Kings

Tyrese Haliburton raconte des bobards aux Cavaliers : 28 points et une propreté qui lui colle à la peau, mais d’où vient ce petit corniaud ?

Tyrese Haliburton

Il est né le Divin Enfant.

source : NBA League Pass

Deux jours après la malheureuse blessure de LaMelo Ball, Tyrese Haliburton s’est offert une performance de grand mécano. Loin de son Wisconsin natal, le rookie de Sacramento continue de performer et d’impressionner de par son aisance balle en mains. Oui, arsenal et puriste sont deux termes qui – habituellement – ne vont pas ensemble, mais impossible n’est pas Tyrese. Débrief.

La jolie boxscore maison, c’est par ici

Le meilleur pour la fin, et malheureusement nous ne sommes qu’au début de soirée. Qui est assez fou pour toper l’entièreté d’un Kings – Cavaliers en début de semaine ? Nous, bien sûr. La mauvaise troupe de Collin Sexton dresse la table et s’active en cuisine, avant que les invités n’arrivent. Auteurs d’un début de saison encourageant avec un bilan de neuf victoires et neuf défaites, les petits gars de l’Ohio ont ensuite rangé les sucreries pour entamer une série noire de dix revers consécutifs. Un trou d’air après une délicieuse entrée, tandis que l’heure du plateau de fromages approche. Eh oui, le professeur Walton débarque avec ses petits chimistes pour enflammer la Rocket FieldHouse. Les Kings sortent d’un pénible contretemps face aux Sixers et ont désormais à coeur d’embrayer un effectif pourtant riche en talents. Tiens – quelques minutes avant le début des joutes – la caméra nous offre une vue plongeante sur le téléphone de Hassan Whiteside qui écoute le dernier album de Corentin Moutet. Allez, Cory Joseph se gratte le mollet, et l’entre-deux est donné. La première période ne voit aucune des deux équipes prendre l’ascendant sur son vis-à-vis, et les défenses rendent hommage à l’avocat de ce monsieur. Les petits violets sont parfaitement emmenés par un Tyrese Haliburton qui affiche déjà 7 pions, et un De’Aaron Fox de gala. Le porte-drapeau de Brute Island n’est autre que Richaun Sherlock Holmes qui s’en va enquêter sur la disparition du petit Collin Sexton. Au pays du flow, la queue de rat se paie cash. Mais JaVale McGee a du répondant et l’ancien des Lakers viens impacter la peinture, à sa manière : hooks et dunks plus longilignes que jamais, rien ne le différencie actuellement de Wilt (Cavaliers 59 – 63 Kings).

À la façon d’une messe de minuit un peu longuette, il est primordial de ne pas tomber dans le piège du troisième quart-temps. T’es là, tu penses que c’est terminé et que l’heure est désormais à l’ouverture des cadeaux, mais le curé reprend « grosse pe-fra à la Marco Verrati ». L’hostie n’était donc qu’un miroir aux alouettes camouflant une prochaine demi-heure de souffrance. Les Cavaliers ont eux-mêmes fait l’expérience de ce faux rythme en dégustant une mixtape du backcourt de Sacramento dans le deuxième acte : Tim Burton se croit dans un film et omet qu’un joueur de basket-ball peut être mauvais. Rien ne dépasse pour le rookie, comme s’il devait payer chaque dribble de sa poche, aucune fantaisie n’est en trop. Et puis, que dire de ses pourcentages : Tyrese Haliburton pose 28 pions (career high) sur la rencontre, argumentés par un énorme 11/15 au tir, dont 4/5 de Laponie. Sa complémentarité avec De’Aaron Fox est exceptionnelle, le dernier nommé jouant ce rôle d’électron libre qui attire la défense et crée des espaces pour son pote. Hop, le Renard laisse également une belle feuille de match derrière lui avec 30 points, 6 rebonds, 6 assists et 2 interceptions à 57% au tir. L’écart est fait et pendant que Richaun Holmes s’emploie à renforcer un double-double de saligaud (17 points et 16 pasta box), les Cavaliers ploient le genou : Kings win. Un succès qui vient illuminer une – jusqu’à présent – sombre saison pour les fans de Sacramento. Il ne faut pas oublier le récent ajout du Play-in, et même si les Californiens comptent cinq défaites de plus que Memphis, une série rose est vite venue.

Et si c’était lui, l’élu ? La blessure du benjamin des Ball n’est pas fêter, mais il n’est pas non plus tragédie que de se demander où se situe désormais Tyrese Haliburton dans la course au ROY. Encore derrière LaMelo, c’est sûr. Toujours en-dessous d’Anthony Edwards, à voir.

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