One-on-One

Salut John Collins, comment ça va ? 23 ans seulement mais déjà une belle notion du terme « double-double »

John Collins

Un gaillard de 2,06m selon la police, 1,90m sans les pilules.

Source image : NBA League Pass

Etrange pause automno-hivernale oblige, TrashTalk se penche cette année sur… 74 profils individuels. Pourquoi 74 ? Oh, rien à voir avec la Haute-Savoie hein, malgré l’adoration de certains pour la Sainte-Raclette, mais plutôt car ces analyses nous emmèneront tranquillement vers la reprise de la saison le 22 décembre prochain. Et oui, on vous le confirme, cette sordide année 2020 touchera bientôt à sa fin, il était temps. Focus aujourd’hui sur John Collins, le monsieur double-double d’Atlanta.

En tant que poste 4 sortant de Wake Forest, on aurait pu imaginer que Johnny aurait vécu avec une grande ombre venue des Iles Vierges au dessus de la tête dans les premières années de sa carrière chez les grands, mais apparemment la pression est l’une des boissons favorites de l’ami Collins. Bien installé confortablement chez les Faucons, Johnny a déjà tout d’un grand, ne manque plus que les victoires.

Drafté en 19ème position par les Hawks dans une cuvée 2017 plutôt bien fournie, John n’a pas attendu très longtemps avant de faire valoir ses qualités. Après une première saison de bonne facture en sortie de banc (10,5 points et 7 rebonds de moyenne), The Baptist s’est vite imposé dans la rotation des Hawks. Bon, la concurrence c’était Jabari Parker, mais c’est quand même à souligner. Depuis, l’homme, qui mesurerait surement 2,50 m aujourd’hui si il n’avait pas été chopé la main dans le sac avec des hormones de croissances au début de la saison dernière, a enchainé un joli paquet de doubles doubles, 65 déjà, et sort d’une saison avec 25 matchs en moins pour cause de suspension mais une flopée de gros cartons. 21,6 points, 10,1 rebonds, 1,6 block, 58% au tir et 80% aux lancers mais aussi un joli 40% à 3-points parce que c’est la mode. Sympa quand on sait qu’il n’avait mis aucun shoot derrière l’arc pendant ses années universitaires. Mais pour sa troisième saison NBA, John Collins sort de la meilleure de sa carrière et a sans discussion passé un nouveau cap, et pas seulement au shoot extérieur. Il se positionne aujourd’hui comme le lieutenant ++ de Trae Young, et la très claire deuxième arme offensive des Hawks. Le Jojo forme un joli duo avec Ice Trae qui collectionne les highlights, et nous rappelle de bons souvenirs des meilleurs duos 1-4 de NBA. Le problème maintenant ? C’est que pour ressembler à Steve Nash/ Amar’e Stoudemire ou John Stockton/Karl Malone, il faudrait peut être gagner des matchs. Au delà du fait qu’on adore le voir sauter avec grâce (non) au dessus d’une maquette d’avion dans un Dunk Contest, John Collins a en tout cas énormément progressé et montre au quotidien qu’il a le niveau pour être l’un des tout meilleurs à son poste.

La suite ? Le John est bon, mais le John est gourmand. Arrivant à 23 ans dans la dernière saison de son contrat rookie, il pense évidemment déjà à l’extension, et s’il continue sur ces bases-là il devrait pouvoir s’en sortir avec une proposition juteuse des Hawks dans les mois à venir. Alors qu’ils ont de l’espace disponible en raison du grand nombre de jeunes qu’ils ont sous contrat, le dossier Collins sera probablement l’un des plus chauds de l’été 2021. En attendant, en partageant le parquet avec ses camarades de CP Trae, De’Andre Hunter, Cam Reddish, Kevin Huerter ou même le redoublant Clint Capela, c’est un vent de jeunesse qui devrait continuer à déferler sur la Ligue l’an prochain en provenance de Géorgie. En plus de cela, on a justement hâte de voir son entente avec son nouveau partenaire de raquette, Clint Capela, qui n’a pas encore joué avec les Hawks. Alors que John s’écarte de plus en plus du cercle pour shooter à l’extérieur, l’apport de l’ancien des Rockets pourrait être une vraie plus-value pour la franchise et le duo Collins-Capela apparaît comme l’un des duos d’intérieur les plus attendus et complémentaires pour la reprise de la NBA, prends ça les Sixers.

  • Jauge de hype à son arrivée dans la Ligue : 25%
  • Jauge de hype actuelle : 50%
  • Jauge entrée au Hall of Fame : 2%
  • Celui qu’il aimerait devenir : Tim Duncan
  • Celui qu’il espère ne pas devenir : Darius Songaila

A 23 ans, le bébé Collins n’en est encore qu’à ses premiers pas dans ce grand voyage qu’est une carrière NBA, mais il a déjà montré un paquet de certitudes que n’ont pas montré beaucoup de jeunes de son âge. Avec sa domination à l’intérieur et maintenant derrière l’arc, Johnny s’impose comme une arme offensive complète qui fera du bien aux Hawks pour la saison à venir. Bon, faudra juste apprendre à défendre un jour, mais ça viendra probablement. En tout cas, gardons un œil sur celui qui a le potentiel de faire du 25-12 chaque soir, rien que ça.

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