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Kyrie Irving et James Harden étaient en visite à Sacramento : verdict ? Carton + carton, l’équivalent d’un steak pour deux lions affamés

Question ? Comment faire monter en pression deux génies offensifs en (relative) recherche de sensations ? Réponse : leur proposer des Kings en salade, servis avec leur sauce sans défense. Et si à Sacramento la Dolce Vita du début de l’année civile a laissé place à une certaine vision beaucoup plus… Kings ces derniers jours, côté Nets on a donc – bien évidemment – saisi cette nuit la balle au bond pour faire de la défense adverse un champ de bataille encore plus ravagé qu’à son habitude. la logique, finalement.

Sont bien mignons ces Kings. Car s’il y a encore dix jours à peine on s’extasiait devant la campagne All-Star de De’Aaron Fox ou celle pour le ROY de Tyrese Haliburton, si on s’extasiait parfois devant l’inconstant hustle de Marvin Bagley III et devant le culot général d’une équipe qui revenait doucement frapper à la porte du play-in à l’Ouest… disons que depuis dix jours les Kings sont redevenus les Kings. Forts d’une dynamique qui les laissait sur un joli 7-1 du 23 janvier (anniversaire de mon frère) au 7 février (anniversaire de Steve Nash), les joueurs de Luke Walton ont depuis retrouvé le creux de la vague, enchainant trois défaites de suite (les Sixers après un joli match, puis le Magic et les Grizzlies). Quatre à la suite comme dirait le King Sam Etienne, puisque cette nuit Sacto a donc logiquement baissé pavillon face à la force de frappe des Nets, car quand on propose une bête blessée çà une bande de hyènes assoiffées de sang vous imaginez bien comment l’histoire finit.

Ces hyènes qui étaient-elles ? James Harden et Kyrie Irving dans le rôle de Shenzi et Banzaï, et Kevin Durant dans le rôle de Ed, silencieux sur le bas-côté car indispo(sé)nible pour ce match. Les vrais auront la ref, et si les Kings se seront appuyés cette nuit sur un trio Bagley / Cory Joseph / Hassan Whiteside, le simple fait d’écrire cette phrase vous fera comprendre très vite que ce match fut compliqué pour Sacramento. Non pas qu’un blow-out aie vu le jour rapidement, mais disons que jamais ou très rarement De’Aaron Fox et ses sauces y auront cru plus que ça, la faute notamment à un duo… tranchant dans le camp adverse. James Harden en mode all-time point guard, tout heureux d’avoir entendu la veille que Kyrie Irving avait décidé de lui laisser un peu plus le ballon dans les mains, et qui terminera sa soirée avec 29 points, 13 rebonds et 14 passes, sans la moindre exagération au tir. Chef Kyrie ? Boarf, 40 points à 15/22 dont 9/22 de la salle d’astronomie, dans une zone totale comme depuis le début de saison finalement. Duo injouable, surtout pour une défense aux abois, une défense puant le gruyère ayant transformé les deux arrières des Nets en Super-Souris.

27 tirs à 3-points inscrits au final, pour un scrimmage utile aux Nets et qui conforte les Kings dans leurs problèmes actuels. Rien de bien fou finalement si ce n’est qu’une évidente différence de niveau entre deux franchises, mais un match qui aura au moins permis de voir évoluer deux génies énervants de notre époque, mais deux génies quand même.

stats Kings Nets 16 février 2021

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