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La Free Agency 2020 des Hawks en 3 questions brûlantes : quels vétérans pour chaperonner tout ce beau monde ?

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Une baby sitter est attendue à Atlanta, 600 matchs en carrière exigés avant de candidater.

Source image : NBA League Pass

Comme Kevin Durant, la NBA est sortie de sa zone de confort en décalant l’ensemble de son calendrier pour aller au bout de sa saison coûte que coûte. De retour de la bulle, les franchises sont encore un peu dans le flou concernant la reprise mais une chose est sûre : on ne reverra personne sur les parquets avant la Free Agency 2020 qui s’annonce… particulière en temps de pandémie. Entre la Draft prévue en plein mois de novembre et une baisse attendue du salary cap, les GM se préparent à transpirer dans les prochaines semaines. Aujourd’hui on se penche sur le cas des Hawks, et Travis Schlenk aura quelques sous pour faire son shopping. 

Que faire de ce sixième choix à la draft ?

Pour la troisième année consécutive, Atlanta fera partie des invités de prestige de la Draft NBA. Détenteurs des picks 4 et 10 l’an passé et 3 en 2018, les Faucons ont cette fois-ci récupéré la bouboule numéro 6 et cela amène un certain nombre de questions sur la table. La première : faut-il garder ce pick ou l’échanger contre un joueur plus confirmé ? Avec neuf joueurs sous contrat dont six de moins de 23 ans, Atlanta n’est pas vraiment en manque de jeunes à former et c’est un euphémisme. Clint Capela et ses 26 ans font presque office de daron dans le vestiaire. La venue d’un élément plus expérimenté, d’un leader, pourrait permettre à ces jeunots de franchir un cap plus rapidement. Une offre incluant le tour de draft plus un ou deux jeunes pourrait peut-être appâter la concurrence. Si, malgré tout, le boss des Hawks préfère continuer son process en douceur, la plupart des Mock Drafts annoncent la venue de Tyrese Haliburton de Iowa State. Longtemps sans back-up à la mène, Atlanta récupèrerait ici un combo guard capable de soulager un peu Trae Young à la création et éventuellement de s’associer à lui en 2. Une première recrue qui réglerait déjà le poste 1 mais qui ne masquera pas les autres défaillances du roster.

Quels sont les manques à combler ?

Généralement, quand on cherche les faiblesses du 27ème bilan de la ligue, il ne faut pas chercher midi à 14h. Néanmoins, on pourrait cibler deux points particulièrement défaillants chez nos jeunes amis d’Atlanta la saison passée : la défense et le tir à 3-points. Pire équipe aux points encaissés et aux tirs primés inscrits, Trae Young and co. ne peuvent pas faire pire, heureusement pour eux. Voilà pourquoi la venue d’un ou plusieurs éléments d’expérience pourrait venir soulager un peu Lloyd Pierce et combler quelques trous. Parmi les joueurs dispos, un Paul Millsap pourrait apporter beaucoup des deux côtés du terrain, même à 35 printemps. A voir s’il préfèrera rejoindre un contender dans un rôle amoindri ou gagner plus sur un jeune projet. Avec John Collins sur le poste 4 et Clint Capela en pivot, c’est un rôle de sixième homme qui l’attendrait. Joe Harris, parmi les role players les plus suivis, est également une option à encadrer pour le board puisque son shoot est l’un des plus fiables de la ligue et défensivement il apportera sa contribution. Kevin Huerter, Cameron Reddish et DeAndre Hunter étant encore un peu tendres, il sera possible de lui offrir plus de responsabilités qu’aux Nets où il ne sera pas mieux que la cinquième option. Dans un registre totalement différent et, si Atlanta mise sur un autre profil qu’un meneur à la draft, pourquoi ne pas tenter les options Kris Dunn ou… Rajon Rondo ? Le premier est un excellent défenseur, ce qui est loin d’être le cas du titulaire au poste, alors que le second apporterait le playmaking qui fait cruellement défaut lorsque Trae Young n’est pas sur le terrain. Du défenseur, du shooteur ou de la création, il y a de quoi faire dans cette Free Agency.

Y’a-t-il un vétéran pour sauver les Hawks ?

Pour ceux qui trouveraient ce titre trop dramatique, on vous renvoie à votre culture cinématographique, il faut rire dans la vie. Après deux ans de Vince – le grand frère – Carter, Atlanta se retrouve avec un roster bien inexpérimenté. Autant le dire tout de suite, avant l’arrivée de Jeff Teague, Vinsanity avait à peu près autant de matchs en carrière que tout le roster réuni. Cet effectif est talentueux mais il manque de grognards, de joueurs qui ont fait les Playoffs, qui peuvent encadrer, recadrer ou prendre le lead quand les jeunes ont les mains qui tremblent. En ce sens, faire venir des joueurs avec un peu de kilométrage apparaît comme une priorité pour la franchise. L’atout dans la manche du GM est de taille : personne n’aura autant qu’Atlanta pour recruter cet automne. Sous réserve d’un changement du cap space, les Hawks disposeront d’environ 49 millions de dollars pour recruter. A l’heure où tous les contenders comptent leurs sous, Travis Schlenk peut offrir un gros contrat sur un an à un Joe Harris, Paul Millsap, Jerami Grant ou Serge Ibaka sans se mettre dans le rouge, quitte à surpayer un peu, et il serait bien avisé d’y songer sérieusement.

Un gros compte en banque, du pick et des jeunes échangeables, il y aura de quoi faire pour Travis Schlenk cet automne chez les Hawks. La base de talents est déjà présente à Atlanta et avec quelques vétérans pour encadrer ces jeunots pleins d’adrénaline, on pourrait bien assister à une envolée fracassante. On n’a rien dit concernant l’atterrissage par contre…

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