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James Harden dans le flou, les Rockets dans le flou : question, on en est où dans tout ce flou ?

Alors, on tourne le dos à ses responsabilités James ?

Source image : YouTube/Houston Rockets

Houston n’en mène pas large. Brinquebalé et assailli de rumeurs depuis plusieurs semaines et de grosses déclarations tenues par ses joueurs vedettes, le Texas a vu sa terre trembler une première fois la nuit du 2 au 3 décembre avec l’annonce de l’échange triple XL entre Russell Westbrook et John Wall. Toutefois, une réplique sans précédent pourrait se produire si James Harden, héros de tout un peuple depuis huit ans, venait à s’en aller. Travaillant à éviter pareilles secousses, le board des Rockets fera tout pour retenir sa Barbe… Mais il n’a pas d’autres choix que d’anticiper ce séisme pour éviter des dégâts irréversibles. 

On a beau parler de la ville de la Nasa, le décollage des Rockets semble très compliqué à l’approche imminente de la saison 2020-21. Embourbé dans un brouillard constant depuis le 12 novembre et les premières déclarations de Russ, le management de Houston n’a pas vraiment gagné en visibilité au cours des 48 dernières heures et cette bombe wojnarowskienne qui annonçait l’échange Wall-Westbrook. Lâchant finalement celui qui avait mis le feu aux poudres, il reste aux Texans à gérer le (très) délicat dossier James Harden. The Beard avait lui aussi clamé ses envies de départ, quatre jours après son désormais ex-coéquipier. Annoncé chez les Nets, bavant déjà devant un possible Big Three avec Kevin Durant et Kyrie Irving, ou encore chez les Sixers, il a asséné là un gros coup de pression à l’État-Major texan après huit années de gigantesques et loyaux services, mais qui ne semble plus suivre la route de la bague. Ayant toujours le joueur sous contrat jusqu’en 2022 minimum, le temps a pu être pris par les Rockets d’accuser le coup avant de se poser désormais sur l’affaire avec calme et sang froid.

Dans un contexte opposé à celui du Brodie, qui ne voyait pas les offres se bousculer au portillon et traînant son contrat comme un boulet, Houston veut véritablement garder la main dans le dossier barbu pour de potentielles négociations. Assurant d’une part toujours compter sur son joueur, les Fusées ne nient cependant pas la réalité des faits mais placent d’emblée leurs conditions :

« Les Rockets veulent une contrepartie royale (une jeune pierre angulaire d’une franchise ainsi que des picks sur le modèle du trade de Jrue Holiday) dans n’importe quel deal potentiel impliquant James Harden. »

– Tim MacMahon, ESPN

Les cartes restent donc dans les mains texanes qui – dans le cas d’un rasage de près – se verraient bien préparer l’avenir avec un jeunot très prometteur au centre du projet, des picks de Draft et quelques briscards pour reconstruire tout cela… sans oublier John Wall. Nouvelle donnée dans l’équation (ou plutôt nouvelle inconnue), Wall pourrait avoir son rôle à jouer. En effet, Ramesse Harden aurait « une préférence » à jouer avec Jean Mur plutôt qu’avec Westbrique :

Un peu surprenant quand on connaît le passif du numéro 1 de la Draft 2010, ou plutôt son non-passif sur les deux dernières années (ce genre de punch reste infini). Ce serait également oublier que John Wall fut à D.C. un meneur aimantant les ballons, certes bon passeur mais drivant à tout-va à sa folle vitesse de croisière, qui risque de ne pas vraiment être celle d’Harden. Toutefois dans la guerre d’ego inhérente à un vestiaire, il reste certain que le numéro 13 retrouvera son trône unique au sommet de la hiérarchie texane qui, s’il ne l’avait pas perdu, aurait pu être convoité en cas de coups durs par Westbrook, avec qui l’entente n’était pas idéale sept ans après leur dernière épopée commune au Thunder. John Wall, de son côté, a beau avoir un bon passif de tête de lard, il reste qu’il ne sera plus dans son terrain conquis de la capitale. Et au final, s’il retrouve sur le parquet son niveau d’antan, il formerait avec Harden un backcourt très dangereux pour toute la NBA, on peut alors comprendre l’intérêt porté par Ramesse.

Rassurant pour les fans des Rockets ? Certainement mais toutes les interrogations ne peuvent être levées par l’arrivée de Jean Mur, qui n’a plus foulé un terrain NBA depuis décembre 2018. Marqué par la sévère défaite de septembre dernier en demi-finale de Conférence Ouest face aux futurs champions californiens (4-1), ainsi que par la décroissance de l’ambition de sa franchise en pleine mue, nommant un coach rookie et faisant confiance à l’aléatoire duo de blessés du Kentucky, Harden ne veut pas relâcher la pression mise sur les dirigeants. Une belle ambiance s’annonce au camp d’entraînement des Rockets… où The Beard n’est toujours pas présent.

Absent des entraînements individuels qui marquent le début du training camp, James Harden est attendu pour le premier entraînement collectif des Fusées dimanche, mais cette absence et un certain mutisme obligent Stephen Silas, nouveau coach, à sortir du bois :

« Quand des choses comme ça arrivent, où il y a de l’indécision, je prends du recul et laisse de l’espace. […] C’est ce dont ont besoin des gars comme ça, ils doivent tirer ça au clair, sans quelqu’un qui leur tape sur les doigts. […] Je suis confiant sur le fait qu’il sera à fond, […] je reste convaincu qu’il sera là quand nous commencerons. »

Stephen Silas via ESPN

Là encore, la clairvoyance et le sang froid émanent de la communication des Rockets par le biais de leur coach. Continuant de transmettre leur pleine confiance dans le joueur qui les porte depuis huit saisons, ils laissent le temps couler, la reprise approcher à grands pas et les équipes verrouiller peu à peu leur roster. Après la panique des premières déclarations et le refus de l’énorme prolongation de contrat, Houston calme le jeu et n’a pas de raison de brader son joueur vedette. Des contenders, Brooklyn semble le mieux armé pour discuter, avec la possibilité de créer un trident aussi brûlant sur le terrain que dans les vestiaires. Un package Caris LeVert, Spencer Dinwiddie, Jarrett Allen, des picks, Rodions Kurucs, Amar’e Stoudemire et un Twix ? C’est la base que beaucoup imaginent mais rien de concret pour l’instant. À 31 ans, Harden n’a en tout cas plus de temps pour bouder et son contrat courant jusqu’en 2022 minimum, il semble devoir se résoudre à tenter le coup avec Houston pour cette année qui s’annonce déterminante pour la barbe la plus célèbre de la NBA. 

Se cachant après avoir mis le feu aux Rockets, James Harden voit désormais les dirigeants texans souffler le froid pour atténuer l’incendie et enfin commencer la saison avec son barbu. Délesté de Westbrook et devant faire face au pari Wall, Harden semble contraint à retrouver son maillot rouge pour la saison… À moins que son côté pyromane ne reprenne le dessus.

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