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Menés 2-0, Joel Embiid et les Sixers ont le mal du pays : « L’histoire serait différente si on revenait à Philly »

Joel Embiid 12 fevrier 2020

Ça sent le roussi à Philly…

Source image : NBA League Pass

Menés 2-0 dans leur série du premier tour face aux Celtics, les Sixers sont dans la mouise et auront absolument besoin d’une victoire dans le Game 3 pour continuer à espérer. Malheureusement pour eux, ils ne pourront évidemment pas compter sur leur public, devant lequel ils ont quasiment remporté tous leurs matchs cette saison. 

29-2. C’est le bilan des Sixers au Wells Fargo Center cette saison. Dans toute la Ligue cette année, aucune équipe n’a été aussi redoutable devant ses supporters. Si la campagne de Philadelphia a été assez chaotique dans l’ensemble à cause notamment de performances en carton loin de leurs bases, Joel Embiid et ses copains étaient quasiment intouchables à la maison. Certaines des meilleures formations de la NBA ont pris tarif dans la salle de Philly, comme les Bucks à Noël ou encore les deux équipes de Los Angeles. Mais aujourd’hui, tout cela ne signifie plus rien dans la bulle d’Orlando, où tout le monde joue sur terrain neutre. Avant la reprise de la saison régulière fin juillet, on se demandait quelle version des Sixers allait débarquer chez Mickey, la version rouleau compresseur du Wells Fargo Center ou alors celle qui a pris l’habitude de nous décevoir. Vu ce que les hommes de Brett Brown ont montré jusqu’ici à Orlando, c’est cette dernière qui semble prendre le dessus, même si la blessure du All-Star Ben Simmons est l’une des grandes raisons de leurs galères actuelles, eux qui sont menés 2-0 par les Celtics au premier tour des Playoffs après une défaite de 27 points dans le Game 2. Une situation très inconfortable, surtout que les Sixers ne pourront pas compter sur leurs fans pour les pousser dans un troisième match capital.

« L’histoire serait différente si on revenait à Philly car on ne perd quasiment jamais devant nos fans. […] On doit jouer plus physique qu’eux, on doit continuer à faire bouger le ballon. On doit juste continuer, et j’imagine que je dois faire plus » a déclaré Joel Embiid via Tom Moore du Bucks County Courier Times.

Pour espérer rebondir sans l’appui de son public, la bande à Jojo va notamment devoir trouver un moyen pour limiter le trio Jayson Tatum – Jaylen Brown – Kemba Walker. Sans la présence de Simmons, joueur calibre First Team All-Defense (coucou Tony), les stars de Boston font un peu ce qu’elles veulent depuis le début de la série. Lors du Game 1 ? 80 points en combiné à 49% de réussite au tir. La nuit dernière ? 75 pions à 53%. C’est trop, beaucoup trop si les Sixers veulent avoir une chance de survivre dans cette série. Tatum fait particulièrement mal à Philly, lui qui a repris le même rythme qu’avant la suspension de la saison, lorsqu’il évoluait à un niveau de superstar. 32,5 points (53,7% au tir, 58,8% du parking après son 8/12 lors du Game 2) et 9 rebonds de moyenne sur la série, bonjour le monstre.

« Jayson domine. On doit trouver un moyen pour qu’il lâche la balle. On doit faire des ajustements, quelque chose doit changer, ça a l’air trop facile. […] Ils ont plusieurs joueurs qui peuvent scorer, il faut qu’on fasse des choix » a ajouté Jojo via Ben Golliver et Yahoo Sports.

Ralentir les trois joueurs en même temps semble illusoire, surtout sans Ben Simmons, mais les Sixers ne peuvent pas se permettre d’accorder autant de points au trio de Boston. L’absence de Gordon Hayward, blessé à la cheville, enlève une menace offensive à Boston mais ça n’a pas empêché la défense de Philly de prendre l’eau au cours du Game 2. On a vu Brett Brown intégrer le rookie et spécialiste défensif Matisse Thybulle dans le cinq de départ à la place d’Al Horford pour la deuxième rencontre, il va falloir bien plus que ça pour espérer rivaliser avec les Celtics.

Dépassés par le trio Tatum – Brown – Walker, les Sixers semblent en manque de solutions et ne pourront pas compter sur leur public pour les aider dans les matchs à venir. Autrement dit, ça sent le roussi, et y’a moyen que Joel Embiid et ses potes fassent bientôt leurs valises pour rentrer à la maison.

Source texte : Bucks County Courier Times / Ben Golliver / Yahoo Sports

1 Comment

1 Comment

  1. Grizzle

    20 août 2020 à 11 h 37 min at 11 h 37 min

    Comme il est con, c’est un bonheur :  » les choses se passeraient pas pareil si elles se passaient différemment  »
    Désolé je suis pas objectif sur le bonhomme je peux pas le sentir, bien content qu’il se fasse rosser le  » meilleur joueur du monde  » qui n’est pas même le meilleur joueur du Cameroun

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