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Premier match et les Mavericks galèrent déjà dans le money time : la magie de Disney, ce n’est pas pour tout le monde

Va falloir apprendre à conclure Luka…

Source image : NBA League Pass

Dans le derby texan opposant les Rockets aux Mavericks la nuit dernière, Dallas était en excellente position pour bien lancer sa reprise. Mais comme souvent cette saison, les hommes de Rick Carlisle ont perdu leur basket dans les derniers instants de la partie pour finalement s’incliner. Même dans le monde merveilleux de Mickey, les mauvaises habitudes persistent. 

Si la performance monstrueuse de James Harden a logiquement fait les gros titres ce matin, difficile quand même de ne pas pointer du doigt la fin de match claquée de Luka Doncic et ses copains. En tête 138-131 avec 45 secondes à jouer dans le quatrième quart-temps suite à un 3-points dans le corner de Maxi Kleber, les Mavs avaient toutes les cartes en main pour retourner à leur hôtel avec la victoire en poche. Mais visiblement, leurs démons ont également fait le déplacement dans la bulle floridienne, et cet avantage a fini par s’évaporer. Le Barbu a réduit l’écart à -4 sur une bombe du parking, la possession suivante s’est terminée sur une prière de Luka Doncic en fin de possession, puis Seth Curry a été incapable de tuer le match en ne mettant qu’un lancer franc après avoir vu Robert Covington ramener les Rockets à deux petits points depuis la ligne. C’est ce même RoCo qui enverra les deux équipes en prolongation sur un tip suite à un lancer raté d’Harden, parce que sécuriser le rebond c’est pour les autres. L’ultime possession du temps réglementaire, avec 3,3 secondes au chrono, sera symbolique du craquage des Mavericks, avec une tentative désespérée de Luka loin derrière la ligne à 3-points. Dallas a laissé passer sa chance, les Fusées finissent par prendre le dessus pour s’imposer 153-149.

Ces galères dans le money time, cela fait toute la saison que ça dure. Au cours de la rencontre, ESPN a montré le classement des équipes ayant perdu le plus de matchs par cinq points ou moins cette année. Devinez qui est en tête ? Dallas, avec 16 défaites au total. Et l’une des principales raisons à cela, c’est le manque d’exécution des Mavericks sur le plan offensif dans les dernières minutes d’un match. Pourtant, on parle d’une équipe qui cartonne habituellement en attaque. Meilleure efficacité offensive de la NBA (115,9 points sur 100 possessions, record historique d’après NBA.com) et troisième au nombre de points par match (116,8 points), l’équipe de Rick Carlisle est une machine très bien huilée sous l’impulsion du génie Luka Doncic, avec une attaque fluide caractérisée par une balle qui bouge et des shooteurs dans tous les coins. Du spacing, du collectif, du pick & roll parfaitement orchestré par Doncic, des espaces pour attaquer la raquette… c’est une galère à défendre. Pendant une grande partie du match face à Houston, c’est le visage qu’on a pu voir, et puis au fur et à mesure qu’on s’approchait de la fin, l’attaque des Mavericks s’est liquéfiée. Pas la même confiance, plus de passivité, des possessions en mode Iso-Luka avec quatre joueurs qui regardent, des shoots extérieurs qui ne rentrent pas, voilà l’autre visage de Dallas, celui qu’on a tendance à voir dans les ultimes instants d’une rencontre. Comme indiqué par Tim MacMahon d’ESPN, les Mavericks sont… avant-derniers de la NBA en matière d’efficacité offensive dans les moments clutch (possessions avec un écart de cinq points ou moins dans les cinq dernières minutes d’un match), ça pique. La nuit dernière ? Seulement 20 points au total dans le quatrième quart-temps face aux Rockets, c’est faible et cela a permis à James Harden et Cie de remonter un déficit de 11 unités.

Luka Doncic, qui a connu pas mal de déchets hier et pas à son avantage dans les moments décisifs cette saison, a mis en avant la jeunesse de son équipe pour expliquer les difficultés rencontrées dans le money time. Peut-être. Pour son coéquipier Kristaps Porzingis, cette défaite représente avant tout une leçon à retenir pour la suite. Très bien. Mais à sept matchs des Playoffs, on peut légitimement avoir des doutes sur les capacités de l’équipe texane à répondre sous la pression, quand il y a une possession cruciale à jouer sur demi-terrain, quand il faut avoir les nerfs solides pour conclure. Aux Mavs de prouver qu’ils peuvent rester cette machine offensive redoutable pendant 48 minutes et pas 45, parce que dans le cas contraire, comme dirait notre Aimé national, de grosses déconvenues sont à venir.

Une défaite crade contre Houston après un money time mal géré, c’est un scénario qui s’est trop souvent répété cette saison pour Luka Doncic et ses potes. Il va très vite falloir s’enlever ce mauvais goût de la bouche, et ça commence dès le prochain match contre Phoenix demain. 

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