Mavericks

Luka, mais pas seulement : Dallas égalise dans sa série au bout d’un match sublime, un peu plus et la bulle explosait

C’est à un horaire bien sympathique, à 21h30, que ce choc de l’Ouest entre les Clippers et les Mavericks était prévu. Hein, quoi, la finale de la Ligue des Champions ? Laissez tomber votre football, c’était encore vers Orlando qu’il fallait se tourner pour vivre des sensations fortes cette nuit ! Après avoir été mené de 21 points, Dallas revient à égalité dans cette série grâce à un Luka Doncic stra-tos-phé-rique jusqu’à la dernière seconde de la prolongation. On ne vous en dit pas plus, pour le reste ça se passe juste en-dessous !

Teaser n°1 : le match est fou. Teaser n°2 : Doncic n’est pas humain !  Pourtant, on commence ce Game 4 tranquillement avec un poster de Kawhi Leonard et ses 33 points de moyenne dans la série sur Maxi Kleber pour lancer les hostilités. Après ça, les Angelinos font le taf dans le premier quart-temps pour monter rapidement à +10 à l’issue de ces douze minutes qui ne promettent pas grand-chose pour le moment. Sans Kristaps Porzingis, blessé au genou, Don Luka est pataud et grimaçant avec une cheville en souffrance mais il arrive quand même à caler 5 passes dans cet acte et aurait pu grimper à plus s’il n’avait pas un Michael Kidd-Gilchrist sauvage dans le corner. Reggie Jackson, qui avait fait le travail jusque-là, file le témoin à Lou Williams en mode 6MOY. Ivica Zubac se la joue Moses Malone dans la raquette pendant que Stephen Curry passe encourager son frère qui affronte son beau-père. L’écart monte à +21 pour les hommes de Malibu mais Trey « Iverson » Burke et un certain Slovène se réveillent pour ramener les leurs à 66-58 à la pause. Pour ne pas être censuré, nous tenterons de flouter les statistiques folles du prodige de Ljubjana tant que nous le pourrons.

Le match est une suite de runs pour chaque équipe, mais le vent semble avoir tourné et c’est le véritable début d’une rencontre qui nous faisait (un peu) regretter d’avoir loupé un vulgaire 1-0 du côté du Portugal avant cela. Les box scores s’enflamment, Tim Hardaway Jr. se sort les doigts du postérieur, Lukita arrive même à dégoûter Paul George en contre-attaque. C’est simple, au bout de deux quarts-temps et demi, le 77 est déjà en triple-double, son deuxième… en quatre rencontres de Playoffs. Doc Rivers commence à transpirer sur son banc mais Lou Will est toujours là pour combler le trou d’air des Clips. Le lancement des ultimes minutes du temps réglementaire part en cacahuètes, le prodige se repose pendant que les autres font le show avec des pull-up insolents du parking, des blocks en rafale ou des circus shots. La propreté de Stephen Seth Curry et du faux The Answer est indécente. Hop, pour son retour sur le terrain, El Matador envoie un stepback archi-sale sur Reggie avant de l’achever de loin pendant qu’il essaye de se relever, la mixtape se remplit à vue d’oeil. La fin de match est folle avec des banderilles qui pleuvent de partout et par tout le monde : 121 partout et Kawhi à la balle en main pour mettre en orbite les siens dans cette confrontation et passer à 3-1… c’est raté. Pas de remake du shoot contre les Sixers l’an passé et ça part sur cinq minutes de bonheur en plus (sic). Les prolongations restent serrées et personne ne fait un réel écart. Plutôt discret jusque-là, Marcus Morris se décide à montrer le bout de son nez pour planter un tir du parking ravageur et faire passer Los Angeles à +1 à 9 secondes du terme de ce supplément de kiff. Les Voiliers ont encore une faute à donner et ne laissent qu’un peu plus de 3 secondes à Dallas Luka pour réaliser de la magie. Pas besoin de plus. Petits dribbles chaloupés, Doncic qui dégaine, la balle est dans les airs quand le gong retentit… BAAAAAAAANG, nouveau game-winner au détriment des Clippers dans la bulle après celui de Booker ! Dallas gagne cette rencontre de fou au bout du suspense. Dommage pour Lou Williams et ses 36 points qui a sorti une copie bien propre contrairement à PG qui finit honteusement à 3/14 au tir. C’était Playoffs π ce soir.

Les mots sont durs à trouver tant la performance à laquelle nous avons assisté est colossale. En game-time decision, le Wonder Boy crucifie les Clippers au buzzer, envoie un 43-17-13 du turfu et fait douter des favoris pour le titre. Juste… WOW. Pas un mot de plus, pas un de moins, wow. 

1 Comment

1 Comment

  1. Laucops

    24 août 2020 à 8 h 29 min at 8 h 29 min

    Haha, bravo au rédacteur pour le « playoffs Pi ».

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top