Nuggets

Jamal Murray est sur une autre planète : 50 points à nouveau, la victoire et les larmes, y’a des câlins qui se perdent à Orlando

Il arrive un moment où il va falloir qu’on en parle. Qu’on en parle pendant des heures. Qu’on se le dise : Jamal Murray est un phénomène comme on en voit peu dans une vie, et si trois matchs ne veulent rien dire à l’échelle d’une vie, ça commence à causer quand ces trois matchs ont lieu en une semaine, en Playoffs, et dans un contexte aussi particulier. Chapeau l’artiste, chapeau l’homme.

Il y a tout d’abord le sportif. Celui qui nous fait proprement halluciner depuis le début de cette série face au Jazz. L’occasion d’ailleurs d’en placer une pour un fabuleux Donovan Mitchell, mais désolé Spida car cette fois-ci l’intégralité des louanges ira à ton adversaire car il le mérite. Avant les mots ? Les chiffres. Et un conseil, munissez-vous de petites lingettes fraîches :

stats Murray 31 août 2020

On pourrait même rajouter ses 36 points et la victoire lors du Game 1, mais concentrons nous donc sur ce brelan magique, cet enchaînement féerique. 142 points en trois matchs, à des pourcentages défiant toute rationalité, et avec à chaque fois, évidemment, une présence accrue dans le money time, pour ne rien gâcher. Il y avait le Stephen Curry de la grande époque, il y a eu récemment le Damian Lillard on fire, et il faudra désormais rajouter le Jamal Murray Summer dans la catégorie des coups de chaud historique. Une passe d’arme incroyable avec un autre incendiaire en grande forme, mais ce matin c’est bien le meneur canadien des Nuggets qui détient le petit avantage psychologique qui va bien, au sortir donc de trois perfs monstrueuses en trois matchs. Car c’est bien simple, depuis une semaine c’est poussez-vous de devant à Denver, Tonton Jamal prend les rênes et les autres prennent les photos. Une confiance inébranlable, amplifiée peut-être par la situation actuelle aux Etats-Unis, et c’est en tout cas ce que l’intéressé a tenté d’expliquer après le match, retenant avec difficulté ses larmes au moment d’évoquer le combat actuel des joueurs NBA.

Car s’il y a le sportif, il y a aussi l’homme. L’homme qui s’est pointé lors de l’interview d’après-match les larmes au bord des yeux, ne sachant finalement pas les retenir au moment d’évoquer le climat actuel dans la bulle et partout dans le pays. Les visages de George Floyd et Breonna Taylor qui ornent ses sneakers, et ce message, si simple en apparence mais si difficile à faire passer :

« Je veux juste gagner… Dans la vie vous trouvez toujours des choses qui vous paraissent importantes, des combats à mener, et nous avons trouvé en NBA un combat à mener en tant qu’unité collective […] »

Une perf une nouvelle fois historique, mais une fois le buzzer retenti le focus sur le vrai problème actuel aux States, le genre de message et de comportement qui rend le match de Jamal Murray encore plus fou, encore plus fou qu’un mec qui rejoint Michael Jordan comme seul joueur ever à poser un 40/5/5 trois soirs de suite, encore plus fou qu’un mec qui tourne à quasiment 50 points de moyenne sur une semaine de Playoffs.

On pourrait parler de basket pendant des heures hein, c’est un peu ce qu’on fait toute l’année d’ailleurs, mais cette nuit l’enveloppe était plus importante que la lettre glissée à l’intérieur. Bravo Monsieur Murray, bravo sur toute la ligne.

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