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LaMelo Ball et les Hornets se payent les Bucks : énorme performance du rookie et ça y est, on peut le dire, on tient officiellement un crack

Après les Pacers vendredi soir, les Hornets se sont donc farcis un autre gros de l’Est, en back-to-back s’il vous plait, en dominant les Bucks 126-114 grâce à un money time géré à la perfection et surtout grâce à un LaMelo Ball qui a montré une fois de plus qu’il avait le potentiel pour devenir un grand du basket.

Les Hornets sont depuis le début de la saison l’une des darlings du League Pass. Joueurs excitants, jeu léché et prenant, et Charlotte est, après la rencontre de ce samedi soir, dans le Top 8 de l’Est après avoir battu en back-to-back deux cadors de l’Est : les Pacers et les Bucks. Face à ces derniers, les Frelons ont réalisé un match de patron, surtout dans le money time où ils auront au final dominé de A à Z des Daims sans solution. Après un premier quart géré tranquillement par Milwaukee, les hommes de Mike Budenholzer vont de nouveau sombrer dans le deuxième quart-temps, comme lors de la défaite face aux Pelicans la veille. Charlotte va même prendre jusqu’à 20 points d’avance avant de ralentir la cadence avant la mi-temps pour rejoindre les vestiaires avec quatre petits points d’avance. Néanmoins, Lolotte vient de passer 68 points en une mi-temps à l’une des meilleures défenses de la Ligue mais qui montre des signes inquiétants depuis quelques rencontres. Un nouveau troisième quart serré, et à l’entame du dernier acte, Charlotte possède un point d’avance. Et alors qu’on se dit que l’expérience des Bucks va faire le boulot face une équipe relativement jeune, c’est tout l’inverse qui se produit, dans le sillage d’un… LaMelo Ball épatant de facilité.

Se dire que LaMelo Ball allait réussir une bonne saison rookie c’est une chose, se dire qu’il allait dominer le double-MVP en titre et une équipe deux fois première de sa conférence dans le money time en est une autre. Pourtant, pour son vingtième match NBA seulement, LaMelo a clairement été le meilleur joueur sur le terrain cette nuit. En l’absence de Terry Rozier, sorti pour une entorse à l’épine droite, le benjamin de la famille Ballon a tout fait aux Bucks : finger roll, drive vers le cercle pour aller chercher la faute, passe bien sentie etc… Le rookie finit avec 27 points (record en carrière), 9 assists, 5 rebonds et 4 interceptions, à 80% au tir et 100% aux lancers, une ligne de stats bien complète et proche de la perfection, qui résume parfaitement son match de daron. Sa quatrième et dernière interception est d’ailleurs arrivée au meilleur des moments. Alors que son équipe est devant de 5 points, Ball récupère la balle sur une mauvaise passe de Middleton et sert magnifiquement Graham qui lâche une bombe du parking pour faire passer l’écart à +8. Quelques instants plus tard, après un raté de Giannis, Ball sert de nouveau Devonte’ qui remet le couvert en inscrivant un nouveau tir à trois points pour renvoyer les Bucks chez eux.

Les joueurs de Mike Budenholzer n’auront trouvé aucune réponse à la folie des Hornets sur la fin de match qui, tel un raz de marée, auront tout ravagé sur leur passage, finissant la rencontre avec 21 tirs du parkings rentrés. En face, les Bucks ont clairement (encore) manqué de rigueur en défense et restent donc sur le carreau, malgré une nouvelle grosse performance du Greek Freak (34 points, 18 rebonds, 9 assists)? Une deuxième défaite de suite pour Milwaukee, la huitième déjà cette saison, pour une équipe qui réalise un début de saison assez intrigant, loin des standards des deux dernières saisons. Pour les Hornets, cette victoire permet de retrouver le Top 8 et, surtout, on a donc pu voir ce que donnait LaMelo Ball dans une fin de match au couteau, lui qui était jusque-là souvent mis sur le banc au profit de Rozier ou Graham à l’approche du buzzer. Une grosse performance du rookie qui remet un coup d’accélérateur dans la course pour le ROY après, notamment, les dernières très bonnes sorties de son homologue de NYC Immanuel Quickley. On vous l’avoue, sous l’excitation on s’est même surpris à tweeter un #LaMelo Ball #NBAAllStar. 

Si certains avaient des doutes sur la capacité de LaMelo Ball à exister en NBA, ce match devrait fermer quelques bouches. Omniprésent, le fiston de LaVar a montré les prémices de la carrière d’un joueur qui n’a clairement que le ciel comme limite, reste à savoir désormais s’il est bon pilote.

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