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Le Jazz frappe encore plus fort face aux Sixers : comme prévu, on a eu droit à un énorme duel entre… Ben Simmons et Jordan Clarkson

C’était l’affiche de ce lundi soir et le moins que l’on puisse dire, c’est que les personnes qui faisaient du kitesurf au Brésil ne l’ont pas regardé. Eh oui, il est impossible de visionner un match NBA sur l’eau, encore moins lorsque l’on pratique un sport à sensations fortes. Quel lien entre cette information et la rencontre ? Il fait tout simplement bon être fan de balle orange quand ce genre d’affrontement est à la portée de n’importe quel être humain. 

Le Utah Jazz contre les Sixers de Philadelphie. Le leader de la Conférence Ouest contre le seigneur de la Conférence Est. Quin Snyder contre Doc Rivers. Rudy Gobert contre Vincent Poirier. Rudy Gobert contre Donovan Mitchell. Oui, les duels sont nombreux et c’est l’eau à la bouche que tout le monde se posait donc devant ce choc entre les deux cadors du moment en NBA. Joel Embiid est out et d’entrée de jeu Ben Simmons souhaite faire oublier l’impact de son camarade: 19 points dans le premier quart-temps à 100% au tir, rien que ça. Tobias Harris bouillonne et participe – à sa manière – au festival offensif des Sixers dans ces premières douze minutes. Jordan Clarkson quant à lui, oublie complètement le périmètre et balance un 4/4 du parking, presque les mains dans les poches. C’est ça, les grosses paires sont de sorties et le premier quart s’achève sur un score de 42-35 en faveur des Sixers, soit un très mauvais match de Jeep Élite. Mais vraiment très mauvais par contre. Cependant, Utah prend un avantage d’ores et déjà décisif avant la mi-temps : Joe Ingles dégaine, Jordan Clarkson place des floaters dévastateurs et Bojan Bogdanovic préchauffe. Une fois n’est pas coutume, Rudy Gobert dissuade et se satisfait de lever les bras comme un directeur de banque dans le Far West. À contrario, la défense de Philly se perméabilise et le danger vient de n’importe quel mormon, y compris Donovan Mitchell qui à défaut de rentrer tous ses tirs, met du rythme. À l’entracte, Utah mène 72-66 et gère désormais tranquillement son avance.

On prend les mêmes et on recommence. Utah accentue légèrement son avance de par une attaque tranchante et incisive, mais en réalité l’absence de Joel Embiid laisse énormément d’espace dans la raquette des Sixers. Un peu comme quand tu gères une bombe en FAC de lettres, tu te sens puissant mais vous êtes juste trois mecs dans la promo. Ceci étant, Dwight Howard reste trop longtemps au soleil et chope une Clarkson aigue : l’intérieur envoie 14 pions et 12 rebonds dans la rencontre. De son côté, Ben Simmons se donne corps et âme pour défaire l’écart, mais c’est trop peu entouré qu’il doit faire face au meilleur collectif de la Ligue. Résultat, Philly ne reviendra pas et le Jazz – excellement emmené par un Jordan Clarkson surexcité – repart avec la victoire. À peine le coup de sifflet final donné que les statisticiens se mettent à bosser. Eh oui, c’est la dix-neuvième victoire en vingt matchs pour Utah, battu par les Nuggets il y a deux semaines.  D’un point de vue individuel, trois grands dingos ont joué avec le feu : le premier est Tobias Harris qui pose 36 points, 10 rebonds, 2 assists et 2 interceptions à 58% au tir dont 60% des Balkans. S’ensuit le constat d’un match de mammouth signé Ben Simmons avec 42 points, 9 rebonds, 12 assists, 1 contre et 1 interception à 58% au tir dont… bien essayé. Ainsi, le power guard tape son précédent career high de 34 pions contre les Cavaliers en décembre 2019. Puis, vint la performance de la nuit avec cette explosion de Jordan Clarkson en sortie de banc : 40 unités à 65% au tir dont 62% de loin (8/13), le tout en seulement 29 minutes de jeu ! Il devient le premier joueur du Jazz depuis 30 ans à inscrire au moins 40 points en sortie de banc. Oui, un coup de chaud qui a fait notre nuit.

Le Jazz sort – une fois de plus – vainqueur de ce duel entre les deux leaders de NBA. Une défaite cependant à relativiser pour Philly qui ne pouvait compter sur Joel Embiid, laissé en fond de banc à cause d’un pépin physique. Bref, c’était très bien.

Stats Sixers - Jazz

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