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J.R. Smith s’est confié sur sa vie, sur sa carrière : des mots on ne peut plus sérieux, parce que Gérard est aussi un philosophe

J.R. Smith 9 octobre 2020

Personne n’est prêt pour la célébration de Gérard en cas de nouveau titre.

Source image : Youtube

Au cœur de ces Finales un homme réalise pour l’instant un sans-faute. Cet homme c’est évidemment J.R. Smith aka Gérard aka l’être de lumière. Deux tirs ratés seulement en quatre matchs, zéro ballon perdu, une prestance assez lunaire sur le banc, et voilà que le débat du MVP des Finals est logiquement relancé. Mais pour en arriver où il en est aujourd’hui, Gérard a du se reconstruire plus d’une fois. Morceaux choisis d’une interview retranscrite sur Sports Illustrated, quand Gérard remet son cerveau et philosophe sur sa vie.

Gérard n’est pas seulement le meilleur joueur de l’histoire de tous les sports confondus, il est aussi un homme, avec ses envies, ses rêves et ses démons intérieurs. Après seize saisons à dominer la planète le voilà en tout cas qui se pose quelques minutes afin de faire le point sur l’homme qu’il a été, qu’il est, et les raisons pour lesquelles il est devenu ce qu’il est aujourd’hui : une légende interstellaire.

« J’ai beaucoup de talent. J’aurai probablement pu devenir professionnel dans trois ou quatre sports différents. »

La hype de ses débuts en NBA malgré une Draft qui l’envoie dans une équipe claquée à l’époque (les Hornets de… New Orleans), puis un drame en 2009 lorsque un accident de la route coûtera la vie à son passager.

« Je pourrais dire que j’étais perdu à ce moment-là de ma vie, mais je pourrais aussi dire que je ne l’étais pas. Je pense que j’ai toujours su exactement où j’en étais, quel genre d’homme je voulais devenir et où j’avais envie d’aller. »

De Earl Jr. à J.R., les 16 années professionnelles de Gérard l’ont façonné, de New Orleans à Los Angeles en passant par New York ou Cleveland. Façonné en tant que joueur en tant qu’homme, et si Gégé devait donner un conseil à son jeune lui, voilà sans doute ce qu’il lui soufflerait à l’oreille :

« Plus que tout, je dirais qu’il faut être conscients des mots qu’on emploie. Les mots que vous utilisez représentent ce que vous pensez, et cette pensée devient votre caractère, tout au long de votre vie. »

Plutôt intéressant de voir à quel point le demi-dieu prend au sérieux sa communication, et rien d’illogique au final pour un homme connu davantage pour ses fails et gestes que pour ses déclarations fracassantes. Parce que ses performances, Gérard nous les offre sur le terrain et pas devant les micros d’ESPN. Prendre 22 tirs du parking dans un match, vivre torse-nu pendant quatre jours, ne pas connaître le score du match en plein Game 1 des Finales, rester prostré durant des heures sur le bord du terrain, célébrer chaque victoire comme si c’était la dernière, etc etc etc.

Des mots justes, des mots touchant pour un homme qui ne l’est pas moins. Et une envie qui nous ronge, indépendamment d’une quelconque préférence entre le Heat et les Lakers : voir Gérard soulever ce soir ou un peu plus tard son deuxième trophée de champion NBA.

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