One-on-One

Salut Russell Westbrook, comment ça va ? Pour l’an prochain, on part plutôt sur Mr. Triple-Double ou Mr. Triple Daube ?

Russell Westbrook 29/06/2020

C’est à peu près la tête qu’on a fait en voyant ses performances à Disney.

Source image : Youtube

Étrange pause automno-hivernale oblige, TrashTalk se penche cette année sur… 74 profils individuels. Pourquoi 74 ? Oh, rien à voir avec la Haute-Savoie hein, malgré l’adoration de certains pour la Sainte-Raclette, mais plutôt car ces analyses nous emmèneront tranquillement vers 2021. Car oui, on vous le confirme, cette sordide année 2020 touchera bientôt à sa fin, il était temps. Focus aujourd’hui sur Russell Westbrook, un joueur qui voit triple, pour le meilleur… ou pour le pire.

Joueur archi-complet pour les uns, croqueur et amoureux de ses stats pour les autres, il est dur de rester de marbre devant Russell Westbrook. Longtemps dans l’ombre de Kevin Durant, Brodie a depuis découvert le feu des projecteurs et les conséquences qui vont avec. C’est bien connu, les imperfections se remarquent plus dans la lumière.

Personnage incontournable des années 2010, Russell Westbrook ne s’est pas construit en un jour, loin de là. Que retenir de sa décennie ? Le beef avec Kevin Durant, les trois saisons consécutives en triple-double de moyenne, les records individuels, son titre de MVP bien sûr et enfin ce départ à Houston pour retrouver James Harden. Autant d’événements qui se sont déroulés entre 2016 et 2020. Quid des six années précédentes ? Une place de choix dans la classe bambin du Thunder avec la barbe et le snake avant de devenir le lieutenant de ce dernier. Parce que oui, Brodie était au départ un numéro 2. Kevin Durant était l’égérie d’OKC, son MVP, son leader et comme toute star, il était glorifié par les victoires et critiqué dans la défaite. C’est d’ailleurs lui et non Westbrook qui fut qualifié de Mr Unreliable par le Oklahoman. Son départ plaça Russ en tête d’affiche, il était enfin au cœur du projet. C’était le début du show. Les gros chiffres arrivèrent, et avec eux l’attention médiatique et les critiques lorsque les choses déraillent pour son équipe. Peut-on blâmer un joueur qui tourne en triple-double de moyenne sur non pas une mais trois saisons consécutives ? Et bien oui, car c’est la rançon de la gloire pour tout joueur qui se veut être le n°1.

Si les stats font beaucoup dans ce sport, on se souvient surtout des accomplissements collectifs, en deux mots… la bague. Russell Westbrook s’exporta donc à Houston pour gratter ce fameux bijou qui légitimerait tous ses accomplissements personnels et ferait taire tous les haters. Le complice était tout trouvé : James Harden, son vieux compère du Thunder et l’un de ses plus proches amis. Avec deux MVP dans leur prime, les Rockets sont plus qu’armés pour jouer les premiers rôles mais les belles histoires s’écrivent autour d’une alchimie que nos amis texans n’ont jamais trouvé. Symbole de cette irrégularité, Brodie passa par tous les états cette saison : les débuts poussifs, une montée en puissance spectaculaire en début d’année puis la pause Covid prise de plein fouet et un retour à Disney à 50% de ses moyens (virus + blessure) qui aboutit à un résultat bien crade : 18 points, 7 rebonds, un peu moins de 5 passes, à 42% dont 24% du parking et 53% sur la ligne, sans oublier presque 4 ballons perdus par match…  La claque reçue face aux Lakers viendra non seulement détruire les rêves de titre mais aussi toute la stratégie de l’équipe mise en place par le duo Morey-D’Antoni, désormais parti.

Quel avenir désormais pour le marsupilami des fusées ? Son association avec Durant puis avec Paul George n’a pas permis de ramener un titre à OKC et il en fut de même pour Houston avec James Harden. Il n’en fallait pas plus pour que certains fans pointent le dénominateur commun de tous ces échecs, à savoir Russell Westbrook lui-même. Annoncé dans les rumeurs de trade, notamment à New-York, Brodie semble encore dans les plans de ses dirigeants mais à l’heure où sa cote est au plus bas, il sait que sa marge de manœuvre est désormais réduite. En clair, il faut un passer un cap et vite, sous peine de voir le couperet tomber. Peut-il se réinventer ? Gommer ses faiblesses (gestion du money time, adresse de loin, pertes de balle) pour viser plus haut ? Lui seul détient la réponse.

  • Jauge de hype à son arrivée dans la Ligue : 80%
  • Jauge de hype actuelle : 42% (son pourcentage à Disney)
  • Jauge entrée au Hall of Fame : 100%
  • Celui qu’il aimerait devenir : Oscar Robertson
  • Celui qu’il espère ne pas devenir : un mec avec moins de bague que Serge Ibaka

Le bilan de la première année de Russell Westbrook à Houston est mitigé mais il reste encore de l’espoir pour son association avec James Harden. Un nouveau coach, une année sans pépin physique et c’est reparti pour un tour. Ses dirigeants ne rêvent que de ça, surtout en voyant la note qu’il faudra payer dans deux ans (47 millions pour sa dernière année de contrat).

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