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Russell Westbrook dans la tourmente : un match cradingue level grosse cuite, on peut difficilement faire pire

Russell Westbrook Lakers 7 septembre 2020

Facile de gagner un match quand tu joues à six contre quatre.

Source : NBA League Pass

Il sortait d’un Game 1 solide, au scoring mais aussi dans l’attitude. Cette nuit ? Russell Westbrook a fait à peu près tout le contraire de ce que l’on demande à un joueur de basket, à savoir faire des fautes, perdre des ballons et privilégier les envois de saucisse aux filoches. Y’a le feu dans la maison Westbrook, et le focus est déjà installé pour le Game 3…

Rarement un joueur n’aura autan divisé, et le moins que l’on puisse dire c’est que Russell Westbrook ne fait rien pour que ça change. Car le Brodie en NBA c’est un peu les montagnes russes, avec de vrais beaux souvenirs parfois mais également avec de vrais galettes posées quand ça va trop vite. Efficace et bien utile bien que dispendieux lors du Game 1 (24 points, 9 rebonds, 6 passes mais 10/24 au tir et 5 balles perdues), le meneur des Rockets a cette fois-ci décidé de tout faire à l’envers, histoire de nous éviter de trop réfléchir au moment de dresser le bilan de son match. Pour la faire courte ? Cette nuit ? Ce fut une catastrophe, une catastrophe de 33 minutes. Allez, stats ci-dessous, et on en parle juste en dessous avec un doigt au fond de la gorge :

10 points à 4/15 au tir dont 1/7 du parking et 1/3 aux lancers, 13 rebonds, 4 passes, 2 steals et 7 balles perdues en 33 minutes

Une-hor-reur. Jamais en rythme, contrastant avec les efforts de ses coéquipiers pour faire tourner le ballon jusqu’à trouver le bon shooteur ouvert, Russell Westbrook a joué à l’envers toute la soirée. Trop de précipitation amène des ballons perdus bêtement, trop de précipitation amène des shoots pris… ban trop précipitamment, et chaque run des Rockets était finalement mis à sac par une mauvaise décision du Brodie. Un match pourlingue magnifié en début de quatrième quart par Mike D’Antoni, qui décidera de laisser son malade sur le terrain malgré ses cinq fautes, décision futée si l’on imagine que tout ça n’était qu’une feinte pour qu’il prenne sa sixième et qu’il quitte arrête enfin ce désastre, mais surtout décision qui engendra une demi-douzaine de paniers encaissés par Houston car RW ne pouvait pas faire de faute, car RW ne pouvait donc pas défendre, ne serait-ce que faire semblant. Une sacrée épine dans le pied de Rockets qui avaient pourtant fait le taf pour revenir dans le match et même mener de cinq points au début du dernier quart, mais cette fois-ci (une fois de plus oserons certains) l’ancien meneur du Thunder avait choisi de déféquer sur un match de Playoffs pourtant à la portée de son équipe, relançant l’éternel débat de la « legacy » du Brodie en postseason…

Une saison magnifique, qui nous aura même poussé parfois… à se demander qui était le vrai patron des Rockets, puis ces performances en dents de scie en Playoffs (pour rester poli) qui nous rappellent surtout que Russell Westbrook demeure un énorme point d’interrogation humain. La suite ? C’est mercredi soir pour le Game 3, et le pire dans tout ça, c’est que l’on ne sait absolument pas à quelle version on aura droit. 

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