Los Angeles Clippers

Les Clippers ont pris leur revanche sur le Jazz : un bon Kawhi, un épatant Mitchell, et surtout un très bon match de basket-ball

Team dreadlocks.

source : NBA League Pass

Qu’est ce qu’un choc au sommet ? Ce peut être énormément de choses, comme un tennis-ballon entre Zidane et Ronaldinho tout en haut de l’Everest, un poids lourd qui ne voit pas Jokic traverser au feu rouge ou encore le claquement des mains de Kawhi contre… le ballon. Quoi qu’il en soit, nous avons eu le droit à notre choc au sommet entre les Clippers et le Jazz, match qui a vraisemblablement tenu bon nombre de ses promesses.

Prenez deux des trois meilleurs bilans de la ligue, ajoutez-y une pincée de All-Stars et deux entraîneurs en pleine bourre, vous récupérez normalement un fabuleux Clippers – Jazz. Du côté des anges, on ne recense – pour une fois – aucune absence de renom sauf si l’on considère que Daniel Oturu apporte autre chose qu’une grosse mâchoire. Oui, Kawhi Leonard et Paul George vont jouer en même temps, affronter la même équipe et toucher le même ballon sur le même parquet. L’entre-deux est donné et Mike Conley s’empare du cuir pour placer un premier dagger du parking. La réponse de Paul George est immédiate et un peu comme dans un musée, les cadres sont au rendez-vous. Si vous avez apprécié la vanne, sachez qu’une pétition est en ligne pour récompenser l’effort du rédacteur : juste ici. Ça ne mange pas de pain et ça peut faire décoller une carrière. M’enfin, Lou Williams confirme sa forme du moment et place ses petits floaters dévastateurs. Marcus Morris fait mouche du parking mais Bojan Bogdanovic lui répond par la magie : l’ailier enclanche un petit drive puis délivre une assist de qualité pour Royce O’Neale. Au terme du premier quart-temps, Paul George reçoit un ballon dans l’aile et balance un pull-up désespéré : bang. La rencontre tourne rapidement à l’avantage des Clippers qui s’appuient sur leur force collective pour déborder le Jazz. Kawhi Leonard est très en jambes et affirme vite son statut de daron du match : l’ancien de Toronto terminera la joute avec 29 points, 5 rebonds et 4 assists. Auteur du meilleur début de saison de sa carrière, Jordan Clarkson passe la quatrième et imite son homologue des Clippers : floaters à mi-distance et lecture du jeu intéressante, l’actuel meilleur sixième homme de NBA fait démonstration de sa polyvalence. À l’entracte, les vestiaires rentrent aux acteurs et Los Angeles est devant (Clippers 59 – 47 Utah).

En lice pour décrocher un dixième succès consécutif, Utah place alors un coup d’accélérateur au retour des vestiaires. Les mormons ne veulent pas laisser filer la victoire et c’est Donovan Mitchell qui sort de sa boite : grosse mise en rythme et runs parfois périlleux, le guard du Jazz fait tout pour défaire l’écart. Seulement, les Clippers jouent en équipe et même si Nicolas Batum n’inscrit pas le moindre point dans la rencontre, tout l’effectif fait plaisir à voir. Contre toute attente, le vrai coup de massue vient de… Patrick Beverley. Le meneur se retrouve complètement ouvert à 3-points et la sentence est irrévocable. Les Clippers comptent 13 unités d’avance à deux minutes du terme. Euphorique, Steve Ballmer exulte et est à la limite de perdre son masque avant qu’Olivier Véran ne lui mette une balayette. S’ensuivent trois gros tirs : Bojan Bogdanovic du parking, Donovan Mitchell de Laponie et encore Donovan Mitchell de Polynésie française. En vain, le Jazz ne reviendra pas et les Clippers repartent avec le scalp de l’équipe à abattre. Utah manque la passe de dix et les Clippers gagnent en crédibilité, mais sur le plan individuel, Donovan Mitchell s’est démarqué avec 35 points, 4 rebonds, 5 assists et 3 interceptions à 44% au tir dont 40% de loin. Pour le reste, tous les joueurs ont apporté ce qu’ils devaient apporter, et le duel fut on ne peut plus plaisant à regarder.

Les séries sont faites pour être brisées, tout comme la carrière de Yuta Watanabe. M’enfin, là n’est pas le sujet : Utah dit adieu à sa série de neuf victoires consécutives et doit désormais se concentrer sur les matchs à venir pour repartir de bon pied. Côté frenchies, Rudy Gobert passe proche du double-double et Nicolas Batum… facilite le jeu.

Stats Jazz - Clippers

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