One-on-One

Salut Karl-Anthony Towns, comment ça va ? Focus sur le matou devenu chef d’une meute de loups

Karl-Anthony Towns

Demandez à Jojo Embiid : les chatons, ça peut être violent.

Source image : NBA League Pass

Étrange pause automno-hivernale oblige, TrashTalk se penche cette année sur… 74 profils individuels. Pourquoi 74 ? Oh, rien à voir avec la Haute-Savoie hein, malgré l’adoration de certains pour la Sainte-Raclette, mais plutôt car ces analyses nous emmèneront tranquillement vers 2021. Car oui, on vous le confirme, cette sordide année 2020 touchera bientôt à sa fin, il était temps. Et aujourd’hui plein phares sur Karl-Anthony Towns, le grand chat désormais boss incontesté de Minny. 

Karl-Anthony Towns est un intérieur de haut niveau, il n’y a aucun doute là-dessus. Devenu naturellement le patron des Timberwolves, il est à 25 ans dans le moment de sa carrière où l’on commence à être impatient quant à sa capacité à remplir son armoire à trophées collectifs. Certes, un joli trio semble s’être formé dans le Minnesota, mais maintenant, il va falloir prouver que KAT est le leader d’une équipe… qui gagne. 

Un numéro 1 de draft est censé devenir très vite l’avenir d’une franchise, surtout quand il est sélectionné par une équipe qui n’a pas connu les Playoffs depuis des années. Si certains first pick n’ont pas eu la carrière attendue (coucou Anthony Bennett), le premier choix de la Draft 2015 n’a pas attendu pour montrer toute l’étendue de son talent en débarquant dans la Grande Ligue. Aucun doute, Karl-Anthony Towns est devenu en quelques mois l’étoile montante de Minnesota, le chef de la meute des Loups. Déjà, pour sa régularité : saison Rookie ? 82 matchs titulaires. Saison Sophomore ? 82 matchs titulaires. Troisième saison ? 82 matchs titulaires. Pas le temps de niaiser, le KAT s’est directement imposé comme le franchise player des Wolves, et ce n’est pas la blessure qui l’a éloigné des terrains pendant la moitié des matchs de la saison 2019-20 qui va lui contester ce titre. Ensuite, pour son jeu : pendant ses cinq premières saisons dans la Ligue le grand matou a montré qu’il savait tout faire. Dominer dans raquette, s’éloigner pour shooter, défendre (un peu), prendre du rebond, passer, scorer, et même se bastonner avec Joel Embiid : bref, un vrai joueur all-around et un intérieur moderne. Du coup, dans les stats ça s’est ressenti, puisque Karlo sort par exemple de la saison la plus prolifique de sa carrière avec 26.5 points, 10,8 rebonds et 4,4 passes à 50% au tir et 41 % à 3-points, scuze. Double All-Star, Towns fait aujourd’hui sans doute partie des cinq meilleurs intérieurs de la NBA mais le problème, c’est que Karl c’est fort mais ça ne gagne pas des matchs : 19 victoires et 45 défaites pour les Wolves la saison passée, une seule expérience de Playoffs en 2018 pour KAT, et une carte de fidélité déjà bien tamponnée au bas du classement de la NBA.

Du coup, qu’en est-il du destin de KA à Minneapolis ? Faudrait-il qu’il se la joue Anthony Davis ou qu’il reste fidèle au poste ? En tout cas, pour le moment, le Chat est bien un Loup, et la signature de son pote D’Angelo Russell au milieu de la saison dernière était déjà un premier coup pour faire rester sa star de la part de Gersson Rosas. Mais maintenant, il faut que les Wolves passent un cap. Cette année, c’est objectif Playoffs, et avec l’arrivée du numéro 1 de la draft 2020, Anthony Edwards, les fans des Loups du Minnesota peuvent être hypés à l’idée de présenter un joli big three sur le parquet. De quoi convaincre le félin de rester un petit peu plus à la maison, même si l’on ne va pas se cacher que la concurrence à l’Ouest s’annonce très rude. Mais ce qui est sûr, c’est que si les Loups squattent à nouveau le fin fond du classement la saison prochaine, le grand KAT pourrait bien avoir de vraies envies d’ailleurs.

  • Jauge de hype à son arrivée dans la Ligue : 70%
  • Jauge de hype actuelle : 70%
  • Jauge entrée au Hall of Fame : 20%
  • Celui qu’il aimerait devenir : un chat Champion NBA (parce que c’est cool)
  • Celui qu’il espère ne pas devenir : un chat Sphynx (parce que c’est moche)

Karl-Anthony Towns est un franchise player et un multiple All-Star en puissance. Avec ce style de jeu moderne pour un intérieur, parfaitement en osmose avec la NBA actuelle, le chat devrait, sauf blessures, être un habitué des Top 10 pour la décennie à venir. Avec les Loups ou sans les Loups ? Pour Minny cette année, c’est objectif Playoffs, ou au minimum play-in, et dans le cas contraire on en reviendra bien logiquement à la question précédente.

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