Heat

Le Heat enchaîne face au Magic : Nikola Vucevic et Terrence Ross ont essayé, mais Jimmy Butler est toujours le roi de Floride

Jimmy Butler

Roi de Floride.

source : NBA League Pass

Un début de saison poussif, et puis s’en va. Au terme d’un derby de Floride on ne peut plus disputé, le Heat repart – une fois encore – victorieux de l’Amway Center. Les joueurs d’Erik Spoelstra sont en train de relancer une machine enrayée depuis décembre dernier. De quoi à nouveau espérer une belle campagne de Playoffs ? Pas si vite, maestro

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Que peut-on réellement espérer dans une confrontation entre le quatrième et le quatorzième de la Conférence Est ? Une chose est sûre, il faut voir bien au-delà d’un potentiel blowout. D’abord, le Heat de Jimmy Butler reste sur trois victoires consécutives, chose qui n’est arrivée qu’à deux reprises depuis le début de saison. Mais ce petit run se base uniquement sur de courtes victoires, qui de plus sont contre des équipes sans garantie de Playoffs (Pelicans, Bulls et Magic). Ainsi, Miami est toujours à la recherche de cette alchimie d’antan qui a permis aux Tyler Herro, Duncan Robinson et autre Bam Adebayo, d’insuffler une dynamique positive à leur équipe. Se dresse en face, une formation sur le déclin. Le Magic est sur une série de sept défaites d’affilée, simple résultat d’une cruelle addition de blessures : Jonathan Isaac et Markelle Fultz sont indisponibles jusqu’à la fin de saison, Aaron Gordon sort d’une longue convalescence et Evan Fournier rencontre quelques pépins à l’aine. La franchise repose donc sur les larges épaules de Nikola Vucevic, fraîchement All-Star et auteurs de nombreuses démonstrations solitaires. Allez, le géant monténégrin s’avance pour disputer l’entredeux contre… Jimmy Butler. Une fois encore, l’ailier du Heat vanne indirectement les capacités athlétiques de Kelly Olynyk que l’on pourrait ranger dans la section septuagénaire, entre les fiches de Kyle Anderson et Nikola Jokic. Tenez-vous bien, Nikola Vucevic réussit à perdre le tip off. L’entame est soporifique : le Magic est maladroit comme bonjour et Miami charcute des contre-attaques toute faites. La bonne surprise de ces douze premières minutes n’est autre que ce diable de Kelly Olynyk. Oui, le gaulois enfile deux perles du parking et porte d’ores et déjà son scoring personnel à 10 points. Le souci, c’est que Nikola Vucevic sort son chapeau de cuisto et remplit l’intérieur du Heat de viande hachée : bras-roulés, fadeaways et pick-and-pop, le Vouch prépare une masterclass. Duncan Robinson et Tyler Herro se réveillent depuis les sept mètres, tandis que Jimmy Butler reste muet (Magic 45 – 48 Heat).

Au retour des vestiaires, Erik Spoelstra se croit en 2012 et continue d’envoyer Andre Iguodala au combat. Tellement vieux ce lézard, on n’est pas à l’abri qu’il ait tapé un Harlem Shake à la mi-temps. Par ailleurs, Nikola Vucevic profite du fameux troisième quart-temps – habituelle malheureuse période du Heat – pour marquer la rencontre de son empreinte : 6/11 à 3-points, une entrecôte, et la bise au rédac chef de Gueuleton. S’ensuit le festival Terrence Ross où l’ancien de Toronto – bon sur toute la longueur du match – plante de gros shoots et jure victoire aux siens. L’Amway Center commence à sentir la friture mais Jimmy Butler débarque avec ses lingettes anti-graisse. Omniprésent, l’ailier sort un money time de folie avant que Tyler Herro n’assassine définitivement le Magic plein axe, depuis les sept mètres. Ah non, Orlando a une dernière possession pour égaliser ! Malgré la dizaine de secondes qui occupe l’horloge, Dwayne Bacon déclenche ce qui semble être le pire tir de l’histoire du basket-ballHeat win. En grand bonhomme, Nikola Vucevic termine la partie avec 38 points, 10 rebonds, 6 assists, 2 interceptions et 7 pertes de balle à 56% au tir dont 46% de loin (6/13). Quant à T-Ross, l’arrière nous gratifie de l’un de ses petits coups de chaud annuels avec 31 points, 5 rebonds et 3 passes à 8/13 de la buvette. En face, Jimmy Butler lâche 29 pions, 7 rebonds, 9 assists, 5 interceptions, 1 contre et 1 ballon perdu à 59% au tir. Le boss de Miami place un gros point d’interrogation sur sa place dans la discussion du MVP (non) et permet au Heat d’enchaîner un quatrième succès consécutif (oui). Pour Orlando, le constat est moins agréable : les rêves de Playoffs s’éloignent, l’équipe perd malgré une performance de golgoth, et Aaron Gordon revient bientôt.

Victoire poussive mais victoire quand même, le Heat remporte le derby de Floride et interpelle le podium de la Conférence Est. A-t-on retrouvé le Miami version 2019-20 ? Pas encore, mais il reste une moitié de saison pour resolidifier l’équipe et repartir sur de meilleures bases.

1 Comment

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  1. Dr J

    15 mars 2021 à 11 h 46 min at 11 h 46 min

    Les matchs manqués de Butler le sortent de la conversation MVP mais quand même, quelle saison ! Le Heat est à 17-8 avec lui, 4-10 sans. Career highs en rebonds et passes. Miami a la meilleure défense de la ligue depuis qu’il est revenu de blessure. Ca commence à faire beaucoup ! En plus, la seule défaite récente de Miami a été en l’absence de Jimmy. Ils sont sur 9 W de suite avec lui dans le roster.

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