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Le Jazz se défait des Nuggets 124-105 et égalise à 1-1 : victoire gratuite contre adversaire qui s’en tape, ça ne fait jamais de mal

Faire genre t’es déçu après le match, bonne technique mais vous ne nous la ferez pas.

Source image : NBA League Pass

Malgré un énorme carton de Donovan Mitchell au Game 1, le Jazz n’avait pas réussi à s’imposer. Comment entrevoir alors une simple victoire de Utah quand même le mec le plus chaud du groupe n’arrive pas à faire la différence alors qu’il est en feu ? Tout simplement en faisant tourner cette balle, et en profitant d’un adversaire qui n’en avait pas grand chose à faire. Logique implacable. 

Hey les Nuggets, c’était pas un entraînement là, c’était le deuxième match du premier tour des Playoffs 2020 de la National Basketball Association, au cas où vous auriez zappé. Spoiler : les mecs ont du clairement oublier qu’il y avait un autre enjeu que celui d’aller s’exploser le bide au buffet d’après-match. Attention hein, on n’enlève rien à la perf du Jazz, mais… sérieux ? Genre vous êtes capable de mettre un stop à la troisième performance all-time en matière de points  marqués en Playoffs au Game 1, sans broncher en plus, et là vous nous pondez une bouse de niveau fin de pré-saison ? Pas correct ça, heureusement que c’était pas à 3h du mat’ parce que sinon on vous blacklistait clairement de nos matchs à regarder. Parce qu’on l’a senti dès le début que la bande du Joker n’avait pas tellement envie de se fatiguer à jouer au basket. Pas concernés, pas d’envie, bah restez chez vous les gars. Et puisque vous ne voulez pas y mettre du vôtre, alors nous non plus, donc on ne parlera plus de vous d’ici la fin de ce papier, toc. Ah oui, le score à la mi-temps : 61 – 48 Utah, le Jazz fait le travail face à ceux dont on ne doit plus prononcer le nom.

On reprend donc avec ce groupe du Jazz qui a montré de belles choses, derrière une feuille de match beaucoup plus partagée que la fois dernière. Bien sûr, Donovan Mitchell ne nous a pas proposé moins que ce que l’on attendait de lui et finit à 30 points et 8 passes, propre et sans bavure, et il s’est même permis de faire des choses pas trop propres dans le troisième quart. Toujours est-il que derrière lui, a peu près tout le monde s’est aussi permis d’y aller de sa droite dans la figure d’un adversaire déjà bien assommé avant le début de la partie, à l’image notamment de Jordan Clarkson, qui finit à 26 pions. On en demande forcément plus, parce que si les homme de Quin Snyder font preuve de cette rigueur sur les prochaines rencontres, ils auront largement de quoi répondre à une équipe un peu plus motivée que celle qui s’est présentée ce soir. Allez, on fait une exception à ce qu’on s’était dit plus haut pour saluer la belle soirée de Michael Porter Jr. avec ses 28 points et ses 6 rebonds, dommage que ses copains aient semblé plus chaud pour un water polo que pour un basket. En même temps pas étonnant, vu qu’à Denver sortir en maillot de bain suffit pour chopper plusieurs années d’un rhume ininterrompu. Ça peut donc sembler logique que les bougres aient envie de se taper des délires à la piscine, mais la prochaine fois ne faites pas la gueule parce que votre concours de vitesse dans le toboggan tombe à l’eau. Enfin bref, victoire sans appel du Jazz 124-105, et c’est pas cher payé puisque c’est gratuit.

Allez, on va mettre ça sur le compte de la fatigue, ou de la flemme. Il faut relativiser, tous les matchs de Playoffs ne peuvent pas être fantastiques. Néanmoins, on envoie nos félicitations au Jazz, même si ça aurait été certainement plus dur face à la Berrichonne de Châteauroux. Retour à 1-1, suite du feuilleton vendredi soir, enfin si tout le monde en à envie.

stats Jazz Nuggets 20 août 2020

2 Commentaires

2 Comments

  1. Teo_Salu

    20 août 2020 à 8 h 35 min at 8 h 35 min

    Dans la Preview de cette série c’est la première fois que je trouve les propos d’Alex et de Bastien vraiment à côté de la plaque : vous ne dites pas que ces deux équipes se connaissent par cœur, vous tirez à boulet rouge sur un Conley qui sort la tête de l’eau depuis plusieurs mois et dont la bulle est très correcte (le Bob Marley en fin soirée à 7pts et 3pd c’est braiment du bullshit), vous mettez un bémol sur le talent de Mitchell, pas un mot sur Clarkson, pas un mot sur le fait que Snyder a joué sa partition à la perfection dans la bulle (perdre volontairement des matchs clés pour éviter Houston et se taper les Nuggets, faire jouer les jeunes pour voir qui peut step-up et créer certains automatismes puisque Conley doit sortir de la bulle), pas un mot sur le fait que Utah vit et meurt selon sa réussite collective à 3pts (et que justement ça revenait petit à petit au fil des matchs).
    Bien sûr Denver partait légèrement favori, mais j’ai trouvé la vidéo très légère, à la limite de la condescendance.
    Votre papier sur ce match aussi : il a fallu deux OT à Denver pour finir le Jazz à la première confrontation post reprise, un OT lors du tout premier match de la série de PO, là le Jazz s’adapte tactiquement et le seul truc ou presque que vous trouvez à dire c’est que Denver n’a pas pris le match au sérieux.
    Je vous suis depuis longtemps, j’aime bien ce que vous faites en général, mais le fan du Jazz qui sommeille en moi est un peu soulé depuis des semaines, et si jamais Utah fait l’upset j’espère que vous leurs trouverez des qualités sans juste dire que Denver est passé à côté.
    Et si Denver gagne cette série, ce qui reste tout à fait envisageable/logique, j’espère que, malgré tout, vous saurez reconnaître que malgré un contexte difficile le Jazz s’est bien battu.
    Peace, sans rancune !

  2. Jerem

    21 août 2020 à 1 h 04 min at 1 h 04 min

    Entièrement d’accord.
    Depuis quelques années, le Jazz, c’est un équipe qui gagne lorsqu’elle s’appuie sur un socle défensif très solide, du mouvement de balle en attaque et/ou du pick&roll. Ça ne se voit pas trop dans les stats, donc forcément, on imagine que sans Conley, ni Bogdanovic, ça fera des matches à 80 pions et que Mitchell va forcer. Sauf que ni l’un, ni l’autre n’est indispensable au socle défensif de l’équipe.
    En vérité, lorsque Royce O’Neal et Joe Ingles sont agressifs, l’équipe tourne très bien. On trouve plus de shoot ouverts et tous les autres soldats y trouvent leur compte. Leur apport est largement sous-estimé.

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