouvée. Déséquilibre notoire, l’infirmerie de la capitale joue à guichet fermé avec les absences de Bradley Beal, Davis Bertans et Ish Smith. Quoi, l’un des mauvais élèves de la ligue reçoit le trio Domantas Sabonis – Malcolm Brogdon – Caris LeVert, sans son dégénéré qui tourne à trente flouzes par match ? M’enfin, Scott Brooks reçoit les dernières consignes de Russell Westbrook, et l’entre-deux est donné. Lors des douze premières minutes, les Wizards sont à la peine et reposent essentiellement sur l’incisif Rui Hachimura. Le Samouraï attaque correctement le cercle mais Jerome Robinson vient remettre en cause le basket-ball et l’oeuvre de James Naismith toute entière. Récompenser son 0/1/1 contre les Pistons par une titularisation fait office de rayon X sur le crâne de Scott Brooks. Ceci étant, les Pacers ne sont pas dans un grand soir et le rendu individuel est – lui aussi – très hétérogène. La paire Brogdon – Sabonis compile 30 points à l’entracte, tandis que Caris LeVert vise comme un pleutre (Wizards 57 – 58 Pacers).

La suite se complique pour Indiana : Daniel Gafford impacte en sortie de banc, Rui Hachimura excelle à la conclusion et Russell Westbrook est le proprio d’un ballon sur deux. De son côté, Domantas Sabonis s’amuse avec la carcasse d’Alex Len et met en valeur l’inefficacité de son vis-à-vis. Le Lituanien lâche son plus gros scoring depuis le 18 février dernier avec 35 points, 11 rebonds, 6 assists et 2 interceptions à 63% au tir dont 33% de Vilnius. Malgré une mixtape aussi agréable qu’inquiétante, c’est bel et bien le marsupilami qui fait que les bâches de la Capital One Arena en ont pour leur argent. À la création durant tout le match, Russell Westbrook pose 17 points dans le dernier quart-temps et scelle la victoire des siens. L’ancien du Thunder termine la partie en laissant derrière lui 35 points, 14 rebonds, 21 assists, 4 ballons perdus, 2 interceptions et 1 contre à 54% au tir dont 67% de loin (4/6). Une masterpiece qui n’est pas sans nous rappeler son exercice 2016-17 et les 42 triple-doubles qui le composent. Bref, la performance est évidemment historique et ponctuée par une belle ouverture du Guinness book : Russ devient le premier joueur de l’histoire à lâcher un triple-double avec 35 points et 20 assists, mais surtout le recordman de triple-doubles avec les Wizards (16). Fumer l’histoire d’une franchise en 38 matchs ou, l’insolence à son paroxysme. Est également salué le travail du prometteur Hachimura qui emporte 26 caries, 8 sac poubelles et 3 amitiés dans sa besace. Pourtant privés de Bradley Beal, les Wizards tombent d’inquiétant Pacers et continuent d’apposer une définition imagée de l’irrégularité. Arf, et Scott Brooks, il saute quand ?

Il est le remède au syndrome de la page blanche : quoi qu’il arrive, nous aurons toujours quelque chose à gratter sur Russell Westbrook. Du pourcentage vomitif à la performance all-time, cette boule de nerf est sans nul doute l’un des plus gros points d’interrogation de cette saison. Pléoffera ou pléoffera pas, faites vos jeux !

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