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LeBron James a sorti le mode patron contre les Rockets : retour sur une série tout en gestion pour le King

LeBron James 13 septembre 2020

Un point forward aux Lakers qui fait le show avec un 3 et un 2 dans le dos… On pourrait presque prendre le King pour quelqu’un d’autre.

Source image : NBA League Pass

Pendant que les Nuggets et les Clippers se battent comme des lions pour accéder aux Finales de Confs, il y en a un qui se repose tranquillement en jouant à Madden NFL et en sirotant sa tequila. Le King s’offre quelques jours de repos après une demi-finale remportée tout en gestion contre les Rockets, le moment parfait pour un petit retour sur sa série victorieuse, une de plus. 

Après le Game 1 perdu par ses Lakers, LeBron James avait déclaré avoir pris le temps d’analyser le jeu et la vitesse des Rockets pour s’ajuster… Eh bien il a fait exactement ce qu’il avait annoncé. Y’a pas plus simple. Dès le Game 2, il va commencer à enclencher le mode attaque tout en gérant le tempo, accélérant et ralentissant à souhait. Bah oui, c’est l’avantage d’avoir l’un des QI basket les plus élevés de l’histoire dans l’un des corps les plus athlétiques de l’histoire. Car ce qu’il fait dans ce deuxième match, il va le refaire pendant tout le reste de la série, avec une intensité variant selon les besoins de l’équipe, et les manches 3 et 4 en sont de parfaits exemples. Tantôt scoreur sans limites en mode TGV comme dans le Game 3, tantôt catalyseur et playmaker plus en retrait comme dans le Game 4. 36 points points, 7 rebonds et 5 passes dans l’un, 16 points, 15 rebonds et 9 passes dans l’autre, tout en gestion on vous dit. Peut-être même plus qu’à l’accoutumée d’ailleurs. Car c’est sans doute la première fois en 17 ans de carrière qu’on assiste à ce genre de performances de la part du King, à un tel niveau de calme.

Dans la lignée de sa saison régulière 2019-20, mais de manière encore plus marquée, LeBron se la joue meneur gestionnaire super-luxe, histoire de ne pas centraliser le jeu autour d’un pick and roll avec Anthony Davis tout le match. Avec le retour de Rajon Rondo, ce pattern s’est répété de plus en plus, devenant une vraie arme supplémentaire en attaque pour les Lakers puisque le jeu du King est moins stéréotypé. Quand on repense à ses derniers Playoffs, en 2018 ? C’est le jour et la nuit. Avec les Cavs, il était au four et au moulin, en même temps, pour tout faire, mais contre les Rockets il est passé par le four, puis par le moulin, puis par le four encore, mais dans une maîtrise quasi-parfaite. On dit bien quasi parfaite car on peut chipoter sur quelques stats, mais globalement il n’y a rien à redire. Les stats ? Bougez-pas elles arrivent : 25,8 points, 10,4 rebonds, 7,4 passes, 1,8 interception et 1,8 contre par match, le tout à 50,6% au tir. Vous avez dit quoi ? Du LeBron dans le texte ? Oui, c’est à peu près ça, sauf qu’il y a quand même deux lignes qui font tâche : les 4,2 pertes de balles et le bon gros 26,1% du parking. Voilà ce sur quoi on peut dire que le Roi doit encore épurer son jeu. Au final, sur cette série, le Chosen One ne s’est peut-être jamais autant rapproché de… Magic Johnson, reléguant parfois le scoring au second plan pour faire parler sa science du playmaking et n’oubliant jamais de faire le show. Il fait ce dont son équipe a besoin pour gagner le match, ni plus ni moins.

LeBron James a innové en devenant – encore – plus gestionnaire pendant ces demi-finales de conférence. Est ce que c’était uniquement pour s’ajuster au small ball si particulier des Rockets ou est ce que ça va devenir sa marque de fabrique ? Seul l’avenir nous le dira, et l’avenir est proche puisque LeBron attend avec impatience le Game 7 entre Nuggets et Clippers pour se la coller à partir de vendredi prochain en Finale de Conf.

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