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La NBA aussi dit au revoir à 2020 : on ne vous la souhaite pas meilleure en 2021 car on sait comment ça finit, mais le cœur y est

Giannis 2020 31 décembre 2020

Rarement une rétrospective aura été aussi douloureuse. C’est tout.

Enfin. On en a ENFIN terminé avec 2020. C’était long, c’était étrange, et ce fut parfois, ne mâchons pas nos mots, atroce. Une année qui a clairement sa place dans la catégorie des souvenirs qu’on aimerait oublier, même si 2020 aura au final réussi in extremis à couronner une belle équipe des Lakers et son tout puissant Roi. Allez, on revient sur ces douze mois tellement bizarres et on met tout ça dans le rétro, devoir de mémoire obligatoire avant des jours que l’on espère meilleurs.

Si vous faites une recherche sur Twitter pour trouver les hashtags les plus utilisés en 2020, les résultats seront probablement sans équivoque. Tacko Fall et Alex Caruso #NBAVOTE peut-être, mais surtout #MarreDe2020, #MaisCestQuoiCetteAnnee et j’en passe, chaque nouvelle semaine nous « offrant » non-gracieusement son lot de catastrophes. Et si Rika Zarai, Sean Connery ou autre Diego Maradona (on n’a pas trouvé de trio plus complémentaire) comptent parmi les dizaines et dizaines de personnalités parties cette année, le basket n’a – évidemment – pas survécu à l’hécatombe. David Stern pour commencer, et bonne année bien sûr, puis viendront, entre autres, cet homme dont on n’arrive pas à prononcer le nom sans sentir notre gorge se nouer, puis Wes Unseld, Jerry Sloan, Cliff Robinson, Tom Heinsohn ou encore KC Jones, chaque nouvelle annonce donnant lieu à de nouvelles envies de se taper avec 2020, de cogner si fort cette année de merde avec une pelle que l’on se verrait tous renvoyés un an auparavant, à une époque où l’on passait des soirées à 1000 pour regarder du basket.

Parce qu’il y a ça hein, aussi, surtout, enfin bref il y a ça. Cinq lettres qui ont changé nos vies en 2020, cinq lettres qui n’en ont peut-être – sûrement – pas fini avec nous, cinq lettres qui nous ont « offert » une fin de saison NBA en plein mois d’août, qui nous ont privé des Jeux Olympiques après nous avoir planté pendant trois mois au printemps, et qui ont également privé Vince Carter d’une fin de carrière en bonne et due forme. C comme Confinement, O comme On se fait chier , V comme Vie de merde ou vaccin, I comme Irréel et D comme Demain tout ira bien mais on y croit pas trop. Le COVID, ou « la » COVID mais on s’en fout, inconnu au bataillon en 2019 et star incontestée en 2020. Débarqué dans nos vies très tôt cette année et en NBA au mois de mars, le show Rudy Gobert étant suivi de très près par un mot qui hantera ensuite nos nuits pendant presque quatre mois : postponed.

Postponed due to COVID, mais également postponed due to grève des joueurs, le climat social aux Etats-Unis (et en France hein) n’ayant rien fait pour améliorer nos vies cette année. Entre-temps ? Adam Silver et sa clique nous avaient concocté un délice de bulle à Orlando, dans laquelle rien ne rentre ni ne sort, et au final c’est bien la plus belle réussite de cette morne année 2020. Le basket qui a finalement repris ses droits, Giannis Antetokounmpo élu MVP pour la deuxième fois, le Heat qui écrit une belle histoire quasiment à domicile, Damian Lillard et Devin Booker qui envoient des messages, Luka Doncic qui envoie un manifeste, LeBron James qui va chercher sa quatrième bague et James Harden qui perd en Playoffs : finalement la normalité reprend son cours. Mais tout doux hein, on parle quand même d’une fin de saison sans fans dans les tribunes et avec un  mouvement Black Lives Matter obligé de faire de l’ombre au logo MVP, on parle quand même d’une saison terminée en octobre avant que la suivante ne reprenne que deux mois plus tard, sans aucun respect pour notre sommeil et donc notre santé. Douze mois en respiration artificielle, à ne pas savoir à quelle sauce on sera bouffé le lendemain, dont quatre à pleurer l’absence de la NBA tout en étant interdit de sortir de chez nous, alors que certains ont carrément vu leurs rêves professionnels ou des êtres aimés s’envoler à cause d’un animal même pas mignon.

Si cette année 2020 était un aliment ? Ce serait du surimi Top Budget sans mayonnaise. Si c’était un film ce serait La Légende, si c’était une ville ce serait Mulhouse et si c’était un footballeur ce serait Yoann Gourcuff post 2010. Et vous savez quoi ? On n’a même pas envie d’évoquer le fait que 48h après le premier match de l’histoire de la NBA à Paris, après une soirée mémorable entre amis, en famille, la famille basket oh, Kobe Bryant avait la très mauvaise idée d’embarquer à bord d’un hélico avec huit personnes dont sa fille adorée Gianna. Ca c’est la goutte de trop alors on s’en tiendra là, parce qu’on est à deux doigts de ressortir les fameux hashtags.

La NBA aussi dit au revoir à 2020 : on ne vous la souhaite pas meilleure en 2021 car on sait comment ça finit, mais le cœur y est. A toutes nos idoles disparues depuis douze mois, à tous nos héros du quotidien luttant pour notre santé et pour une vie que l’on voudrait meilleure, à toute cette pluie de merde tombée sur nos têtes depuis janvier dernier nous vous disons ces mots : on n’oubliera pas, jamais, mais on aimerait juste passer à autre chose. Chiche ? Allez, please, laissez-nous tranquilles, juste pour souffler un peu.

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