Cavaliers

La jeunesse des Cavs fait plaisir à voir : ce n’était que le deuxième match, ce n’était que Detroit en face, mais on valide déjà fort

« Quand on te demande de choisir entre le All-Star Game et le MIP ».

Source image : YouTube

Qu’est-ce qu’on les aime ces matchs de début de saison, ces matchs entre équipes qui n’ont pas vraiment d’objectifs à court-terme, si ce n’est de faire progresser leurs jeunes. Et vous savez quoi ? Au lendemain d’un Christmas Day assez cataclysmique d’ennui, ne faisons pas la fine bouche et disons le sans tremble du (double) menton : on a pris un immense kiff à mater ce Pistons-Cavs.

On ne les retrouvera probablement pas en Playoffs cette saison, pour Detroit vous pouvez d’ailleurs déjà craquer votre PEL, mais pas pour autant qu’on laisse tomber les derniers de la classe et même bien au contraire. Ce Pistons-Cavs fut intéressant à bien des égards, notamment d’un point de vue de la jeunesse, et si on aimerait avoir axé ces quelques lignes autour de la première belle perf de Killian Hayes en NBA, c’est plutôt la section Junior des Cavs qui nous file le sourire ce matin. Kiki ? Encore une fois en dedans, semblant manquer de confiance après deux ballons perdus très rapidement en début de match. It takes time comme disait Shakespeare, le titre 2021 n’échappera pas aux Pistons par sa faute hein, mais on attend tout de même de voir le Français se libérer un peu et poser le sac sur le parquet pour les prochains matchs, faute de quoi un Delon Wright inspiré cette nuit ne se fera pas prier pour lui gratter un max de minutes qu’il mérite pour l’instant plus que le Français. Se libérer sur son tir, mais aussi et surtout dans sa capacité à devenir l’un des patrons d’une équipe NBA, un rôle qui semble pour l’instant dévolu à trois hommes à Detroit : Blake Griffin, assez irréprochable cette nuit dans son basket et son attitude, Jerami Grant, payé en conséquence et dont on ne peut nier le combo body/talent, et Derrick Rose, vétéran sortant du banc avec le cœur sur la main et de l’envie plein les pompes mais… terriblement remis à sa place de vieux – notamment en fin de match – par les gamins de J.B. Bickerstaff.

Ces gamins qui sont-ils ? On les a compté au nombre de quatre cette nuit, sans pour autant dénigrer le travail du reste du squad des Cavs au passage. Cedi Osman tout d’abord, sortant du banc avec brio et passant presque pour un vétéran au milieu des bébés Cadum, tuant le game en deuxième overtime après 25 minutes déjà bien pleines. Un rôle de leader offensif de la second unit qui semble correspondre au garçon, premier sourire. Isaac Okoro ? Bouh, trop nul, zéro point. Sauf que quand on regarde les matchs on se rend compte figurez-vous d’un paquet de petites choses, et par exemple que le gamin de 19 ans est déjà le leader défensif de son équipe, par l’exemple et par la voix, n’hésitant pas à driver ses teammates et bondissant tel un chat sur le moindre ballon qui traîne. Alors oui la débauche d’énergie laisser des traces en attaque, oui Okoro doit encore trouver sa place en attaque, mais la base est déjà tellement solide…, deuxième sourire. Darius Garland ? Street cred au max, flow intergalactique, champion NBA avec les Châteauroux Trashtalkers et tranquillement en train de valider le projet des Cavs lors de la Draft 2019. Vrai patron, gestionnaire et spectaculaire à la fois, Garland tient la baguette d’un orchestre un peu foufou et sa folie à lui… met de l’ordre dans tout ça, allez comprendre, troisième sourire. Un quatrième pour la route ? Allez, envoyez ce diable de Collin Sexton comme dirait l’autre. Déjà intenable en ouverture face aux Hornets, plutôt intenable toute la saison dernière d’ailleurs, le combo des Cavs nous a une fois de plus teasé une saison 3 incroyable avec un matche de cannibale. Ultra-efficace en attaque ça c’est pas nouveau, mais surtout de plus en plus efficace au fur et à mesure que la fin de match se rapprochait et là ça commence déjà à causer un peu plus, sans parler d’une présence plus que positive en défense, Collin ayant rajouté dix piges de plus à Derrick Rose ce soir en lui ruinant les reins et les genoux pendant quinze bonnes minutes. Et ça, ça, ça c’est notre quatrième sourire.

Une vraie belle soirée pour les fans des Cavs, pleine de promesse même si doivent être pris en compte le fait que ce soit les Pistons en face, le fait que ce soit le début de saison. Ce qu’on peut aussi prendre en compte ? C’est que cette joyeuse troupe retrouvera bientôt Kevin Porter Jr. pour parfaire le niveau d’une sacrée bande de gamins, que Kevin Love était cette nuit de retour pour prendre tout le monde sous so? C’est une victoire en double OT face au probable futur dernier de l’Est mais, on se répète, « dans l’impression laissée » : c’est un grand oui pour Cleveland.

stats Pistons 27 décembre 2020 stats Cavs 27 décembre 2020

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