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Les Celtics sortent le balai : sweep des Sixers validé, y’en a qui veulent profiter de la piscine avant le deuxième tour

On avait quitté Joel Embiid les joues humides à Toronto en 2019, le Camerounais avait toutes les raisons de pleurer ce soir. Beaucoup trop seul pour exister dans cette série, le Process subit à nouveau la loi des Celtics. Un sweep violent mais logique et peut-être nécessaire qui annonce en tout cas du changement en Pennsylvanie. Pour Boston, ça veut juste dire un peu plus de repos à la piscine de l’hôtel à Disney World en attendant le tour suivant.

Sans Ben Simmons, la mission promettait d’être dure contre une équipe collective et ambitieuse qui n’est pas allergique aux matchs à l’extérieur, elle. Dans une bulle en Floride, c’est quand même un net avantage et on l’a encore constaté ce soir. On n’en voudra pas à ceux qui ont fait une infidélité à la NBA pour se brancher sur la finale de Champions League comme Jimmy Butler, le Game 4 entre les Sixers et les Celtics a été semblable aux précédents : Joel Embiid frustré qui boude dès qu’il retourne sur le banc et surtout sans solutions pour gêner Boston sur 48 minutes. Après un début sérieux, l’impressionnante blessure de Tobias Harris dans le troisième quart-temps a accéléré une fin inévitable. Tombé la tête la première suite à un croche-patte involontaire de Jayson Tatum, Tobi est resté de longues minutes au sol avec le crâne en sang. Le dernier symbole d’une saison où rien n’allait à l’endroit pour les Sixers. Et même si le soldat au bandeau reviendra sur le parquet en toute fin de rencontre, le mal était déjà fait. Les Celtics ont profité de son absence pour placer un 16-2 avec JT dans le rôle du bourreau qui signait le game over avec un three lointain juste avant la sirène de la période. Encore auteur d’une perf de patron avec 28 points et 15 rebonds, il s’offre un deuxième sweep après celui des Pacers au premier tour des Playoffs 2019 et il va falloir le surveiller de près durant le reste de l’été.

L’autre homme fort de la soirée n’avait jamais connu une telle joie. Loin d’être impressionné par l’enjeu, Kemba Walker a voulu fêter sa première qualification en demi-finale de Conférence avec la manière (32 points à 12/13 aux lancers-francs). Il avait gagné trois matchs de Playoffs en huit ans à Charlotte ? Il en a déjà remporté quatre en une semaine avec les Celtics. Les troisièmes de la saison régulière ont tenu leur rang sans laisser trop d’énergie dans la bataille. En cas de victoire des Raptors cette nuit, on connaîtra déjà la première affiche du second round. Pour les Sixers qui doivent déjà être dans l’avion du retour pour libérer la place chez Mickey, l’heure du bilan arrivera très vite. On aura évidemment le temps d’en reparler, mais Brett Brown a sûrement vécu son dernier match sur le banc de Philadelphie après sept années de bons et loyaux services. Elton Brand devra aussi faire un choix sur l’avenir de son duo Simmons-Embiid, si soudé devant les médias mais fragile et incapable de porter l’équipe dans les moments importants de la saison. En général, un sweep ne laisse pas un groupe indemne et il devrait y avoir du changement dans l’organisation au cours des prochains mois.

On n’attendait pas de miracle de la part des Sixers qui réussissent tout de même l’exploit de terminer leur saison de manière… décevante. Au moins, ils ont été raccord du début à la fin, dès qu’ils sortaient des frontières de la cité de l’amour fraternel, il ne fallait plus compter sur eux.

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